vendredi 16 décembre 2016

Ils reviendront (Pensées pas drôles )


15 décembre au matin, les premiers convois de civils quittent Alep.
Les bus verts démarrent et s’éloignent lentement d’Alep en direction d’Idlib, une zone contrôlée par les rebelles.
Certes, vu de mon salon, c’est le soulagement qui prévaut. Ces civils ne vont plus être coincés sous les bombes.
Puis d’autres réflexions arrivent.
Ils ont fermé leur porte à clé (pour ceux qui avaient encore une porte) et ont quitté leur maison.
Pourront-ils y revenir un jour ?

La chanson de Fairouz qui a fait vibrer tant de palestiniens exilés me revient en mémoire. 

Puis l’image de la clé.

Celle qui se transmet de génération en génération s’impose aussi.

A nouveau des hommes, des femmes et des enfants  sont contraints à l' évacuation. L'histoire se répète encore et encore.

Ils choisissent l'exil mais ont-ils le choix?
Car soyons en sûr, ils ne voient pas Assad comme un libérateur.

Ces enfants qui partent, emportent la haine dans leurs bagages. 

Cette haine grandira avec eux et ils reviendront un jour chercher vengeance.



La clé que l’on serre dans son poing y imprime sa marque indélébile.