jeudi 17 avril 2014

Mobilisation générale, C'est le Jour J !



Ce jour que l’on attend pour lancer quelque chose d’important, qui remplit d’espoir, qui précède la victoire. Le jour où il faut être présent  pour que vienne la libération.

Le jour J des chrétiens c’est le Jeudi Saint.
Les églises sont moins fréquentées que le jour de Pâques et pourtant sans Jeudi Saint, pas de résurrection.
Plusieurs fois auparavant, Jésus avait indiqué que son heure n’était pas venue. Là il sait que son heure est venue.
L’heure de nous confier comment suivre son commandement « Aimez-vous les uns les autres comme Dieu vous aime ».

Soyez serviteurs les uns des autres nous dit-il lors du lavement des pieds et devenez le Corps du Christ ensemble en communiant à sa Pâques.
Pour le suivre dans la résurrection, ce sont les deux préalables, les deux temps forts de la célébration, qui anticipent le jour de Pâques.
L’Eglise prolonge cette liturgie par plusieurs gestes qui anticipent aussi le vendredi saint. On retire draps et ornements de l’autel comme pour marquer l’absence de Jésus désormais et on propose une veillée d’adoration eucharistique comme pour prolonger sa présence encore un peu, pour ne pas oublier dans le vide qui nous sépare de Pâques la promesse qu’il nous a fait de son retour.


Jeudi saint c’est le jour J. On se lance plein d’espoir, on a les consignes, on sait que cela ne va pas être simple et qu’il va y avoir de la souffrance et même la mort mais on sait que la victoire est au bout.

Mobilisation générale ! C'est le jour J!

mardi 15 avril 2014

Siffler la fin de la récré ?



Donc Manuel Valls, va assister aux canonisations papales à Rome ;
Florilège de réactions de personnes de droite :
Enfumage pour récupérer les cathos de gauche.
Horreur, un franc maçon au Vatican !
Hier, le Ps fustigeait Fillon qui s’était rendu à la béatification de Jean PauI II, il manque de cohérence.

Imaginons qu’il n’y soit pas allé :
Enfumage pour flatter l’aile gauche du PS anti-calotte
Pas étonnant de la part d’un franc maçon !
Au moins Fillon y était allé, Valls ne veut pas l’apaisement et le dialogue.

Bref, Jamais contents.
Du coté de la gauche, les critiques ne manquent pas non plus d’ailleurs.
A croire que les français quels qu’ils soient ne sont semblables que dans leur appétence à la critique et la surenchère.

Et si on en restait aux faits :
Valls va assister aux canonisations papales comme représentant de la France.
Il  faudrait peut-être savoir accueillir une info pour ce qu’elle est sans vouloir à toute force la mettre en perspective pour critiquer coûte que coûte.

Pour élargir le sujet, c’est quand même incroyable que toute décision d’un bord déclenche immédiatement une bordée de critiques, de rappels au passé alors que la France a besoin de décisions.

Est-il impossible de reconnaître que certaines décisions méritent d’être soutenues par tous ? 
Est-il impossible de dire qu’une décision du gouvernement est bonne sans passer pour un traître à son camp ?

La France ne mérite-t-elle pas mieux que cette opposition stérile qui pousse les français vers le Ni-Ni suicidaire ?

Va-t-on continuer ce jeu de tir à la corde jusqu’à ce que celle-ci craque complètement ?


«Si Manuel Valls a le courage d'engager clairement et rapidement les réformes nécessaires, nous devons avoir le courage de les soutenir » dixit l’UDI. Hier soir, Sylvie Goutard du Modem tenait un discours similaire.

On y va, on s’y met ?
On joue collectif ou serre les freins en souhaitant que l’autre se casse la figure quitte à lui faire un croche-pied pour l’aider ?
On continue à mettre en avant et à exacerber nos différences et différents, à monter en épingle tout ce qui nous divise ou on utilise nos forces de façon constructive, enfin.


dimanche 13 avril 2014

J'aime pas les rameaux


Tous les ans je vois la messe des rameaux arriver avec appréhension.  
Pas moyen d’y voir une fête et pourtant les enfants qui m’entourent sont tout contents avec leurs branches (les plus âgés aussi).  

Je vois quelques personnes qui viennent uniquement à la bénédiction des rameaux sur le parvis et n’entrent pas dans l’église pour la suite et quelque part, j’en ferai bien autant.
Pour essayer de m’en sortir sans faire tomber ma carapace, je m’active comme une bonne Marthe.
Je dirige en souriant les enfants vers les bancs du devant, m’assure que l’éveil à la foi se déroule bien, trouve une place à la vieille dame retardataire et aux suivantes aussi.
Bref, je papillonne pour éviter de me concentrer sur la Parole proclamée à plusieurs voix inexorablement.
Tiens, ils en sont à Pilate, je file indiquer à une maman qu’il reste deux places à l’oratoire.
Je pousse le fauteuil roulant d’un jeune vers le premier rang …


Plus rien à faire, il va falloir écouter adossée au mur au fond de l’église.

« Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit. »

Tomber à genoux et regarder la croix

Argh encore raté.
Je n’aime pas les rameaux.

Le voir faible, me sentir faible

En avant quand même parce que 

c’est quand je suis faible que je suis forte 

même si c’est dur.

jeudi 10 avril 2014

Chrétien ?



C’est un travers dans lequel nous tombons facilement, un peu comme ceux qui voulaient être à la droite de Jésus parce qu’ils se pensaient sans doute meilleurs que les autre disciples.

Se penser meilleur chrétien que les autres c’est avoir sa définition du mauvais chrétien.
Pour les uns c‘est celui qui n’est pas au service de ses frères (avec une myriade de définitions du frère qui vont de son voisin de banc dans l’église au rom)
Pour les autres, c’est celui qui ne pratique tous les dimanches, n’est pas marié à l’église, est divorcé-remarié, est infidèle…
Pour beaucoup, c’est celui qui ne pratique pas ou encore celui qui pratique pas comme moi.

Donc, chacun dans l’église a sa définition du mauvais chrétien qui se résume à être un chrétien différent de moi.

Le pape nous donne lui une définition du chrétien bien différente (Lui ne parle pas de bon ou de mauvais d’ailleurs) : Le chrétien est celui qui contemple au pied de la croix,le fils de Dieu humilié, anéanti et mort pour nos péchés.

Sur le coup, ça secoue.

Comment c’est tout !

Et pourtant c’est ENORME et bien plus difficile que d’être un bon chrétien par opposition au mauvais.

Admettre que nous ne pouvons-nous sauver seuls, que seul le Christ nous sauve.
Aller nous retrouver ensemble au pied de la croix pour contempler cet amour infini, en être irrigué...
...et c'est TOUT


mercredi 9 avril 2014

Cherche caution désespérément


Les évêques n’en disent pas assez ?
Qu’à cela ne tienne, on les fait parler, on maquille leurs discours pour faire croire qu’ils cautionnent le nôtre. J’ai reçu ce jour, un mail répugnant







Si le message de monseigneur Mouïsse est véridique  http://www.diocese24.catholique.fr/wp-content/uploads/Communiqu%C3%A9-de-Mgr-Michel-Mou%C3%AFsse.pdf,  il est détourné de son but : Alerter les prêtres de son diocèse sur la situation en Egypte et en aucun cas lancer une guerre sainte en France.
Celui de Monseigneur Poinard est un trucage.  J’ai vérifié sur le site du diocèse aux armées, il n’y a que le communiqué de Monseigneur Ravel. Sur sa page Facebook, Monseigneur Poinard relaye le communiqué de Monseigneur Ravel et c’est tout. 
Le salon beige reprend  le communiqué de monseigneur Poinard.(sans se tromper sur l’orthographe de son nom. A moins qu’il n’ait rectifié suite au commentaire de PK )  trouvé sur le site de France3 cote d'azur  ce qui explique la méconnaissance du nom de l’évêque. 
« J’apprends ce samedi soir que la chapelle militaire de la base navale de Toulon a été profanée. On s’en est pris aux trois grands symboles de notre foi : le St Sacrement (tabernacle renversé et brisé, les saintes espèces répandues sur le sol), le baptistère totalement brisé et l’ambon (la Parole de Dieu jetée à terre et piétinée).
L’intolérance pénètre maintenant à l’intérieur des enceintes militaires : il y a de quoi être vraiment très inquiets." 
Pas de parenthèse à propos de l'origine de l’intolérance et bien entendu pas cet ajout "cela incite à la réaction,; ils n’ont plus peurs de rien. la guerre est engagée" (noter au passage la faute: Peurs) que l'on trouve devinez où ? ici et  ...

Je suis finalement tombé ce soir sur un article de la Croix du jour qui confirme mes soupçons de manipulation. 

C’est quand même fou ce besoin d’avoir la caution des évêques.

Assumez votre phobie et laissez les évêques tranquilles.

jeudi 3 avril 2014

Tendre la fesse gauche ?



Je lis depuis quelques temps des articles ou des billets de blog sur le harcèlement que subissent les femmes dans l’espace public et je me décide à en parler à mon tour.
Dénonciation de cette situation, témoignages chocs sur les conséquences pour la femme mais même sur Wikipedia, aucune étude sur les causes.

Qu’est ce qui ce passe dans le cerveau du harceleur ?
Un homme voit une femme dans la rue et ressent du désir pour elle. Cela se produit sans que la femme ait fait quoique ce soit pour.
Le fait qu’elle ait déclenché ce désir, équivaut dans sa tête au fait qu’elle en en est responsable et qu’elle a du même coup une obligation envers lui, celle d’assouvir son désir.
Si elle ne répond pas favorablement à ses avances, elle le frustre sans raison valable pour lui et n’est donc qu’une salope.
A aucun moment, il ne réalise que son désir c’est son problème à lui et qu’il doit le gérer seul.
Alors pourquoi certains hommes ont ce schéma mental ?
Parce qu’ils ne sont pas éduqués au respect de la femme  et qu’ils se lâchent dans l’espace public qui est pour eux une zone de non-droit ou plutôt une zone ou la femme seule est offerte en self-service, un bien public puisqu’elle n’est à aucun mâle.

Comment faire alors pour les ramener à un comportement civilisé ?

Ma fille et ses copines ont un truc imparable : 
Se racler la gorge, renifler bruyamment et cracher un gros mollard.

Ou encore se curer le nez, examiner le fruit de l’exploration et le manger

La meilleure? Se gratter ostensiblement sous l’aisselle et roter.

Bref couper la « libido de m… des mecs en mode chien » comme elles disent.

Et ça marche !

En tout cas, pas question de tendre la fesse gauche et de leur laisser la maîtrise de l’espace public. 



Mesdames et mesdemoiselles, sortez toutes! 
Habillez-vous comme vous voulez.

 On les noiera par le nombre  :)

mardi 1 avril 2014

Lazare, sors !



Cette histoire de résurrection m’a turlupiné.
J’ai lu pas mal d’homélies sur le sujet,j ‘ai erré dans la tradition juive et après deux jours de « zombitude », je vous livre les pièces éparses de mes recherches.
Donc Lazare, Al Azar, Eléazar , « Dieu a secouru ».
Il avait un nom prédestiné et surtout un homonyme célèbre en la personne du grand prêtre, fils d’Aaron.
Du coup, je suis allé relire l’ancien testament et devinez quoi ? Le chef des Juifs à l’époque de Eléazar était  Josuah autrement dit « il sauve » ou encore Jésus.
Et le parallèle éventuel ne s’arrête pas là.

Josuah appelé Josué dans ma bible a été choisi par Yahvé comme chef de la communauté.

Je cite « Yahvé répondit à Moïse : Prends Josué, fils de Nûn, homme en qui demeure l’esprit. Tu lui imposeras la main. Puis tu le feras venir devant Eléazar, le prêtre, et toute la communauté, pour lui donner devant eux tes ordres et lui transmettre une part de ta dignité, afin que toute la communauté des israélites lui obéisse. Il se tiendra devant Eléazar, le prêtre, qui consultera pour lui, selon le rite de l’Urim, devant Yahvé. C‘est sur son ordre que sortiront et rentreront avec lui tous les israélites, toute la communauté. »

Donner l’ordre d’entrer et sortir est en fait l’activité du chef.  
Jésus en ordonnant à Lazare de sortir de sa tombe utilise donc un langage du chef de la communauté devant Lazare et en présence de la communauté.
La résurrection de Lazare a pu aussi pour certains leur rappeler que Yahvé avait dit à Aaron et ses fils dont Eléazar qu’ils ne mourraient pas (Lv 10,6).


La tradition hébraïque rapporte d’autre part que l’arrivée du Messie sera marquée par la résurrection de Moïse, Aaron et ses fils. La résurrection de Lazare par Jésus peut donc pour les juifs être comprise comme l’arrivée du Messie. Il me semble que Marthe l’a compris ainsi. D’ailleurs le nom de Marthe est cité sept fois ce qui montre son importance mais aussi dans l’esprit juif sa "perfection". 
Elle croit sans avoir besoin de voir la résurrection de son frère.

Tout cela pour en arriver à quoi ?
Il n’est pas étonnant que les grands prêtres en entendant le récit de ces évènements aient été remplis de crainte et qu’ils aient décidé la mort de Jésus. 
Il n’est pas étonnant non plus que Caïphe en soit arrivé à l’idée qu’il valait mieux qu’un homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas. 
L’arrivée du Messie correspondait pour lui aux derniers jours qu’il ne souhaitait pas même s’il était grand Prêtre. 
Caïphe (Pierre) voulait empêcher la résurrection des morts comme la pierre du tombeau de Lazare que Jésus a ordonné d’enlever.


Mes réflexions ne sont peut être pas très « conformes » mais bon.
Ton commentaire ?