vendredi 17 octobre 2014

C'est mon fils

Ce n’est pas parce que j’ai dit qu’il fallait attendre en confiance la fin du synode que je vais laisser passer l’interview du cardinal Burke qu’il a donné d’ailleurs hors synode à un media.
Cette interview en anglais semble avoir eu peu d’écho dans le monde francophone. Vous le trouverez en anglais là. Cet interview suit le témoignage d’un couple pendant le synode que vous pouvez lire ici 

Un extrait traduit pour les non anglophones « Des amis nous avaient l'intention de leur réunion de famille de Noël quand leur fils gay a dit qu'il voulait venir avec son partenaire. Ils croyaient aux enseignements de l'Église, et ils savaient que leurs petits-enfants les verraient accueillir le fils et son partenaire dans la famille. Leur réponse pourrait se résumer en trois mots: «Il est de notre fils ».
Quel modèle d'évangélisation ce serait dans les paroisses si elles répondaient à des situations similaires dans leur entourage! C’est un exemple concret de ce que l'Instrumentum laboris dit sur ​​le rôle de l'enseignement de l'Église et sa mission principale qui est de faire connaître au monde l'amour de Dieu. »

Le cardinal répond donc à ce témoignage dans une interview  dont je vous en traduis un extrait :
« "Si les relations homosexuelles sont intrinsèquement désordonnés, qu'est-ce que cela signifierait pour petits-enfants de voir présent à une réunion de famille un membre de la famille qui vit une relation désordonnée avec une autre personne? Nous ne voulons pas que nos enfants puissent avoir l'impression que les relations sexuelles en dehors du plan de Dieu sont bien, qu’on ait l'air de cautionner des actes gravement coupables de la part d'un membre de la famille[…] Et nous ne devrions le faire dans le contexte d'un membre de la famille qui ne souffre pas seulement de l'attraction du même sexe, mais qui a choisi de vivre cette attraction, d'agir, commettant des actes qui sont toujours et partout le mal, mal.». 
Il a ajouté, cependant, que «les familles doivent trouver un moyen de rester près d'un enfant dans cette situation - à un fils ou petit-fils, ou quoi que ce soit - dans le but d'essayer de tirer la personne loin d'une relation qui est désordonnée. "
Sarah, encore une anglophone lui pose plusieurs questions ici

J’ai juste envie pour ma part de lui raconter ceci :
J’ai invité à mon domicile, dans ma famille un couple homosexuel plusieurs fois car c’étaient des amis bien avant mon mariage. Depuis, l’un d’eux est mort du sida accompagné jusqu’au bout par l’autre.  Mes enfants les connaissaient bien.
J’ai expliqué à mes enfants qu’avant d’être homosexuels, ils étaient nos amis et que ce qui  passait dans leur chambre ne nous regardait pas.  D’autant que leur relation n’était  pas que sexuelle (pendant les longues années de la maladie elle ne l’était même pas du tout). Leur relation n’était pas à mon sens « désordonnée »  si  certains de leurs actes privés l’étaient.
Je trouve que le cardinal Burke fait bien peu confiance à ses ouailles qu’il semble croire incapables d’expliquer cette situation à leurs enfants.
Nos enfants peuvent fréquenter des homosexuels,  ce n’est pas contagieux :) 

Je m’imagine à la place de ce couple australien et leur réponse est la mienne. C’est mon fils. Il ne s’agit pas de « cautionner » mais simplement d’accueillir de façon inconditionnelle son enfant quel que soit  ses choix (ou pas) de vie.

J’étais là lorsque Jean Michel est décédé. Pendant ses dernières heures, j’ai accompagné son père qui a appris en même temps l’homosexualité de son fils et sa mort imminente. L’horreur totale. Jean Michel n’avait jamais osé lui en parler. Alors depuis plusieurs années, ils ne se voyaient plus pour éviter le sujet.  Je lui ai raconté combien Jean, son ami avait été là, toujours. Il a vu sa peine immense à la hauteur de la sienne.
Il aura fallu que Jean Michel meure pour que son père lui dise « tu es mon fils et je t’aime quoiqu’il en soit »
Ce papa catholique pratiquant n’a pas su donner à son fils l’image d’un père qui lui aurait permis de croire que Jésus l’aimait. Nous avons prié ensemble dans la chapelle de l’hôpital pour Jean- Michel,  pour Jean son ami et pour lui qui allait continuer à vivre avec ce poids.
Je sais que Jean Michel voulait l'amour du Christ  alors à sa façon notre petite famille lui donnait ce qu'elle pouvait, pas une approbation, ni une caution mais simplement l’amour de vrais amis qui sont là dans les joies et les peines. 
J’étais enceinte lorsqu'il nous a quitté et mon fils porte son nom, celui d'un ami qui me manque. Je n'oublie jamais dans mes prières Jean Michel, son père et Jean. C'est un sourire qui me vient quand je pense à lui.

Si cela n’est pas permis d’après monseigneur Burke c’est bien dommage, mais je n’ai pas l’intention de changer d’attitude.

Mise à jour après la conférence de presse du jour:


Ça rassure :)


mardi 14 octobre 2014

La pastorale de l’échelle à barreaux


In English below

Le document de synthèse des débats de la première semaine du synode a choqué certaines personnes dont j’ai lu les articles de blog.
J’ai été étonnée puis navrée de leurs réactions à plusieurs titres.
Premièrement il ne s’agit que d’un document de travail pour alimenter la réflexion des groupes durant la seconde semaine. 

Pourquoi crier avant d’avoir éventuellement mal ? Peut-être auraient ils préféré que l’on ne connaisse pas la teneur des débats mais n’auraient –ils pas alors pointé du doigt ce manque de communication ?

Pourquoi d’autre part utiliser un langage guerrier (victoire, contre-attaque etc.)  alors que le synode doit faire émerger une synthèse éclairée par l’Esprit Saint. Mais peut-être ne sommes-nous pas convaincus du rôle de l’Esprit Saint dans le synode en y voyant qu’une bataille entre deux camps ?
Pour rentrer plus en détail dans les reproches faits à ce texte, il semble que certains aient peur de voir la doctrine morale de l’Eglise changer.  D’autres battent des mains croyant voir une révolution dans ce texte.

Tout ça parce que nos évêques se sont penché avec un esprit d’écoute miséricordieuse sur un certain nombre de sujets.  
Cette attitude n’a rien de révolutionnaire, c’est celle du Christ !
Aller vers les pécheurs, regarder ce qui est bon en eux et les encourager à grandir au lieu de les enfoncer dans leur péché.  Qui a critiqué le Christ en son temps ?


Si le mot péché n’est pas employé dans ce texte e n’est pas parce que les évêques ne croient plus qu’il y ait péché mais parce que l’on n’attire pas une mouche avec du vinaigre.

Si la doctrine sur le mariage n’est pas plus réaffirmée dans ce texte cela ne signifie pas qu’elle serait oubliée. De quoi avons-nous peur ? Que l’on axe la pastorale sur ceux qui peinent à gravir les barreaux de l’échelle de la sainteté au détriment de ceux qui sont déjà sur les derniers échelons. Nous voulons une distribution de bons points et de mauvais points, qu’on nous dise que nous sommes les premiers de la classe  de façon à pouvoir regarder de haut les autres avec un esprit serein ?

Il n’y a pas de quoi battre des mains non plus, rien de révolutionnaire ici. Combien de prêtres et de laïcs en mission ou pas vivent au quotidien cette pastorale et il est bon de les  sécuriser dans leur discernement pastoral miséricordieux. Oui ils sont dans le vrai lorsqu’ils accueillent les gens quel que soit leur niveau de croissance et si c’est cause de scandale dans leur paroisse, il faut vraiment se demander si nous voulons une Eglise de saints ou une paroisse de saintes nitouches bien entre elles.  


Bref, le synode est loin d’être fini et au lieu de chercher la petite bête, avançons dans la confiance  
L’esprit Saint guide l’Eglise depuis plus de 2000 ans.


Pastoral ladder

The executive summary of the proceedings of the first week of the synod has shocked some people I have read blog articles.
I was surprised and sorry to their reactions in several ways.
Firstly it is only a working document for reflection groups during the second week. Why scream before evil? Maybe they would have preferred that we do not know the content of the debates but-they would not be singled out for this lack of communication?
Why use a second language warrior (victory against attack etc.) while the synod should be informed by the Holy Spirit synthesis emerge. But maybe we're not convinced of the role of the Holy Spirit in the synod in seeing a battle between two camps?
To get more detail in the criticisms of this text, it seems that some are afraid to see the moral teaching of the Church to change. Other clap fancying a revolution in this text.
All that because our bishops are addressed in a spirit of compassionate listening on a number of topics. 
This attitude is nothing revolutionary, is the one of Christ !
Go to sinners, look at what is good in them and encourage them to grow instead of sinking into their sin. Who criticized Christ in his time?
If the word sin is not in that text e is not because the bishops do not believe that there is sin, but because it does not attract a fly with vinegar.
If the doctrine of marriage is as reaffirmed in this text that does not mean she would be forgotten. What are we afraid of? That pastoral one axis on those who are struggling to climb the rungs of the ladder of holiness at the expense of those that are already on the top rungs. We want a distribution of good and bad points, we want to be told that we are the first class in order to be able to look down on others with a calm mind?
There is nothing to clap either, nothing revolutionary here. How many priests and laity in mission or not live this pastoral experience daily and it is good to secure them in their compassionate pastoral discernment. Yes they are right when they welcome people regardless of their level of growth and if this is a cause of scandal in their parish, you really wonder if we are a Church of saints or goody two shoes parish.
In short, the synod is far from over and instead of nitpicking, moving in trust. 
The Holy Spirit guides Church for over 2000 years.

lundi 13 octobre 2014

25 ans.

In english bellow

25 ans de mariage.

Je vous en parle non pas pour recevoir vos congratulations mais pour vous dire comment je ressens cet anniversaire.

Cet anniversaire je ne veux pas qu’il soit vu comme une victoire héroïque à l’heure où tant de couples se séparent.

Cet anniversaire, je ne veux pas qu’il soit ressenti comme une leçon  par ceux qui me lisent. Comme si je m’en glorifiais et leur donnais des leçons.

Cet anniversaire je n’en tire aucune fierté, c’est un doux moment pour remercier tous ceux qui l’ont permis.


Un premier remerciement à nos parents qui ont su accompagner ces années et celles qui les ont précédées d’amour, de soutien discret mais réel, qui ont su partager nos joies et nos difficultés avec empathie en respectant nos choix qu’ils ne comprenaient pas toujours et auxquels ils n’adhéraient pas toujours non plus.



Merci  à nos enfants. Ils sont pour nous  un émerveillement permanent et une source d’amour perpétuelle.  Les plus grands ont leur vie ailleurs et pourtant même loin, ils sont là. Lorsque nous nous retrouvons, il nous semble que nous nous sommes séparés une heure avant.  Merci à vous cinq d’être vous et d’être là.

Merci à nos amis proches, ils ne sont pas si nombreux et se reconnaitront. Merci pour ce long compagnonnage qui a survécu aux expatriations et ce n’est pas fini :)

Merci Seigneur toi qui porte notre couple loin d’être parfait dans tes bras si forts et si miséricordieux.

Cet anniversaire est un doux moment pour regarder non pas derrière mais devant, te redire comme chaque jour :
Je t’aime, j’ai confiance en toi, en nous, en Dieu.
Je t’aime et cet amour restera fertile tant que nous le partagerons autour de nous.
Je t’aime et je reste abasourdie chaque jour du fait que tu m’aimes malgré mes failles (et mon sale caractère) et malgré mes défauts ( et mes ronflements).
Nous avons pris la route ensemble devant Dieu et les hommes il y a 25 ans.  Confiants, malgré les difficultés nous avons avancé ensemble.
Et comme tu tiens toujours ma main, je ne crains pas les ornières, les tournants ni les bosses que nous croiserons encore.

Merci.


25 years of marriage.

I don’t want to receive your congratulations but to tell you how I feel this anniversary.
This anniversary I do not want it to be seen as a heroic victory at a time when so many couples separate.

This anniversary, I do not want it to be perceived as a lesson for those who read me. As if I gloried and gave them lessons.

This anniversary I do not take any pride of it, it's a sweet moment to thank all those who helped.

First, thanks to our parents who have accompanied these years and those before with their love, their discreet but real support, who were able to share our joys and difficulties with empathy even when they did not always understand our choices and they did not adhered either.

Thanks to our children. For us, they are a permanent source of wonder and a perpetual love. The elders have their lives elsewhere. Yet they are here. When we meet, we feel that we split an hour before. Thank  for being you and to be here.

Thanks to our close friends, they are not so numerous and will recognize. Thank you for that long companionship that survived the expatriation and it’s not over :)
Thank you Lord. You’re bringing our couple far from perfect in your arms so strong and merciful .

This anniversary is a sweet moment to look not behind but ahead:
I love you, I trust you, us and God.
I love you and that love will remain fertile as we continue to share it around us.
I love you and I am stunned every day that you love me despite my flaws (and my bad temper ) and despite my faults (and my snoring ) .

We took the road together before God and men it was 25 years ago. Confident, despite the difficulties we have advanced together.
And as always you hold my hand, I am not afraid by ruts, bumps or turnings we will cross again.

Thank you .

jeudi 2 octobre 2014

Le "comme" difficile à avaler

In English bellow

Hier soir, je n'ai pas fini ma prière. J'ai bloqué sur cette phrase : Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
Soudainement je me suis dis qu'Il n'allait pas nous pardonner beaucoup quand on voit à quel point nous pardonnons peu et pourtant l'enjeu du salut est là dans le mot comme.
Si vous remettez aux hommes leurs manquements votre Père céleste vous remettra aussi ; mais si vous ne remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas vos manquements ». (Mt 6, 14-15)
Alors qu'attend il de nous, quel est ce pardon qui nous donnera le salut ?



Une image m'est venue à l'esprit, celle du père qui n'attend pas même pas la demande de pardon du fils prodigue pour lui ouvrir ses bras. 

Il lui suffit de le voir revenir vers lui dans la détresse.

C'est juste énorme !

Pardonner sans même attendre une demande de pardon. 

Pardonner à priori.

La barre est bien haute, si haute qu'elle semble impossible à atteindre.

Me voilà plantée, les yeux levés vers cette barre à la recherche d'une phrase qui pourrait m'aider à m’élever.

Alors une fois de plus, je vois l'arbre de Jonas



Le Seigneur Dieu donna l’ordre à un arbuste, un ricin, de pousser au-dessus de Jonas pour donner de l’ombre à sa tête et le délivrer ainsi de sa mauvaise humeur. Jonas se réjouit d’une grande joie à cause du ricin.
 Mais le lendemain, à l’aube, Dieu donna l’ordre à un ver de piquer le ricin, et celui-ci se dessécha.
 Au lever du soleil, Dieu donna l’ordre au vent d’est de brûler ; Jonas fut frappé d’insolation. Se sentant défaillir, il demanda la mort et ajouta : « Mieux vaut pour moi mourir que vivre. »
Dieu dit à Jonas : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère au sujet de ce ricin ? » Il répondit : « Oui, j’ai bien raison de me mettre en colère jusqu’à souhaiter la mort. »
Le Seigneur répliqua : « Toi, tu as pitié de ce ricin, qui ne t’a coûté aucun travail et que tu n’as pas fait grandir, qui a poussé en une nuit, et en une nuit a disparu.

C'est tellement moi.
La barre n'est pas si haute si je cesse de me lamenter sur le mal que l'on m'a fait, si je cesse de me concentrer sur ma peine, mon désir de vengeance, si comme Dieu je suis " compatissante, je fais grâce, lente à la colère (patiente), riche en bienveillance et en fidélité. »
L'amour précède le pardon.
Aimons et le reste suivra.



The "as" hard to swallow

Last night, I have not finished my prayer. I stuck on this sentence: Forgive us our trespasses as we forgive those who trespass against us
Suddenly I said to myself that he was not going to forgive us a lot when we see how little we forgive and yet the issue of salvation is in the word like .
"If you forgive others their failings your heavenly Father will also deliver ; but if you do not forgive others , your Father also does not forgive your failings . " (Matthew 6 : 14-15)
While he expects of us , what is that forgiveness will give us salvation?




An image came to mind , that of the father who did not even expect the apology of the prodigal son to open its arms.

Just to see him come back to him in distress.

It's just huge !

Forgive without even waiting for a pardon .

Forgive priori .

The bar is high , so high that it seems impossible to achieve.

Here I planted, looking up at the bar looking for a phrase that would help me rise .

So once again , I see the tree Jonas



The Lord God gave orders to a shrub, a vine , to grow over Jonah to give shade for his head and how to deliver his bad mood . Jonas is looking forward to a great joy for the gourd .
 But the next day at dawn, God commanded a worm poking castor, and it was dried up .
 At sunrise , God ordered the burning east wind ; Jonas insolation was struck . Feeling faint, he demanded the death and added: " It is better for me to die than to live . "
God said to Jonah, "Do you really reason to be angry about the vine? " He replied:" Yes, I have good reason to get angry to wish for death . "
The Lord replied, " Thou hast had pity on the gourd , which cost you no labor and which you did not grow , which pushed in one night, and one night disappeared.

It's so me.
The bar is not that high if I stop lament over evil that was done to me, if I stop to focus on my pain , my revenge, as if I am God " compassionate , I gracious, slow to anger ( patient ) , abounding in love and faithfulness . "
Love precedes forgiveness.
Love and the rest will follow .




mardi 30 septembre 2014

Une bonne idée pour les pauvres ?


In English bellow
Le gouvernement britanique va d'introduire des cartes de prestations pré-payées pour empêcher  les prestataires de dépenser leur argent en l'alcool, drogues ou  jeux.
En effet, un prestataire sur 15 est dépendant à une drogue et un sur 25 à l’alcool.
L’idée est donc de les forcer à utiliser l’argent public en dépenses alimentaires.

Pour ce faire, ces cartes prépayées utilisables chez Tesco et Asda  ne permettront pas l’achat d’alcool, de tabac.
Ce pourrait être une bonne idée mais ces cartes ne permettront pas non plus l’achat d’unités téléphoniques ou de tickets de transport bien utiles pourtant pour rechercher un emploi.
Elles ne permettront pas non plus de payer la laverie en libre-service ou le coiffeur qui permettent de pouvoir se rendre à des entretiens d’embauche dans une tenue correcte.


Enfin, n’est-ce pas une sorte de discours stigmatisant le pauvre qui gaspille l’argent public ?
Je viens d’arriver et je ne suis donc sans doute pas encore acclimatée mais sur ce genre de sujet, je vais avoir du mal.


A good idea for the poor ?

The british government will introduce pre-paid cards to prevent benefits claimants  spend their money on alcohol, drugs or games.
Indeed, a provider 15 is dependent on a drug and 25 to alcohol.
The idea is to force them to use public money in food expenditures.
To do this, these prepaid cards for use at Tesco and Asda will not allow the purchase of alcohol and tobacco.
It might be a good idea but these cards do not allow either the purchase of telephone units or transport tickets yet very useful to seek employment.
They will not allow either to pay the self-service laundry or hairdresser really helpful  to go to a job interview in a dress.
Finally, is not it a kind of discourse stigmatizing the poor wasting public money?

I just arrived and I am therefore probably not yet acclimated but on this kind of topic, I'm having trouble.

lundi 29 septembre 2014

Une blessure à guerir

English version bellow
Les kto anglais ont été fortement  secoués ce weekend en apprenant la renonciation d’un de leurs évêques qui a avoué,en chaire, avoir eu il y a quelques années une relation avec une femme.   
Francette Monet

Le lendemain, une histoire plus récente avec une paroissienne mariée et mère de deux enfants est dévoilée dans la presse et demantie par l'évêque.
L’évêque explique  qu’il se sent libéré depuis son aveu et qu’il a toujours fait très attention de ne pas faire de la morale sexuelle une priorité dans ses sermons.
Les réseaux sociaux se gaussent.
Certes la tribune d' un prêtre nous rappelle qu'il y a toujours un retour possible pour ceux qui tombent.
Mais un journaliste rétorque que pour les fidèles il semble qu'il y ait une règle pour l'évêque et une autre pour les pauvres gens dans les bancs.
Et parce qu'il faut boire la coupe jusqu'a la lie, un mari qui se dit trompé va peut-être attaquer l’église qui connaissait les incartades de l’évêque et qui serait donc responsable de la faillite de son mariage.


Bref la blessure est ouverte et saigne à quelques jours du synode sur la famille.

Qu’est-ce que je retiens de tout cela ?
Contrairement à l’adage : Le silence n’est pas d’or lorsqu’il dissimule.
La parole  ne vaut pas mieux lorsqu’elle  tourne le couteau dans la plaie.

Reste le cri : 
Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai sauvé !


English kto were strongly shaken this weekend by learning the renunciation of one of their bishops who confessed from the pulpit , have had it a few years ago a relationship with a woman.
The next day, a more recent affair with a married parishioner and mother of two children is revealed in the press and denied by the bishop.
The bishop says he feels liberated from his confession and has always been very careful not to make sexual morality a priority in his sermons.
Social networks sneer.
Certainly the tribune of a priest reminds us that there is still a possible return for those who fall.
But a reporter replies that it seems there is a rule for the bishop and another for the poor people in the pews.
It’s seems that we have to drink the cup up to the dregs so a husband who says he cheated will perhaps attack the church who knew the pranks of the bishop and who would be responsible for the failure of her marriage.

The wound is open and bleeding a few days before the Synod on the Family.

What I take from all this?
Contrary to the adage: Silence is not golden when it hides.
The word is not better when it turns the knife in the wound.
Still the cry:
Lord, I am not worthy to receive you, but only say the word and I shall be healed!





jeudi 25 septembre 2014

Lettre aux partisans d' "IS" mais pas que


A l’heure où certains somment les musulmans de condamner  “IS”, sous peine d’en être caution alors que de partout, les voix des musulmans et de leurs représentants s‘élèvent contre cette barbarie,  l’initiative de 120 érudits musulmans du monde entier dénonçant  dans une  lettre ouverte aux «combattants et partisans " de l'Etat Islamique semble passer inaperçue en France.
C’est bien dommage car cette lettre ouverte est intéressante à plusieurs titres.


Tout d’abord elle émane de savants musulmans sunnites du monde entier et tous reconnus pour leur science dont le mufti d’Egypte et celui de Jérusalem et de la Palestine.

Ensuite, plutôt qu’une grande déclaration de principe, c’est un travail de théologie qui réfute point par point les discours et les actions de « IS ». C‘est du coup assez difficile à lire par tous y compris les musulmans.
Pourtant, la première page au moins devrait être lue par tous musulmans et non musulmans, tant c'est une base à laquelle l’écrasante majorité des musulmans adhère.

Enfin elle conforte les musulmans dans leur vision miséricordieuse de l’Islam et leur donne et nous donne des arguments fondés pour combattre l’extrémisme y compris en dehors d’  « IS ».


 Vous trouverez ici le texte complet mais je vous retranscris ci-dessous la première page complétée de quelques extraits des pages suivantes pour une meilleure compréhension. Et de mes commentaires en italique.

1 Les fatwas doivent suivre la doctrine Islamique telle que défini dans les textes classiques.

[…Il est également interdit de citer une partie d'un verset du Coran pour édicter une règle sans regarder tout ce que le Coran et les Hadiths enseignent sur cette question; En d'autres termes, il y a des conditions subjectives et objectives strictes pour fatwas , et on ne peut pas « écrémer » des versets coraniques…]
Il s’agit là de condamner une phrase souvent répétée par les partisans d’ «IS »  « Dieu bénit le Prophète Muhammad qui a été envoyé avec l’épée comme miséricorde  pour tous les mondes » […Dieu a envoyé le Prophète Muhammad comme miséricorde pour tous les mondes  « Nous ne vous envoyons pas excepté comme miséricorde pour tous les mondes » (Al-anbiya’,22 :107). C’est vrai tout le temps et partout. Le Prophète a été envoyé comme miséricorde aux gens, animaux, plantes,  les cieux et les êtres subtils – Aucun musulman n’est en désaccord avec cela. C’est une déclaration générale et inconditionnelle tirée du Coran lui-même. Cependant, la partie de la phrase suivante : « envoyé avec l’épée »  fait partie d’un hadith spécifique d’une certaine époque et un certain lieu qui ne sont plus d’actualité et il est interdit de mélanger  Coran et Hadith de cette façon, de mélanger général et spécifique, conditionnel et inconditionnel. Bien plus, il est interdit de subordonner la miséricorde pour tous les mondes à l épée, car cela voudrait dire que la miséricorde dépend de l’épée, ce qui est tout simplement faux…]

2 Il est interdit en Islam d’édicter des règles sur quoique ce soit sans avoir une parfaite maîtrise de la langue arabe.
Ici ils accusent Baghdadi de ne pas maîtriser suffisamment la langue pour faire différence entre ce qui relève dans le Qur’an de la poésie, de ne pas maîtriser la syntaxe, et la grammaire (et paf)

3 Il est interdit en Islam de sur-simplifier les questions de la Shari’ah et d’ignorer les sciences Islamiques établies

4 Il est permis en Islam (pour les érudits) d’avoir une opinion différente sur tous les sujets excepté les fondamentaux de la religion que tous les musulmans doivent connaître.
[… Lorsqu’il y a une différence de point de vue entre les érudits, c’est la version la plus miséricordieuse qui doit être choisi. L’opinion la plus sévère ne doit pas être considérée comme la plus pieuse. Dans la sévérité, il y a exagération et extrémisme.]

5 Il est interdit dans l'Islam d'ignorer la réalité de l'époque contemporaine lors de l’application des règles de la shari’ah
[…Les fatwas changent avec le temps, le lieu, les coutumes et les circonstances. La jurisprudence (fiqh al-waqi) considère les textes qui sont applicables aux peuples  à un moment donné , et les obligations qui peuvent être reportées jusqu'à ce qu'elles puissent être satisfaites ou retardées en fonction de leurs capacités…]
Il est donc interdit d’imposer des règles qui ne correspondent pas à au temps, au lieu, aux coutumes et aux circonstances.

6 Il est interdit dans l'Islam de tuer des innocents
[… Vous avez tué beaucoup d’innocents qui n’étaient pas des combattants qui n’étaient pas armés simplement parce qu’ils n’avaient pas les mêmes opinions que vous..]

7 Il est interdit dans l'Islam de tuer des émissaires, des ambassadeurs, des diplomates d’où il  découle que c’est aussi interdit en ce qui concerne les journalistes et les travailleurs humanitaires.
En référence aux récents assassinats.

8  Le jihad en Islam est une guerre défensive. Il n’est pas permis sans une juste cause et sans règles de conduite.
[… Vous avez dit : « il n’y a pas de vie sans jihad » cependant il peut y avoir une vie sans jihad quand le combat n’est pas nécessaire et l’histoire de l’Islam est pleine d’exemples. De toute façon, le jihad est moyen pour amener la paix et la sécurité et n’est pas une fin en soi. Sans juste cause et sans règles de conduite c’est du bellicisme et du crime…]

9 Il est interdit dans l'Islam de déclarer quelqu’un non musulman (takfir) s’il ne l’a pas lui-même ouvertement déclaré.
[Certaines incompréhensions sont le résultat de l’exagération de certaines écoles Salafi…Dans l’Islam, quiconque dit «  Il n’y a de dieu qu’Allah et Muhammad est son Prophète » est musulman et ne peut être déclaré non musulman.  Récemment, Shaker Wahib (un leader d’« IS ») est apparu dans une vidéo YouTube. Il avait arrêté des civils non armés qui se disaient musulmans. Il leur a demandé le nombre de prosternations dans des prières spécifiques et comme ils n’ont pas répondu correctement il les a tués. C’est un crime haineux…]

10 Il est interdit dans l'Islam de nuire ou de maltraiter – en aucun cas- les chrétiens et autres peuples du Livre.
[Au sujet des chrétiens arabes, vous leur avez donné trois choix : la taxe, l’épée ou la conversion à l’Islam. Vous avez peint leur maison de rouge, détruit leurs églises, et parfois pillé leurs maisons. Vous avez tué certains et obligé beaucoup d’autres à fuir sans rien. Ces chrétiens ne sont pas des combattants contre l’Islam ni des transgresseurs de l’Islam, ils sont des amis, des voisins, des concitoyens.  Dans la perspective de la shari’ah, ils sont protégés par les anciens accords vieux de 1400 ans. Tout au long des dernières 1400 années ils ont défendus leurs pays contre les croisades, les colonialismes, Israël et dans d’autres guerres et vous les traitez en ennemis ?
En ce qui concerne la taxe, elle était demandé à ceux qui ont préalablement attaqué l’Islam (ce qui n’est pas le cas) ou dans un autre cas pour remplacer la Zakat (Sorte de denier du culte) uniquement due par les musulmans et dont le montant était bien plus important que la taxe. Cette taxe était déposée dans les comptes de l’Etat et utilisée dans des actions charitables destinées à tous y compris les chrétiens…]

11 Il est obligatoire de considérer les Yazidis comme une religion du Livre
[… Vous avez combattus les Yazidis sous la bannière du jihad alors qu’ils ne vous ont jamais combattus pas plus que l’Islam. Vous les considérez comme satanistes et leur avez donné le choix de la conversion forcée à l’Islam ou de la mort. Vous les avez tué par centaines et causé la mort et la souffrance de centaines d’autres. Ce sont des crimes abominables…]

12 La réintroduction de l’esclavage est interdite en Islam. Il a été aboli par un consensus universel.

13 Il est interdit en Islam de forcer quelqu’un à se convertir.
[…Il est connu que le verset : « Il n’y a pas de contrainte en religion » a été révèle après la conquête de la Mecque, Donc personne ne peut prétendre qu’il a été aboli. Vous avez forcé des gens à se convertir et des musulmans à suivre vos vues. Vous avez forcé tous ceux qui vivent sous votre contrôle à suivre vos prescriptions y compris sur des sujets qui ne regarde que l’individu et Dieu. Ce n’est pas enjoindre à faire le bien et l’honorable, c’est de la coercition  et de l’intimidation constante…]

14 Il est interdit en Islam de nier les droits des femmes.
[…Vous traitez les femmes comme des prisonnières, elles s’habillent selon vos caprices, ne sont pas autorisées à quitter leur domicile et ne peuvent se rendre à l’école. Vous les mariez de force à vos combattants ; Le Prophète disait : « Traitez bien les femmes »…]

15 Il est interdit en Islam de nier les droits des enfants
[…Vous avez engagé des enfants dans la guerre. Certains portent des armes et d’autres jouent avec les têtes de vos victimes. Ce sont des crimes contre des innocents…]

16 Il est interdit en Islam de promulguer des punitions (hudud) sans suivre les procédures qui assurent justice et miséricorde.
[… les punitions sont fixées par le Qur’an et sont incontestables dans la loi Islamique. Toutefois elles doivent être appliquées avec discernement, en recherchant des preuves et sans cruauté. Dans toutes les écoles de jurisprudence ces punitions ont des procédures claires qui doivent être mises en œuvre avec miséricorde et leurs conditions rendent difficile toute application de nos jours.
 Vous vous êtes hâtés d'adopter des punitions alors qu'en réalité, la ferveur religieuse en conscience fait de la mise en œuvre des peines quelque chose d’une très grande difficulté avec une immense importance accordée à la preuve…]

17 Il est interdit en Islam de torturer
[…Vos combattants ne s’arrêtent pas à la torture et au meurtre, ils ajoutent l’humiliation…]

18 Il est interdit en Islam de défigurer un mort
[… non seulement vous avez égorgé des gens mais vous avez joué avec leurs têtes comme des balles. Vous avez donné au monde le bâton pour battre l’Islam qui est totalement innocent de ces actes et les interdits.]

19 Il est interdit en Islam d’attribuer de mauvais actes à Dieu
[…Après avoir décapité des soldats syriens vous avez justifié vos actes en les attribuant à Dieu comme si il les avait faits et non vous. Mais Dieu condamne cela…]

20 Il est interdit en Islam de détruire les tombes et les sanctuaires des Prophètes et compagnons

21 L’insurrection armée est interdite en Islam
Pour faire simple, l’insurrection armée contre les institutions pour des raisons religieuses est interdite.

22 Il est interdit de proclamer un califat sans le consensus de tous les musulmans
Cela revient à déclarer les 99 % de musulmans qui ne reconnaissent pas ce groupe comme non musulmans.

  
23 La loyauté à sa propre nation n’est pas contraire à l’Islam (Ouf ;) )
 
24 après la mort du Prophète, l’Islam ne demande à personne d’émigrer  
 
Et de conclure en appelant les partisans et les combattants d’  « IS » à se repentir et à revenir dans la religion de la miséricorde.