lundi 31 décembre 2012

Pour 2013


L'année 2013 commence  dans quelques heures.

Je pourrais faire des souhaits en ce début d'année, vous adresser mes voeux  de bonheur et de santé. 

Bien sur,  j'espère pour vous tous une bonne année mais il me semble plus juste de demander pour vous tous et moi même l'intercession de celle que nous fêtons le  premier janvier, la mère de Dieu.

Cette prière je l'adresse plus particulièrement à Notre Dame qui fait tomber les murs.

Notre Dame qui fait tomber les murs. Icone peinte sur le mur de séparation entre Israël et Palestine à Betléem.



Très sainte Mère de Dieu, je t'invoque comme Mère de l'Eglise, Mère de tous les chrétiens souffrants, mais aussi Meryam de nos frères musulmans, et fille du peuple d’Israël.

Je te supplie, par ton ardente intercession, de faire tomber ce mur, les murs  de nos coeurs, et tous les murs qui génèrent haine, violence, peur et indifférence,entre les hommes et entre les peuples.

Rassemble nous et unis-nous sous ton manteau, protège-nous de tout mal, et ouvre à jamais dans nos vies la porte de l'Espérance.

Fais naître en nous et en ce monde, la civilisation de l'Amour jaillie de la Résurrection de ton Divin Fils, Jésus-Christ, notre sauveur. 

Amen 

Un p'tit cadeau :
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/peace/documents/hf_ben-xvi_mes_20111208_xlv-world-day-peace_fr.html

jeudi 27 décembre 2012

Agapes, Gap, Agapé




Je ne sais pas si cela vaut la peine de dire plus que ce titre.

Noël est passé, ce fut un beau Noël qui a permis à ma petite troupe familiale de faire un pont au-dessus du gap qui sépare trop souvent agapes et Agapé.

Une veillée et une messe recueillie et joyeuse,

Un repas partagé ensuite avec des frères et sœurs si pleins de failles que la lumière les traverse pour nous toucher en plein cœur. Des petits mots patiemment roulés dans les serviettes de table,des chants repris ensemble, des histoires racontées et écoutées.

Un matin doux fait de partage de petits cadeaux, de gros câlins et de multiples sourires.

Un repas partagé encore mais avec les cousins et les grands parents que l'on ne voit pas assez souvent et donc on en profite pour tisser encore un peu plus les liens que la vie effiloche.

Puis, le silence du soir qui permet de se repasser  les images et les émotions et de faire des réserves dans son cœur pour les moments difficiles.

Dire Merci.

samedi 22 décembre 2012

Lettre du Père à Noël

Je regarde jusqu'au fond de ton coeur et je sais tout de toi.
Je sais quand tu s’assieds et quand tu te lèves.
Je te vois quand tu marches et quand tu te couches, je connais parfaitement toutes tes voies.
Même les cheveux de ta tête sont comptés.
Tu as été créé à mon image.
Je te connaissais même avant que tu sois conçu. Je t'ai choisi au moment de la création. 
Tu n'étais pas une erreur.
Tous tes jours sont inscrits dans mon livre.

J'ai fait de toi une créature merveilleuse.
C'est mon amour de Père que je répands sur toi, parce que tu es mon enfant et que je suis ton Père. 
Je t'offre plus que ton père terrestre pourrait jamais te donner car je suis le Père parfait.
Toute grâce que tu reçois vient de ma main car je suis celui qui subvient à tous tes besoins.
Mon plan pour ton avenir est toujours rempli d’espérance parce que je t'aime d'un amour éternel.
Mes pensées vers toi sont innombrables comme le sable sur le bord de la mer et je me réjouis de tes louanges et et ton adoration.

Si tu me cherche avec tout ton coeur, tu me trouveras. Je suis capable de faire plus pour toi que tu pourrais probablement imaginer car je suis ton encouragement le plus grand.
Je suis aussi le Père qui te console dans tous tes ennuis.
Quand tu cries à moi, je suis près de toi, et je te délivres de toutes tes détresses.
Comme un berger porte l'agneau, je te porte près de mon coeur. J'effacerai toutes larmes de tes yeux et j'emporterai toute douleur que tu as subie sur cette terre.

Je suis ton Père et je t'aime de la même façon que j'aime mon fils Jésus car dans Jésus  mon amour pou toi est révélé.
Il est venu pour démontrer que je suis pour toi, pas contre toi et te dire que je ne compte pas tes péchés.
Jésus est mort pour que toi et moi nous puissions être réconciliés. Sa mort est l'expression suprême de mon amour pour toi. j'ai renoncé à tout ce que j'aime pour gagner ton amour.
Si tu acceptes mon fils Jésus tu me reçois et rien ne te sépareras de mon amour.
Dans ma maison, il y a tant de joie, dans le ciel, devant la repentance d'un péché.
J'ai toujours été le Père et je serais toujours le Père

Ma question est... Veux tu être mon enfant?

Et je t'attends.


Ce texte est constitué de citations de la Bible.
Je ne connais pas de façon sûre son origine mais j'ai voulu le partager avec vous comme méditation en attendant la joie de Noël. 

mercredi 19 décembre 2012

Et si nous faisions la paix ?



Une tradition ancienne instaurait une trêve de Noël. Quelques jours de paix.
Nous ne sommes pas en guerre en France et pourtant, nous sommes nombreux croyants ou pas à souhaiter l’apaisement.

Ce n’est pas la guerre bien sur, mais nos attitudes, nos mots y font penser bien souvent.
Bataille,  Attaques, Campagne, Guerre des mots.

Pour se battre, il faut être deux.  Un qui attaque et un qui riposte mais pour dialoguer il faut aussi  être deux: un qui énonce et l’autre qui répond.
Comment faire pour dialoguer si l’autre refuse le dialogue. (D’ailleurs celui qui refuse n’est pas toujours l’autre)

Nos échanges sont depuis toujours basés sur le rapport de force. On discute, non pour comprendre, accepter d’être converti par la parole de l’autre mais pour convaincre ou même pour gagner à tout prix.
Chacun campe sur ses positions (tiens encore un vocabulaire guerrier) et la discussion éloigne les hommes plutôt que de les rapprocher.

Finalement, voulons-nous dialoguer ?

Jusqu’où  sommes-nous prêts à aller pour notre vérité ?

Et demain, si nous échouons, seront nous dans l’amertume, le repli, la haine ?

Et demain si nous gagnons, seront nous dans le triomphe, ou la condescendante ?

Et si nous faisions la paix quelques jours ?

Certes le monde ne va pas s’arrêter de tourner si nous baissons les armes. Les attaques et les guerres non plus.
Certes pour la paix comme pour la guerre, il faut être deux.

Et si nous faisions la paix quelques jours ?

Pour nous demander si finalement nous avons assez confiance dans le Christ,

Pour nous demander, si  pour  bâtir le royaume ici-bas il nous faut affronter nos frères.

Nous devons témoigner du Christ et de son amour universel, alors faisons la paix en nous quelques jours  et écoutons-le.  


PS1:  L'arbre de Jonas illuminé pour Noël

PS2 Loin de moi l’idée de renoncer à dire ici et ailleurs et même dans la rue ce que je pense des projets de lois actuels mais je vais profiter de ma trêve de Noël pour réfléchir à toutes les questions que je vous ai posé, pour partager ce temps avec ma famille et ceux qui sont seuls et blessés et surtout  faire grandir ma confiance en Lui.




Bon Noël  à vous et vos familles.

lundi 17 décembre 2012

Protégeons les enfants


Depuis hier, un truc me tracassait et malgré mon insomnie, je n’arrivais pas à mettre des mots dessus.
Hier, j’ai suivi sur twitter et FB des contacts et des amis qui participaient à la manifestation pour le mariage pour tous.
Je respecte leur engagement auprès des homosexuels qui sont victimes de réflexions plus que déplacées et parfois même victimes de violence. Je suis moi-même outrée par certains discours bien peu fraternels.
Je ne partage pas leur adhésion au projet de loi en cause mais je pense partager avec eux beaucoup et notamment  un discours modéré sur ce sujet comme sur d’autres.

J’ai suivi donc, visionné les photos qui ont été publiées ici et là et c’est cela qui m’a perturbé.
Non ce ne sont pas les pancartes « humoristiques » mettant en cause ma religion qui m’ont heurté, je sais faire la part des choses.

Je sais aussi ne pas grimper aux rideaux à chaque fois que je suis choquée par quelque chose.

J’applique alors ma règle  numéro 5 (je vous donnerai ma liste à l’occasion) : Tourner 7 fois mon tweet dans ma tête avant de l'envoyer.

Mon malaise il était là en fait.
Je suis tombé sur une photo qui m’a profondément choquée.  
Le slogan sur la pancarte est très poétique.
Je cite : « Bite dans le cul ou pas, on veut l’égalité des droits »
Sympa !

Ce qui l’est moins, c’est  qu’un enfant brandi cette pancarte et que les personnes autour semblent trouver cela très drôle.
Cette image, je l’ai vu plusieurs fois dans différents tweets. Comme beaucoup j’ai été scandalisée de voir un enfant utilisé de cette façon.

Et pourtant je n’ai pas retweeté cette photo et mon malaise s’est amplifié à chaque nouveau RT (partage)
Alors quoi ?

J’ai trouvé tout à l’heure quand une amie a diffusé la même image mais comme cela.



Merci à elle, soudain, mon malaise s'est apaisé.

Je ne jette la pierre à personne mais peut-on s’offusquer de cette photo et la propager en utilisant à nouveau cet enfant pour une cause.

On m’a fait justement remarquer qu’il est possible que ce soit une photo truquée. 
Si c’est le cas c’est encore pire.



Protégeons les enfants de nos débats de grands.





Toujours mieux


Un reportage de canal + sur  le harcèlement sexuel en Egypte va  être diffusé ce soir.
On y voit des jeunes hommes frustrés  et les personnes interrogées leur trouvent des excuses
Pas de sexe en dehors du mariage et pour de nombreux jeunes, ce mariage est impossible faute de moyens.
Donc, ces frustrés se transforment en animaux en rut et même le voile n’arrive pas à calmer leur « énergie ».
Pourtant, cette situation de frustration n’est pas nouvelle, le sexe hors mariage est interdit depuis toujours sous ces cieux et ce fut le cas aussi chez nous.
Par contre ce qui est nouveau c’est l’incapacité de ces messieurs à maîtriser leurs pulsions.
Pour avoir vécu dans la région, j’ai quelques souvenirs qui me viennent.
Rien de grave, juste cette pression dans certains lieux, des regards et des pss pss de gamins qui auraient pu être mes fils.
J’ai personnellement une analyse partielle qui vaut ce qu’elle vaut.
Dans tous ces pays, le satellite « libre » diffuse gratuitement un nombre incalculable de chaines X.  C’est inimaginable.
Les seules images  de vie sexuelle qui sont accessibles sont des films X.
Ces jeunes construisent leurs fantasmes et leurs rapports aux femmes sur des images dégradantes et violentes. Ils en viennent à penser que la femme est un objet sexuel point barre et surtout ces images exacerbent leurs pulsions inassouvies.
Ils sont persuadés qu’il suffit de dire « hé mademoiselle ! » pour que les voiles tombent et les portes jarretelles  s’offrent.
C’est bien triste et cela renvoie à d’autres frustrations. Le net, les chaines satellites  leur présentent une société de consommation qu’ils  ne peuvent que regarder.
Ils voient sans arrêt (ils ont le temps, ils sont sans emploi) des objets de consommation inaccessibles pour eux et la femme inaccessible devient elle aussi un objet de désir de consommation.

La seule différence entre la femme et les autres objets de consommation c’est que la femme n’est pas que derrière un écran ou une vitrine, on la croise dans la rue.
Les religieux intégristes ont su récupérer ces désirs inassouvis et cette frustration. Non pas en proposant une transcendance mais en transformant la femme en bouc émissaire, permettant du même coup aux puceaux tardifs de s’exonérer de leurs pulsions.
Certes les femmes ont emboîté le pas se couvrant de voiles de plus en plus opaques mais peine perdu. Rien n’arrête le mâle en rut.

Vous reprendrez bien une tranche (Lady Gaga et sa robe en viande)
Changement de rive, revenons  en France.
Nous voyons ce reportage et nous nous indignons devant tant d’animalité, bien calés dans nos fauteuils. Nous crions au scandale devant ces images.
Chez nous, nous avons le droit au sexe hors mariage, donc nous sommes « avancés » face à ces barbares.
Trop bien !!!!
Certes le sexe n’est plus un objet de désir inassouvi. C’’est même presqu’un droit  sous nos latitudes non ? L’amour libre, les sex friends et j’en passe. 
Mais l’homme est un être de désir  et tout nous pousse à en avoir de nouveaux, toujours plus… toujours plus frustrés. Nous ne supportons pas la frustration.
Et nos enfants ?
Ils n’ont rien à voir avec les jeunes égyptiens me direz-vous. 
Certes le harcèlement sexuel dans la rue n’a pas la même visibilité mais il existe et pas que dans les « quartiers ».  
Pourquoi une fille dirait-elle non à l’heure des mœurs libres et de la pilule ? Combien de filles sont droguées dans les soirées entre jeunes  pour être sur de pourvoir la réduire à un objet de consommation ?
Pourquoi hésiter à se laisser faire de plus en plus jeune puisque la société admet que c’est légal et donc peut être moral en permettant la contraception  à des bébés de 13 ou 14 ans  sans en informer les parents.
J’ai envie, donc je prends.  Et cela des deux côtés de la méditerranée.
Plutôt que de lutter pour faire ce que ce que l’on veut  de notre corps, selon nos désirs, ne devrions-nous pas plutôt lutter contre la banalisation du désir en lieu et place de l’amour  empreint de respect.

Plutôt que de vouloir toujours plus, ne devrions-nous pas plutôt vouloir toujours mieux.

Passez de la consommation au respect et dans l’amour.

Ici et ailleurs.

samedi 8 décembre 2012

Notre Dame de chez moi.



J’ai envie ce soir  de vous faire découvrir mon église.

Ce n’est pas un magnifique édifice gothique qui domine la ville.
Je la connais depuis longtemps, je l’ai vu construire dans les années soixante-dix.


Avant elle ? 



La communauté se réunissait dans un hangar baptisé "Notre Dame de la tôle".

















Mon Eglise se dissimule derrière un bâtiment d’habitation, elle se veut humble.

Non pas érigée mais immergée dans le monde.


Elle n’est pas grandiose et j’avoue avoir mis du temps à l’apprécier.

Et pourtant…

Sur sa façade, une fresque offre aux passants la paix et  l'accueil. 







J'y vais souvent dans le silence des matins en dehors des offices. Elle est belle. 



J'y vais aussi pour participer à la messe, animer le KT et plein d'autres moments de communion.

Elle est belle mon Eglise surtout par les visages qui la peuplent.

Elle est belle. 

Viens voir.




jeudi 6 décembre 2012

L'invisible


Ce texte n'est pas de moi, La personne qui l'a écrit m'a autorisé à le publier sur Jonastree. Ce sont ses mots et il me touchent.

Cette histoire commence dans un angle. 

L’angle d’une rue plus précisément une rue Gambetta. 
Cet angle est traversé si souvent que la distinction entre le trottoir et la route est impossible.  

Animé le jour, animé la nuit, jamais cet angle ne s’endort. 
Les magasins, les bureaux à la lumière, les bars, les restaurants au noir. 
Ces joueurs de musique, danseurs qui passent ici tout au long de la journée sans réellement s’arrêter. 
Des lumières, des panneaux, des poubelles et moi. 


Comme une partie du décor je suis assis dans cet angle.

Tout comme ces aménagements je prends le soleil, le vent, la pluie et la neige.  

Ce qui m’est réservé sont les pièces et la vieillesse qui m’envahit bien plus vite que ces passants. 


Le pochtron disent-ils lorsqu’ils sortent alcoolisés de leur bar, le sale disent-ils lorsque je souris à leurs enfants.
Mon vrai prénom était Jean je crois mais personne ne me le demande jamais. 

Il y a cet homme qui sort parfois de son restaurant à la fermeture pour me donner des restes, Un bon petit gars. Le seul qui me voit vraiment, les autres évitent mon regard, ne m’aperçoivent pas réellement. 

Un homme en costume cravate est venu me parler de sa religion, le mormonisme, qui avait le pouvoir de me sauver disait-il. Peut-être avait-il raison mais je ne pouvais pas répondre à ses questions. 
Un jour est venu, un hiver je crois, où j’ai perdu la foi de parler. 
Il m’a tourné de dos et s’en est allé en disant qu’il faisait vraiment un boulot de merde. 
Mon père m’avait pourtant dis que ces hommes si bien vêtus étaient éduqués.  Je le savais au fond, cet avenir qu’on avait espéré pour moi était irréalisable. 

Je suis là dans cette rue, cet angle plus précisément à attendre que le Seigneur veuille bien me rappeler auprès de lui.  

mardi 4 décembre 2012

Contre vents et marées.




Le 4 décembre,  nous fêtons sainte Barbe*, patronne entre autres, des mineurs et des pompiers.
Cette fête passe inaperçue en France depuis la fermeture des mines mais certains, dont je fais partie sèment à cette occasion du blé près de la crèche. Ce blé qui pousse ainsi tout au long de l’Avent symbolise la vie et la foi qui croit.
Chaque jour, les millimètres puis les centimètres s’additionnent et les racines se déploient et s’ancrent pour soutenir les jeunes pousses. 

Sans vous faire un cours de sciences naturelles, il est intéressant de voir que la germination commence par la pousse de la racine. 
Bien au chaud dans la maison, la germination commence deux jours après le semis.

Hasard du calendrier, deux jours après la sainte Barbe, l’Eglise nous propose la méditation de la parabole du bâtisseur.

Celui qui construit sa maison sur le roc et non dans le sable, celui qui met en pratique la parole du Seigneur.
Bon, je ne vais pas vous faire un cours sur cette parabole non plus, juste retenir ce qui parle à mon cœur cette année en lisant ce texte et en regardant mon semis.


Les tempêtes, les torrents de pluies, sont notre lot quotidien ici et ailleurs. 




Les turbulences climatiques, économiques et politiques secouent notre monde si bien qu’on ne sait plus trop à quel saint se vouer.


Pour résister dans la tourmente, il faut s’ancrer  dans le roc par nos racines. 
Pour continuer à croître et porter du fruit, il faut puiser de l’énergie dans la parole.

J’en viens presque à apprécier ces turbulences et ce bruit incessant qui m’entourent. 
Tout cela me pousse finalement de replonger dans la parole de Dieu pour trouver force et sens.

Prenons un exemple récent, l'appel bruyant de madame Duflot à ouvrir nos portes qui a déclenché un torrent de réponses justifiées.

Je le relis cet appel, derrière ses mots, j’entends le désarroi et l’impuissance du monde face à l’ampleur de la crise.  Et cet appel, que certes je n’ai pas attendu pour agir, me pousse à nouveau à m’accrocher à mes racines pour donner encore plus.

Donner encore plus, non pas pour obtenir une reconnaissance de mes efforts par la société, les médias ou un ministre mais parce qu’il y a un ami de mes enfants qui se débat pour grandir sans racines et qu'il faut continuer à lui tendre la main même s'il la refuse, parce qu'il y a tous ces gens seuls  qui partageront avec moi le repas de Noël. 
Parce qu’il  y en a tant d’autres ...

Les polémiques pompent l’énergie et j’en ai tant besoin, ils en ont tant besoin.

Alors j’ancre mes racines et  je pousse, je pousse contre vents et marées.


* Non ce n'est pas ma sainte patronne ! la barbe :)


Photo de JP Rubinstein in http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/phototropisme

samedi 1 décembre 2012

J’ai du temps



Vous me direz que j’ai bien de la chance d’avoir du temps. 
Un temps  dont je dispose comme je le souhaite.

Dans la foulée vous me direz sans doute ce que vous feriez de tout ce temps dont je dispose.
Faire du shopping, visiter des expos, se pomponner, bref  du temps pour se faire plaisir.

J’ai plein de temps mais je n’ai pas de temps à perdre.

Alors, je le partage.

Avec ceux qui n’en ont pas. Avec ceux qui en veulent ou en ont besoin.

J’ai du temps pour les autres, il est précieux et je ne le gaspille pas.

Vous m’enviez d’avoir ce temps ? 

Vous l’avez aussi, il suffit de le prendre, pour qu'il serve.

Alors c'est urgent et dès aujourd'hui c'est possible .

Le temps comme l'argent, est un bien qui ne vaut que s'il "sert"







lundi 26 novembre 2012

Saint d’Algérie



J’ai accumulé au fil des années, pleins de trucs. Je ne parle pas des objets qui s’entassent dans ma cave et mes tiroirs mais de choses qui habitent ma maison et mon regard.

Je viens de réaliser qu’ils ont tous un point commun, ils me ressemblent.
Comme moi, leur histoire se déroule au bord de la méditerranée.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de lui.


Ce moine aux pieds nus, le regard tourné vers le ciel  est un plâtre imitant une ancienne statue de bois.


C’est peut-être une représentation d’un saint mais je n’ai pas su trouver lequel. 


Il est là, debout les mains croisées dans ses manches, coiffé de son capuchon et  les pieds nus.

Aucune symbolique pour l’identifier à un saint.




Il m’a été confié par un ami algérien.

Il me l’a amené un jour en m’expliquant qu’il était depuis longtemps dans sa famille, qu’il avait été trouvé dans une chapelle abandonnée après l’indépendance.

Pendant plus de quarante ans, il avait trouvé refuge chez lui.

Il me l’a confié en me disant qu’il était sur de le remettre entre de bonnes mains.

Cette statue n’est pas très belle, elle est abimée mais elle représente beaucoup.

La lumière du  dialogue paisible et fraternel entre croyants qui se respectent.

A l’heure des mausolées et des églises qui tombent sous les coups des intégristes, 
il me donne espoir.

mercredi 21 novembre 2012

En colère !



En parcourant le web, comment ne pas être en colère lorsque l’on se fait traiter d’homophobe, et d’autres noms d’oiseaux que je ne reprendrais pas ici?

Comment ne pas avoir envie de rendre coup pour coup?

Déjà être vraiment clair sur ce que l’on est. 
L’insulte atteint lorsqu’elle à un fond de vérité.
Alors creusons.

J’étais là et j’étais bien seule lorsque mon ami était malade et que tous ces camarades l’avaient abandonné parce qu’il n’était plus beau, brillant, prêt à la fête, plein d’humour et de séduction.


 Seuls son compagnon, ses parents et moi l’avons accompagné jusqu’au bout  de ses souffrances. Alors "homophobe" ne m’atteint pas.


Ensuite, il faut entendre ce qui justifie ces mots parfois très durs de la part de ceux qui ne sont pas d’accord avec nous.
En effet nous ne sommes pas des saints et il est facile de nous renvoyer nos propres trébuchements à la figure. A nous d’accepter ces critiques en en prenant la part qui peut nous faire progresser et en oubliant l'autre.

Enfin, si nous ne sommes pas des saints, nous voulons être à sa suite de notre mieux et rendre les coups n’est pas ce qu’il nous enseigne. (Tends la joue gauche, pardonne 7X 77 fois)

Entendons-nous bien, je n’appelle pas à avoir une conduite d’agneau bêlant mais je pense qu’il faut raison garder.   

Essayons simplement, et ce n’est pas si simple que ça, de garder nos yeux tournés vers le Christ et nos cœurs vers nos frères pour ne pas laisser la colère nous aveugler.

Oui c’est désagréable de se faire incendier, mais on n’éteint pas le feu avec un soufflet.
Oui, certains mots sont injustes mais la justice ne se trouve pas dans la bataille mais dans la paix.

« Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut par notre Seigneur Jésus Christ ».

Gardons-nous de la colère et de son escalade.

La temps de l’avent approche, j-10 commençons dès maintenant à regarder cet enfant vulnérable et pourtant si fort.  

Comme lui, c’est quand nous sommes faibles que nous sommes forts. Acceptons d’être des faibles et non des guerriers. Notre courage est là.

Témoignons simplement, en mettant nos actes à la hauteur de nos mots.

Et en cadeau, une petite image  à la "petit chose" pour retrouver la paix.






mardi 20 novembre 2012

Blasfémen ?



Dimanche dernier, des jeunes femmes habillées de slogans sur leur poitrine ont aspergé des manifestants de poudre anti incendie. Cette provocation a mal tourné et je ne reviendrai pas là-dessus si ce n’est pour dire que je réprouve aussi la réaction des excités qui les ont frappés.

Je tiens juste à faire remarquer que nous avons la chance de vivre dans un pays où l’on peut s’exprimer librement.

Vous me direz pu être que c’est faux, que les locaux de Charlie Hebdo incendiés en sont la preuve. Remarquons quand même que l’incendie criminel est punissable par la loi.

Je maintiens donc ma position. Nous sommes libres de nous exprimer et même de dépasser les bornes du respect des opinions d’autrui et de tomber dans la provocation pure et simple. Parfois ce type de comportements tombent sous le coup de la loi (apologie de la violence) et parfois pas.

« Fuck God »tatoué sur les seins peut être punis pour exhibition publique (je doute que cela soit) mais pas pour la teneur du message.
Sans sarcasme aucun, je suis heureuse de vivre dans un pays où ce type de provocation est possible même si elle me heurte.

Je suis convaincue que l’outrance s’auto annihile lorsqu’elle s’exprime. Regardons ces dames, (pas chez moi, mais vous trouverez sur le net si vraiment cela vous tente) elles font plus pitié qu’autre chose.

Cette liberté il nous faut la protéger et la propager plutôt que de s’en plaindre.

Regardons autour de nous.
Les charges contre la  petite Rimsha accusée faussement d’avoir brulé un coran ont été abandonnées ce mardi grâce à la mobilisation internationale.
Assia Bibi est toujours en prison pour blasphème mais la sentence mortelle ne sera pas exécutée et une grâce est toujours possible si la mobilisation ne faibli pas.
Plus près de nous en Algérie. Karim Siaghi, chrétien lui aussi attend son procès en appel après avoir été condamné à 5 ans de prison pour avoir insulté le prophète, c’est-à-dire pour avoir refusé de le reconnaitre comme prophète lors d’une discussion entre voisins. Là encore, la mobilisation pacifique fait reculer les fanatiques et  il semble peu probable que l’appel confirme le premier jugement. Restons vigilants quand même.

Voilà ce qu’est le blasphème dans le monde qui nous entoure. 
C’est une façon pour les fanatiques de sanctionner la religion qui n’est pas dominante.

Alors, « Fuck God » si tu veux madame Femen, et ne comptes pas sur moi pour crier au blasphème.
Je vais prier pour toi.
Que cela ne t’indispose pas parce que tu ne crois pas en Dieu.
Moi je suis sure qu’Il croit en toi.

lundi 19 novembre 2012

Paix aux hommes qui l’aiment



Je sais, la phrase exacte est « paix aux hommes qu’il aime » mais je l’inverse volontairement parce que dans les faits c’est souvent ainsi qu’elle est comprise et nous appelons la paix de Dieu sur nous qui l’aimons et pas sur l’humanité, les hommes qu’il aime.
Nous faisons de cette phrase universelle un argument communautaire, un cadeau personnel  au lieu de nous émerveiller devant l’amour de Dieu, le seul capable d’aimer l’autre sans conditions, sans exclusions.


J’ai eu ce weekend plusieurs occasions de vérifier, que cette paix je la prends pour moi mais je ne suis pas au top pour la donner.



Pas plus tôt sortie du train, je me fais traiter de pute par un jeune homme qui profitait de mon billet pour passer le tourniquet du métro en même temps que moi et qui ne me trouvait pas assez rapide. 
Deux pas plus loin, c’est un homme et une femme prêts à en venir aux mains suite à un échange verbal peu amène.
Une fois sorti du métro bondé pour finalement rejoindre Denfert à pied, un gars se colle à moi pour me demander une cigarette (version tu la donnes pas, je la prends).
Bref, trois incidents en 500 mètres, j'avoue ma furieuse envie de  distribuer des claques et non la paix. 

En marchant, j'en viens même à me demander si ce n'est pas un peu du gâchis d' appeler la paix sur une personne qui s’en fiche ou encore la rejette, de l’offrir à n’importe qui?

Comment  appeler la paix  sur des gens qui n’en veulent pas ?

C’est oublier un peu vite que cette paix, n’est pas la mienne mais celle de Dieu qui lui aime tous les hommes et leur offre sa paix immense, démesurée.

Alors oui, je peux l’appeler sur tous et c’est même indispensable.

Sans sauter tout à fait du coq à l’âne, dimanche à la messe (comme tous les dimanches) le diacre nous a appelé à nous donner la paix, et nous avons répondu à son appel en distribuant baisers et poignées de main aux personnes autour de nous  « La paix du Christ ».
Sommes-nous bien conscient à ce moment, de donner cette fameuse paix de Dieu ?
Fin de la digression qui n’en était pas une.

Et retour à mon premier propos.
Dimanche donc, après la messe, je suivais sur twitter la manifestation de Civitas. (Tiens encore un exemple de ma difficulté d’appeler la paix de Dieu sur quelqu’un que je ne porte pas dans mon cœur).
J’étais contente que tout ce passe bien (j’y avais des amis) mais aussi qu’ils ne soient pas nombreux (Non mais oh).

L’esclandre des Femen et la réponse musclée de jeunes excités m’ont conforté dans mon opinion qui est, je me cite : 

« Plus je suis loin des extrêmes de tous bords mieux je me porte ». Qu'ils me fichent la paix et n'attendent rien de moi.

Et ce matin, je lis : « Que veux-tu que je fasse pour toi ?»

Alors je demande un truc, pour moi :

« Répand ta paix dans mon cœur, non parce que je t'aime mais parce que tu m'aimes comme  tous. J’en ai bien besoin. La mienne si fragile et imparfaite. » 

Ah j'oubliais: La paix soit avec vous, de tout mon coeur.



vendredi 16 novembre 2012

Fil et Fob, petite histoire niaise.



Fil a des copains,  ceux qui collectionnent des tas de trucs: bistro, carto and co, et ceux qui aiment une catégorie de choses ou de personnes.

Par exemple Canarvivophile*


Fob a lui aussi des copains comme Xéno, et Claustro et Anatidae 

Si ça existe l'anatidaephobie** https://www.facebook.com/Entenbeobachtungsportal

Fil fréquente Pro et  Fob préfère Anti.

Parfois Fil devance ses copains (voir le cas d’Atélie)  ce qui n’arrive jamais à Fob qui est toujours un suiveur.

Lorsque Fil et Fob se croisent, au mieux ils s’ignorent, au pire ils s’affrontent.

Le truc drôle, c’est que Fil est parfois Fob et vice et versa. Drôle aussi que chacun soit sur d’être dans le camp du bien.***

Fil et Fob, deux personnages qui n’existent que lorsque que l’outrance, la démesure règne.
Qui trop embrasse étouffe, qui n’embrasse pas dessèche.

Fil et Fob sont finalement de bien mauvais compagnons qui poussent leurs amis dans des cases, et refusent l’universalité.

Voilà Fil et Fob c’est vous et moi  quand nous sommes  tournés vers une partie et non vers le Tout.

Quand nous aimons trop ou pas du tout, faute d’aimer COMME il nous aime.





*    En reférence à Ultravomit et sa chanson "je collectionne des canards vivants"

**  En réference à Gary Larson qui inventa cette phobie: la peur que quelque part, 
    d’une façon ou d'une autre, un  canard vous observe.

***Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, changeant la ténèbre en lumière et 
     la lumière en ténèbre. - Esaïe 5:20