samedi 27 décembre 2014

Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage…

Trois faits divers en quelques jours et la panique gagne attisée par l‘ambiance délétère qui règne ces derniers temps en France.
Sans attendre d’en savoir plus, nombreux sont ceux qui crient au loup islamique. Ils tiennent enfin des faits qui justifient leurs thèses.  A croire qu’ils se réjouissent presque de ces événements dramatiques.

Quelques jours passent et :
Le jeune djihadiste qui aurait attaqué le commissariat de Joué les Tour ne serait finalement qu’un jeune interpellé  et amené au commissariat pour l’interroger sur une affaire d’agression d’un policier qui s’est produite quelques jours plus tôt et qui a réagit violemment certes. Il est converti à l’islam, affiche un drapeau de Daech sur sa page facebook et hop c’est parti, c’est un djihadiste qui attaque la police.
Et: https://www.youtube.com/watch?v=rNikwV3LdBY#t=30

Un autre djihadiste fauche des passants lors d’un marché de Noel. Finalement c’est un homme sous l’emprise de l’alcool sans lien avec l’islam. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/attaques-en-serie-un-desequilibre-n-est-pas-un-terroriste_1635207.html


Le mal est fait, la haine est distillée encore un peu plus.

Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage…


Mais qui à la rage finalement ?

jeudi 4 décembre 2014

Et maintenant où on va ou pourquoi en arrive-t-on à partir faire le Jihad.


Depuis quelques temps, poussée par l’actualité saisissante je cherche à comprendre les ressorts de ces départs  et j’en viens à penser qu’ils ne sont qu’une réponse parmi d’autres au malaise ambiant.

Je viens de lire un article d’Eva Hoffman publié sur le siteProject Syndicate   dont je reprends le postulat de base même si mon analyse diffère de la sienne :
Son postulat : L’homme étant ce qui est, il est sans cesse tiraillé entre son désir de liberté et son besoin de sécurité.
Fromm explique que " les mouvements totalitaires font appel à cette tendance profondément enracinée qui pousse l'homme à fuir la liberté acquise par lui dans le monde moderne. Libéré des liens médiévaux, cet homme n'est pas apte à construire une vie significative fondée sur la raison et sur l'amour et il cherche une sécurité nouvelle dans la soumission à un chef, à une race, à un État. "
Je ne partage pas entièrement son raisonnement qui mène à penser qu’actuellement nous renonçons au libre arbitre par une sorte de paresse intellectuelle et un désengagement individualiste pour échapper à la liberté trop contraignante alors que je pense que nous avons oublié dans nos sociétés démocratiques que le besoin de sécurité vient tout de suite après les besoins vitaux dans l’échelle de Maslow.
Certes nous parlons de sécurité alimentaire, sanitaire etc. mais pour se sentir en sécurité, il faut plus ou plutôt autre chose, l’impression que l’on va dans le bon sens et nous sommes loin d’en être convaincus.

Au Moyen Age on pensait aller vers le royaume de Dieu, la direction était définie.  Plus tard nous avons rejeté cette direction et nous nous sommes concentrés sur le processus (le progrès)  Aujourd’hui nous percevons la direction qu’il implique, qui nous parait inéluctable.
C’est cette  analyse de notre impuissance qui engendre notre anxiété, notre besoin de sécurité.
En effet, si la liberté et notamment individuelle est élevée au rang de valeur fondamentale, nous n’avons pas su répondre au besoin fondamental de sécurité.
En découle un profond sentiment de défiance à l’égard de notre modèle et d’anxiété face à l’avenir.


De plus, comment faire des choix, exercer sa raison et son libre arbitre, quand l’information noie l’information, quand le progrès que nous adulons montre ses limites et sa part d’ombre, quand tout accélère.
Alors chacun se sécurise comme il peut, les uns se noient dans l’hyper consommation, l’hyper activité ou la dépression (Eviter de réfléchir pour éviter l’angoisse), les autres  cherchent un cadre qui les rassurent et qu’ils ne trouvent pas dans notre société de liberté quasi absolue et d' individualiste (Trouver un refuge).

Je ne suis pas d’accord non plus avec sa  conclusion « L'initiation à l'idéologie islamiste doit être contrée par une initiation plus puissante à la culture de la démocratie et de ses valeurs fondamentales – ainsi que par une projection beaucoup plus affirmée de ces valeurs dans notre discours politique. »
Ce n’est pas dans le discours que les valeurs doivent être affirmées mais dans les actes et il faut bien reconnaître que du discours aux actes il y a un gouffre. 
Et plus haut, elle parle de l'ennui généré par la démocratie.  Cet ennui n’est pas généré par la démocratie mais l’absence d’une direction apte à transcender, la sensation d’être un rouage dans une machine qui fonctionne certes bon an mal an mais qui va de l’avant sans direction.  La démocratie n’est pas une fin, elle est un moyen d’organisation mais pour aller où ?

Sommes-nous réduits à éviter de réfléchir ou à confier notre avenir à des « chefs » extrémistes quels qu'ils soient pour conjurer l’anxiété face à l’absence d’une direction, d’un sens ?

mercredi 3 décembre 2014

Une histoire qui peut devenir jolie



Hier @Marietro a lancé un appel à la solidarité sur Twitter.  


Ce n’est pas une « grande cause » juste l’histoire banale de la sœur de son amie atteinte d’une tumeur cérébrale opérable mais qui nécessite un financement impossible pour sa famille dans un pays où les soins ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale comme chez nous.
Alors certes on ne peut pas répondre à toute la misère du monde mais on peut faire en sorte que dans son cas cela devienne une jolie histoire qui finit bien. Une histoire vraie de vrais gens qui ensemble derrière leur claviers donnent chacun un petit rien.

Ce matin 45 personnes ont répondu  réunissant déjà plus de 1500 euros ici:  https://www.leetchi.com/c/solidarite-pr-alina 


Depuis quelques jours je tweete sous le hachtag #PartageTonAvent. 
Et si nous allions plus loin que le partage de nos photos de crèches en partageant vraiment notre Avent.
Merci à @Marietro pour son appel qui nous offre ainsi une piste concrète pour faire venir la lumière.

Union de prières


mardi 2 décembre 2014

Ce matin j’avais piscine


50 ans, c’est l’âge ou l’on commence à s’inquiéter pour sa santé.  Les articulations commencent à rouiller, les abdos se relâchent. Rien de grave mais il est temps de se pendre en main.
Il se trouve que j’ai la chance (faut le dire vite) de ne pas travailler et donc de pouvoir allonger à ma guise la phase de démarrage de la journée en traînant sur mon smartphone par exemple.
Aujourd’hui, c’est fini, j’ai piscine !

Dans mes rêves

Petit déjeuner rapide, 
je saute dans mon maillot, 
parée pour le grand bain.
Quand je réalise qu’il me manque un truc idiot :  
le cadenas pour le casier du vestiaire. 
Ni une ni deux, je file en acheter un mais c’est trop tard pour la piscine.

Désœuvrée et peu habituée à être dehors aussi tôt, je ne sais pas quoi faire de ma peau  et  je me dirige vers mon home sweet home un peu déçue.
Mais comme j’étais motivée pour un bon décrassage et un peu d’exercice...

J’ai filé à la messe!


Du coup j’ai revu mon planning de la semaine, un jour pour la piscine, un jour pour la messe parce qu’à 50 ans il n’y a pas que les articulations qui manquent d’exercice.



lundi 1 décembre 2014

#PartageTon Avent


 Le premier dimanche de l’Avent c’était hier. 
C’est parti pour 4 semaines  d’attente de Noël.
Habituellement le dimanche nous participons à la messe de 10h30 mais cette semaine nous n’avions pas le temps car nous avions prévu d’aller au Winter Wonder Land à Hide Park Corner.

Ce fut une journée géniale, des chalets festifs partout. Les uns vendaient les aliments de saison (gingerman sucres d’orge, gaufres, vin chaud), les autres des colifichets, des bonnets, des bougies.  Il y avait aussi d’incroyables attractions (montagnes russes, booster, speed max, air swing).
Il y en avait pour tous les goûts et toutes les bourses.
Il y avait une telle foule lorsque nous avons voulu rentrer chez nous que le métro  avait été fermé pour éviter les bousculades.

Bref une bien belle journée.



Arrivés à la maison nous étions contents mais si fatigués que l’idée de ressortir pour aller à l’église ne nous  réjouissait pas vraiment  et nous avons dû nous mettre des coups de pied au derrière pour ressortir.
Nous avons bien fait car le prêtre  durant son homélie nous a titillé là où cela fait mal avec une petite histoire vraie:

L’an dernier, l’école catho du quartier a organisé pendant l’Avent une crèche vivante.
La dame KT avait bien fait les choses : de beaux décors, de magnifiques costumes, des enfants qui avaient répété longuement le scénario et les chants. Pour plus de réalisme son bébé a tenu le rôle de Jésus, bien sage dans son couffin.
A la fin du spectacle et des tonnerres d’applaudissements, la dame KT est descendue de scène avec les enfants pour les confier à leurs parents. Ceux-ci l’ont remercié à qui mieux mieux pour cette magnifique évocation. Une discussion en entraînant une autre, tout le monde s’est retrouvé autour du buffet, somptueux lui aussi. Une vraie réussite cette petite fête.
Le prêtre s’approche alors de la dame KT pour la féliciter à son tour et  il lui dit « C’est bien de remettre l’enfant Jésus au cœur de l’Avent »
Alors la dame KT blêmit et crie « J’ai oublié le Bébé ! »

Voilà
Faut pas oublier le bébé.