jeudi 21 février 2013

VITE !!!!



L’info tombe au petit déjeuner (oui je sais, je ne suis pas matinale, il est 9h30)  la famille Moulin Fournier  été libérée d’après une source (en fait plusieurs sources camerounaises habituelles de l’AFP)…
Je suis devant mon bol et je pense tout de suite à Madame Striffling  ( la grand-mère) qui elle n’a pas du dormir cette nuit et qui entend comme moi la bonne nouvelle.
Comme je suis d’un naturel  Saint Thomas, j’ai  attendu. Six minutes plus tard, l’info a commencé à paraître plutôt "pourrite" (Pardon, c’est de l’argot familial)

Entre temps, mon Smartphone crépite, chaque journal et radio s’empressant de relayer. 
Sur twitter  et facebook idem.


Je me souviens de l’attente que j’ai vécu moi aussi il y a quelques années et je pense à Madame Striffling…
Un ministre aux travaux finis, pardon, ministre des anciens combattants, confirme devant l’assemblée nationale (trop fier) puis infirme. Il avait lu l’info sur les réseaux.
Ce soir, l’Afp explique qu’elle a bien fait son travail…
Mais qui ira voir madame Striffling qui va passez une nuit encore plus atroce après ce faux espoir ?
Je prie pour vous Madame et pour votre famille mais aussi pour le journaliste et le ministre  qui j’espère vous passeront un coup de fil pour s’excuser.
Mais mon billet est déjà trop tardif.
Vite passons au nouveau scoop.


Ps: Merci à radio Notre Dame qui n'a pas cédé à la vague du scoop ce matin.

mardi 19 février 2013

#JeudiConfession



Sur twitter, le jeudi est le jour des fausses confessions intimes, des confidences supposées inavouables  et si possible teintées d’humour.
C’est léger,  ça détend, on fait un aveu qui rend un peu honteux pour de faux  parce que quand même, on est sur twitter et tout le monde peux lire.
Pour le déshabillage de l’âme, la pudeur est encore de mise.

Je retiens aussi qu’il y a un jour spécial pour cela, le jeudi. Sans doute une réminiscence  cathoreptilienne d’un temps ou les enfants voyaient leur curé pour KTConfesse ce jour-là.
Cela me rappelle une phrase que j’entendais enfant  « Chacun son tour comme à confesse » et que j’ai utilisé il y a peu déclenchant l’hilarité de mon interlocuteur qui visiblement avait les mêmes souvenirs que moi  de ces confessions du KT.



Bref, JeudiConfession, c’est un truc qui nous renvoie à notre enfance, quand nous cherchions des petits trucs à confesser parce que nous n’en avions pas de grands, que nous gambadions après avec l'impression d'être tout léger et tout propre.

Samedi dernier, et non pas jeudi (les temps changent) le sacrement de réconciliation était proposé aux les enfants du KT de ma paroisse. Une centaine de petits pécheurs avec de petits péchés ont rencontrés nos prêtres pour bien souvent la première fois.
Les parents, les ont amenés et je me demandais combien d’entre eux allaient faire la même démarche que leurs enfants.

J’ai remarqué qu’en grandissant, c’est plus compliqué. 
D’abord les péchés ont grandi eux aussi et nous nous heurtons à plusieurs  blocages.
Faire une relecture de notre vie alors que franchement qui a envie de se retrouver devant ses faiblesses  d’autant qu’aux heures proposées par ma paroisse,  je dois amener les enfants au sport et faire les courses.
Demander pardon alors que franchement, Il nous aime, Il  sait tout. Alors bon, s’il faut demander ya de l’abus.
Vouloir changer, se convertir…
Finalement, The truc qui gêne vraiment  il est là. Pour les deux premiers en forçant un peu, on peut y arriver mais vouloir changer… D’autant que l'on sait bien que l’on n’y arrivera pas.
Pourtant, il nous suffit de vouloir et progressivement, Il nous change.

Alors,  si nous lâchions #jeudiconfession et nos aveux  pour de faux pour aller nous confesser pour de vrai et recevoir son pardon et son amour sans conditions ? 

vendredi 15 février 2013

Le temps passe, inch Allah



8 ans déjà depuis l'assassinat de Hariri et le temps passe sur les hommes.
Le Liban s’est libéré de l’occupation syrienne…
J’y ai cru
J’y crois encore
Benoit XVI a appelé le Liban et la Syrie à la paix
Je prie
Prions



jeudi 14 février 2013

Le sens du service



En France, servir est parfois compris comme être servile.
Les touristes nous reprochent souvent notre attitude à ce sujet. Une personne rémunérée pour accomplir une tache et qu’il faudrait presque supplier pour qu’il daigne l’effectuer.

Prenons l’exemple d’un vendeur qui ignore ostensiblement un client et attend que celui-ci l’appelle et ne va pas au-devant de lui sous-entendu, je ne suis pas son esclave.
L’air bougon du garçon de café ne nous renvoie t’il pas que ce salarié va daigner nous rendre service, installant une relation de pouvoir du fournisseur sur le client par refus d’un pouvoir fantasmé du client sur le serveur?

Servir, un mot qui est encore employé dans l’armée où on sert sous les drapeaux. Mais là encore, cela fait sourire bien des gens qui trouvent cette expression ridicule.
Servir ? Notre esprit sans culotte  entend  servitude, servage.




Sous d’autres latitudes, par exemple au Liban, on s’adresse au personnel dans les bars en employant le mot « istez » qui signifie maître et il n’est pas nécessaire de supplier pour qu’il s’affaire à remplir sa mission. Sans servilité et avec professionnalisme.

Servir dans une relation client n’est donc pas simple mais cela ne l’est pas plus dans la relation gratuite.

Dans le bénévolat, acte gratuit s’il en est, le service  est-il si gratuit que cela ? N’y a-t-il pas une attente de contrepartie ? La gratitude.

Le bénévole n’est-il pas parfois en situation non de service mais de pouvoir, le pouvoir d’aider  qui sous entent  une reconnaissance de celui à qui on  rend service, de la société.




Je me souviens d’une formation de bénévoles ou l’animateur posait la question suivante de façon provocante: Et vous comment vous payez vous ?

Rendre service sous entent un échange, être au service sous entent une servitude, le service même est devenu un secteur d’activités lucratives peuplé de prestataires. 

Mais le verbe servir sans préposition ?
Agir pour l’autre gratuitement, sans en attendre récompense, sans sous-entendu de pouvoir  auquel je me soumettrai ou que j’aurai sur l’autre en servant.

Et si nous regardions le Christ ?


Ce faisant, il n’est pas dans une position d’esclave servile, ni dans une recherche malsaine d’humiliation, ni dans une tentative de prise de pouvoir ou une manipulation. Il remet tout le monde à la bonne place, dans l’amour de Dieu et des autres.  

Servir, c’est l’amour inconditionnel

Servir, c’est aimer mais voulons nous aimer sans conditions ?

Et le petit joke pour finir




mercredi 13 février 2013

Discerner dans nos vies

La route vers Pâques est devant nous.


Je vous parlais dans mon précédent billet du jeûne tel que je le conçois depuis quelques années.
Mais je voulais revenir aujourd’hui sur le sens de ce temps de Carême 2013
Benoit XVI nous a donné il y a quelques jours un chemin à suivre.

Il lui a fallu plus que 40 jours jours pour prendre une décision courageuse et surtout ajustée.
Pour cela il utilisé certaines clés que Mgr Giraud nous a dévoilé : Réflexion, réalisme, souci de soi, prise en compte des conséquences pour les autres, dialogue constant avec Dieu.
Ces clés peuvent nous aider dans notre propre conversion.

Réflexion.  Prenons le temps de réfléchir et peut-être de méditer ceci « Non pas ce que je veux mais ce que tu veux ».
Réalisme. Ne rêvons pas de situations idéales. Nous sommes dans le monde et nous devons en tenir compte pour décider et agir.
Souci de soi. Nous ne sommes pas de purs esprits et il nous faut respecter ce corps qui ici-bas nous est nécessaire.
Prise en compte des conséquences pour les autres : Nous devons dans nos choix toujours penser aux autres et même plus au bien commun.
Dialogue constant avec Dieu : Seul ce dialogue nous permettra de discerner les bons choix qui prendrons en compte les points précédents et les orienteront justement.

Les évangiles des dimanches de Carême vont dans le même sens
Moi d’abord  ou Toi ? Nous sommes tous membres de son corps, faisons nous notre part  pour le bien du corps entier ? Bêchons-nous pour produire du fruit ? Jetons nous la pierre ?  Sommes-nous toujours avec lui ?

Je vous laisse découvrir cela au fil des semaines.

En route vers Pâques !

lundi 11 février 2013

Petites histoires de jeûnes



Quand j’étais jeune (dans les années 70-80),  je n’avais étrangement jamais saisi que la période majeure de ma vie de chrétienne était Pâques.  
Noël  était bien plus important pour moi.
Des années de KT et d’aumônerie pétries de bons sentiments mais une méconnaissance réelle de pleins de trucs importants.
Du Carême  je n’avais retenu que le mardi gras…
Plus tard, j’ai découvert la Semaine Sainte et Pâques et j’ai compris que c’était cela qui faisait de moi une chrétienne.
Mais mon Carême s'est limité longtemps à un don au CCFD et plus tard à un jeûne le vendredi Saint pour faire bien.
J’étais en règle selon moi.
Puis, je suis parti vivre à l’étranger, dans des pays ou la foi s’exprime naturellement et j’ai appris.
Ce Carême, Je l’ai compris au Liban au contact des maronites et des orthodoxes, je l’ ai approfondi en Algérie puis en Ethiopie.

Tête de Carême
« Quand tu jeunes, parfume-toi  la tête ».

En vivant entourée de personnes qui jeûnaient  (pas de viande, ni de poisson) au Liban, j’ai découvert que cette pratique existait en dehors des monastères et qu’elle n’était pas une démarche de mortification mais de joie. Cette même joie que l’on ressent lorsqu’on prépare une fête, lorsqu’on confectionne un cadeau à offrir.

Un jeune joyeux parce qu’il est n’est pas privation mais offrande au Père et aux autres.
A mon retour en France, les bols de riz avaient fait leur apparition et je me suis dit que nous étions sur le bon chemin. Le sens de l’offrande faisait son chemin.
J’ai continué personnellement mon carême oriental  sans rien en dire et je suis repartie pour l’Algérie cette fois.

«Ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ».
Au contact des musulmans, j’ai creusé la signification de mon propre jeune. Le ramadan social, fais parfois à contre cœur, par obligation. Les privations du jour et le débordement alimentaire de la nuit. Ce n’était pas la même chose, c’était plus visible mais mon jeune n’a pas pour but d’obtenir le pardon de mes fautes, il n’est pas tourné vers moi, mais vers les autres et vers Dieu en don gratuit et sans attendre de reconnaissance ou de récompense.  
Pendant ces années, j’ai aussi pris conscience que ce jeune, cette offrande était aussi pour le monde, la création.  A mon jeune oriental, j’ai rajouté le choix de ne consommer que des denrées alimentaires produites dans le pays. Faites le test, c’est édifiant et pas qu’en Algérie.

 « Cette veuve mendiante a déposé plus que tous ceux qui déposent dans le trésor. Car tous ces gens déposent ce qui leur est superflu, tandis que celle-ci a pris de son indigence pour déposer tout ce qu'elle avait ».
Bien sûr  je peux faire des dons aux associations sans jeûner et je peux prier aussi mais j’ai retenu un passage des évangiles qui m’a marqué. Celui de la veuve qui offre peu mais qui offre son nécessaire.
Mon passage en Ethiopie m’a conforté dans cette voie.  Je m’y suis rendu en plein carême copte.  Les coptes éthiopiens ne vivent pas l’abondance c’est le moins qu’on puisse dire et pourtant ils jeunent et se  privent ainsi de l’essentiel.

« L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » 
Jeûner,  c’est aussi expérimenter la faim. 
Il ne s’agit de s’affamer de façon masochiste mais de vivre l’attente du rassasiement.
Déjà, le jeune eucharistique le dimanche nous instruit sur cette attente. Quelques heures pour préparer son corps à devenir en Eglise corps du Christ et son esprit à se nourrir de sa Parole.
Le jeune du carême est cette attente, cette faim de Dieu, seule vraie nourriture.

Voilà donc mon jeûne de riche.
Au-delà du superflu (TV, PC etc.),  grignoter sur mon "essentiel" pour l’offrir joyeusement à Dieu, aux autres et à la création parce que l'essentiel est ailleurs.

J'apprends à l'instant que Benoit XVI renonce à poursuivre son pontificat. Une raison de plus pour jeûner et prier afin d'accompagner son départ et le choix de son remplaçant.

Je vous souhaite un saint carême.

Ps: Le petit lien spi du carême dont je suis fan Carême en croyant  en partenariat avec Carême dans la ville dont je suis fan aussi.

mercredi 6 février 2013

Parle-moi de Lui



Je  fais ma maline avec ma théologie, ma connaissance de la bible, des encycliques et tout et tout et cette demande me laisse les bras ballants et la bouche bée.

Parle-moi de Lui.

Je sens bien, qu’elle n’attend pas de moi un cours de caté. Je sens bien qu’elle me demande d’utiliser les mots du cœur et pas des phrases toutes faites peuplées de mots pour initiés.

Parle-moi de Lui.

Il est, quand je regarde les montagnes et la mer, quand je reste ébahie devant mon enfant, quand je contemple les miracles qui m’entourent. Certes, la science me donne le comment mais le pourquoi…  Il est le sens.



Il est, quand je perçois dans l’autre un quelque chose qui le dépasse, quand je réussis à voir au-delà des apparences une parcelle de quelque chose qui nous unit, et fait de nous… des frères. Il est celui qui me donne les clés de la vie avec les autres.

Il est,  je le sens présent lorsque la force me manque. Pour moi, c’est un ami fidèle sur qui je peux compter.

Mais parle-moi de Lui.

Je pourrai parler encore et encore mais tu ne le connaîtrais pas mieux. Je pourrais te réciter les écritures mais ferme les yeux, ouvre ton cœur et écoute.

Il te parle et moi je me tais.

Il est.


Et vous, vous répondriez quoi?


lundi 4 février 2013

D’un arbre à l‘autre : De Jonas à Zachée



Moi le Jonas râleur bien protégé sous mon arbre, je jette aujourd’hui au hasard des pages de ma bible, un regard vers Zachée, ce gars  qui grimpe à l’arbre par curiosité, pour voir.

Moi, qui juge les habitants de Ninive et leurs mœurs et attends le jugement de Dieu sur eux, je regarde celui qui ne vaut pas mieux qu’eux.

Et une nouvelle fois, je réalise que je ne comprends rien à rien et que le dessèchement de mon arbre ne m’a rien appris.

Comme la foule, je juge à priori, je condamne sans appel.
Je condamne sans appel, quand le Christ appelle sans condamner.

Je regarde Jésus s'inviter chez lui et là encore, je m’offusque de ce salut offert à quelqu’un qui ne le mérite pas.

Et pourtant, Ninive se converti et Zachée aussi...

Donne-moi Seigneur la grâce d’aller vers les curieux de toi et d’offrir ton Amour sans juger.

Appelle moi Seigneur, de sous mon arbre desséché et invite toi  chez moi car je ne vaux pas mieux que Zachée et finalement j’ai grand besoin de conversion.

Veille sur moi quand je quitte moi mon arbre pour aller vers un autre, vers l'autre.
















Encore 10 jours avant carême, temps de conversion. Mais je prends les devants, ya du boulot.

Zachée connais pas ? C'est ici