vendredi 11 octobre 2013

C'est pas la mer à boire?


Depuis le 3 octobre nous en sommes à 300 morts à Lampedusa, 200 disparus au large de malte et 500 secourus au large de la Sicile.
Le centre d’accueil de Lampedusa de 250 places est archicomble (1000 personnes dont des enfants).
Il va falloir nous décider à sauver des vies.
Du temps de Kadhafi et des autres gouvernements peu démocratiques, le contrôle au départ était assez efficace (c’était le prix de notre mansuétude à leur égard) mais avec le « printemps arabe » les pays du sud de la méditerranée n’"assurent" plus et je pense qu’ils ont d’autres "chats à fouetter".
Du coté des européens, nous sommes plus préoccupés par la crainte de la vague de migration que par l’accueil de ces pauvres gens qui meurent à coté de nos serviettes de bain.

Je ne suis pas à la tête de la France ni à celle de l’Europe mais je vois trois mesures urgentes à prendre.

Et qu'on ne me dise pas que ce n'est pas si simple.

Quand on est prêt à apporter le feu sur l'autre rive, on doit pouvoir y apporter autre chose.



1 : Rencontrer les gouvernements des pays d’où partent les bateaux pour qu’ils les bloquent au départ et sanctionnent les passeurs, quitte à ce que nous les aidions là bas.
2 : Mettre en place un accueil humain pour ceux qui ont affronté la mer et y ont survécu.
3 : Partager ! Avec les pays d’où vient l’immigration économique, avec les associations qui accompagnent les populations transplantées du fait des guerres dans leurs pays.

Et si vous me répondez que l’on ne peut accueillir tout le malheur du monde, je vous répondrais juste : Non pas tout, mais notre juste part du gâteau.

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