jeudi 12 septembre 2013

Satisfait ou remboursé



Connaissez-vous le re homing ? Je viens de découvrir cette pratique scandaleuse.
En deux mots il s’agit pour des adoptants  américains  de proposer  sur internet l’enfant qu’ils ont adopté et dont ils ne veulent plus s’occuper.  
Un peu comme un animal de compagnie encombrant.

Il suffit d’un simple acte sous seing privé légalisé pour déléguer la responsabilité aux nouveaux adoptants. Aucune enquête  n’est faite sur ces personnes et en deux clics sur Facebook et l’enfant change de mains.

La journaliste Megan Twohey  explique le cas d’une jeune fille de 13 ans adoptée en Russie par un couple américain.
Au bout d’un an ne souhaitant plus garder cet enfant ils l’ont proposé sur internet. 



Ils l’on confié, sans chercher plus loin, à un couple qui s’était fait retiré la garde de ses propres enfants.
D’autres ont confié leur enfant à un pédophile.
Certains enfants ont été proposés plusieurs fois et rendus car non conformes aux attentes.

Au-delà même de l’horreur que cela représente pour ces enfants,il apparaît que les adoptants se comportent comme des consommateurs.
Ils ont commandé un enfant à adopter et sont très mécontents de ne pouvoir retourner le produit s’il ne correspond pas ou s’il est défectueux.
Ils s’adressent alors au marché de l’occasion en proposant leurs enfants en seconde main.

Je m'imagine, énervée par un de mes barbouilles lui dire: "Méfie-toi, si tu n’es pas sage, je te poste sur internet."

Impossible n'est ce pas ?

Et pourtant certains vont plus loin que la menace... 




2 commentaires:

  1. Je vois un seul bon côté à la publicité autour de cette pratique répugnante : les gens vont peut-être enfin ouvrir les yeux et découvrir qu'un enfant adopté n'est pas "obligatoirement" aimé, puisque, je cite encore, "au moins on est sûr qu'il a été désiré". Comme si désirer un enfant garantissait ensuite qu'on l'aime LUI, comme il est... Qu'on parle d'adoption ou pas, d'ailleurs. Les choses sont plus complexes.

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  2. J'ai lu aussi un article sur le sujet, mais j'avoue que j'ai du mal à y croire. Le notaire ou l'homme de loi qui se prête à cet acte peut au moins avoir une conscience si les soit-disant parents n'en ont pas. Je me demande si ce genre d'info ne relève pas de la légende urbaine tellement j'ai du mal à y croire...

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