lundi 29 juillet 2013

Des ronces où ça !


Trois villages à coté de Teruel (la ville des amants) ont un nom lié aux ronces.

Tant d'insistance pourrait freiner l'envie de visiter ces lieux barricadés dans la montagne aragonaise, pourtant  n'écoutant que notre courage, nous avons répondu à l'invitation de Sylvia et avons délaissé notre côte catalane connue pour son hospitalité légendaire (si on parle catalan bien sur) pour affronter les sommets aragonais.
A l'arrivé, de bien jolies surprises.

Première étape: La chèvre des ronces 

Ici point de chèvre ni de ronces. Un charmant village de pierres sèches niché à plus de 1000 mètres qui a la particularité d'abriter une église "oufissime".

Cabra de Mora, ses cascades

Son église rococo (dans un village de 100 habitants!)
Avec ses angelots dodus
Dont certains échappés du plafond volettent sur les murs

Son sanctuaire du Saint Escalier
Le même qu'à Rome hein!
Sept ans d'indulgence à la clef, cela vaut bien des genoux cagneux :)




Et la récompense suprême, la Fideua de Pilar !


Deuxieme étape: Rubielos de Mora

Ne pas mélanger avec Mora de Rubielos. Attention concentrez vous !


De jolies rues étroites et fraîches entourés de fenêtres jalousées*
Des toits qui dissimulent sous leurs jupes des trésors d’ébénisterie


The retable muy gotico internacional ! Avec trois annonciations Olé!

 L’annonciation à sainte Anne dont je n'ai pas le détail puis:

L'anonciation à la vierge 
Et re-annonciation à la vierge qui apprend ainsi qu'elle dormira  au lieu de mourir.
Le bedeau a bien insisté (au moins quatre fois) sur le fait que la vierge n'est pas morte hein, elle a dormi.

Toujours pas de ronces mais bon, il nous reste le troisième village.

Etape Trois:  Mora de Rubielos 

Je mets fin au suspense tout de suite... tan dan! ... Pas de ronces.


Mais un château et une église muy tipicos 


Et El torrrro de fuego!

Le 27 juillet, jour connu par tous les français comme celui de l’arrestation de Robespierre, les jeunes de 18 ans du village observent un rite de passage à l'age adulte très espagnol et très arrosé.

Je vous plante le décor


On enferme un toro sous la mairie,


Puis on ferme la place avec des barrières métalliques 


Puis les jeunes attendent l'ouverture du toril 


Ils s'agglutinent dans une petite pièce et prennent place derrière des palissades ou se perchent le long des murs.


Lorsque tout le monde est perché, le taureau attaché à une corde derrière la porte (qu'il tente de fracasser à coup de cornes) est libéré et tiré immédiatement la tête dans un poteau prévu à cet effet (ouf !)


à ce moment là tous les jeunes descendent pour maintenir le toro. Pas moi :)


Ils lui attachent deux boules de crin résinées au cou et lui couvrent le dos d'argile


Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas particulièrement coopératif le toro.


Le feu est mis aux boules et un courageux, le tire par la queue pour permettre à un autre de couper la corde. Puis tout seul, ay varon! il le dirige de son mieux la tête vers la sortie et le lâche sur la place.


Ensuite les jeunes jouent à se faire peur :)


Voilà à travers mon oeil, les trois villages des ronces et leurs trésors.


Merci à Sylvia, ses parents, sa soeur et son beau-frère de nous avoir présenté leur joli coin d’Aragon et de nous avoir si bien accueilli, logé et sustenté.

La meilleure auberge espagnole de la région !

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