mardi 25 septembre 2012

#EGC:Les femmes sont-elles condamnées à seconder les hommes ?


Déjà la question nécessite une analyse.

Les femmes sont-elles condamnées ? Seconder les hommes serait donc condamnation et peut être  même à perpette.
Seconder les hommes ? Faut-il en déduire que dès la question, on place la femme en numéro deux dans un rapport de force ?
Et pour revenir au début de la question les femmes ? De quelles femmes parle-t-on ?
La question est déjà fournie en a priori non ?

Personnellement, je ne me suis jamais posé cette question avant, par manque de temps ou parce que je ne me suis pas sentie ni condamnée ni en position de seconde.

Mais bon, les états généraux du christianisme organisent un débat sur le sujet et du coup, je me dis que même si je pense qu’il n’y a pas de sujet (traduction libre de l’anglais there is no subject), il doit y avoir une interrogation partagée par de nombreuses personnes.

Donc les femmes sont-elles condamnées à seconder les hommes? 
Commençons au travail.
Les autres, je ne sais pas, mais moi, je n’ai jamais été une condamnée au « secondage » au boulot.
J’ai enchainé les postes et responsabilités dans le monde du BTP (pas spécialement féministe) puis du high-tech (plus feutré mais rempli de machos quand même) et je ne me suis jamais sentie seconde de qui que ce soit. 
J’étais dans une équipe, parfois la seule femme et mais jamais comme une femme. J’étais plutôt une co-équipière avec mes points forts et mes points faibles comme tout le monde. Je dirais même que mon regard « éventuellement »  spécifique était apprécié et tempérait les excès de testostérone.
Bon je reconnais que sur les chantiers, j’ai dû me faire accepter mais pas en m’offusquant, ni en hurlant au « sexual harassment », mais en faisant preuve d’humour (hein mon gars) comme les autres.

Bref, j’ai coulée d’heureuses années (pas toujours, mais bon, pas moins que les autres) sans me sentir seconde de qui que ce soit.
Il faut dire que dans le même temps, mon mari (service militaire oblige) avait du retard au démarrage dans la vie active, et pas moi (injustice qui a disparu les gars).

Par la suite, j’ai toujours été en position de manager et pas d’être managée professionnellement. Toutes les femmes ne sont pas dans mon cas je le sais mais j’en conclu quand même qu’il n’y a pas de condamnation.


Ok, pour un travail égal, les femmes sont moins payées. Ce n’était pas mon cas mais c’est en moyenne la réalité et c’est une aberration. Il faut continuer à avancer sur ce sujet.

On me dira aussi que le fait d’être mère condamne.
Condamne à quoi ?
J’ai personnellement 5 enfants  et je ne me suis jamais sentie condamnée.
J’ai fait un choix et je l’assume.

Non, je n’ai pas choisi de mener de front 5 enfants et mon activité professionnelle, j’ai un break pour les deux derniers. Mais j’ai fait un choix et je pense que mon mari en a fait un aussi dans le même temps.
Il a fait le choix de porter sur ses épaules l’entière responsabilité financière de notre famille et moi de porter la famille au quotidien.

Je suis peut être tombée sur une perle (hé hé je suis veinarde) mais chez nous il n’est pas question de premier et de second. Il y a une famille et chacun contribue à son bien-être.

Non, je ne suis pas la seconde, mais la coéquipière d’un coéquipier.

 Non, je ne suis pas condamnée. Pas plus que mon mari. Nous avançons ensemble.

Et si demain, je travaille (sous-entendu actuellement je me dore la pilule), je sais que nous y mettrons tous les deux du notre pour que le navire continue sa route sur les vagues, comme nous le faisons tous les jours.

Les femmes sont-elles condamnées à seconder les hommes? 
Les autres je ne sais pas, mais mon mari et moi avons choisi  de nous épauler mutuellement pour notre bien et celui de nos enfants. Et s’il y a condamnation, elle le concerne autant que moi.

Et pour la place des cathogirls dans l’église, je pense pour ma part que je suis bien dans mon rôle, humblement comme un membre du corps du Christ.

Et si je suis la main et non la tête, 

cela me convient et je vous la tends.


Sinon, il y a d'autres points de vue sur le Jour Du Seigneur.

jeudi 20 septembre 2012

Tu me calcules ou pas ?


Les maths, ce n’est pas mon fort mais je me lance, corrigez-moi si je me trompe.

3% de la population se déclare homosexuelle  (Chiffres de Tétu). Cela représente donc environ 2 millions d’individus.
Selon  une enquête de l’Insee, il y aurait 40000 Pacsés homme-homme ou femme-femme soit 2% des 3% précédents, soit encore 0.06% de la population française.
En parallèle, 35 % de la population est défavorable au mariage entre deux personnes du même sexe. Soit 32 millions de personnes.
Je pose la retenue et je retiens que le gouvernement va se fâcher avec beaucoup de monde pour contenter  la minorité d’une minorité.
Mais je vous avais prévenu,  je suis nul en math et j’ai oublié une donnée :
Cette mesure qui occupe les medias selon un pourcentage inversement proportionnel à cette population, coûte  0 !
Dans mon équation, il y a encore un facteur  à ajouter.
La mesure coûte Zéro en compta publique mais quel sera son coût pour les enfants qui pourront dès lors être adoptés par ces couples ? Voir à ce sujet: ici 

En plus d’être nulle en math, je suis dotée d’une empathie débordante (non quantifiable).
Je pense vraiment que 1+1 font 1  s’il y a de l’amour.
Les 65% de français favorables au mariage  « étendu » partagent-ils cette idée ou adoptent-ils la position nihiliste qui consiste à se dire que le mariage étant déjà démoli par les divorces, ça ne sera pas pire si quelques personnes du même sexe convolent ? Un peu des deux sans doute.
Peut-on dans ce cas-là parler de personnes favorables ?

Mais revenons à mes moutons.

En math il y a aussi des trucs bizarres, les inconnues.

Ce sont des x et des y.

Ils sont surtout inconnus de moi et j’ai définitivement cessé de comprendre quoique ce soit  à leur apparition sur le tableau noir.

Les inconnus dans l’équation de jour sont l’avenir des enfants, les demandes qui suivront celles du mariage et de l’adoption comme la gestation pour autrui par exemple.


Alors comme disent les jeunes: Tu me calcule ou pas* ?

*Tu me comprends ou pas

Karaté KT


Deux soirs de suite, réunion des parents pour le lancement de l’année de caté.

« Ah bon !  Ya pas de prof  ?  On paye et il faut faire le KT nous-même ?

-Et pour les horaires, parce que Théodule il n’a qu’un créneau le lundi de 18 à 19.

- Le Karaté, la musique, en semaine ce n'est pas possible, le samedi, il a les compétitions et le dimanche matin c'est impossible, c'est le seul jour ou on se repose.

- Mon ainée, je ne l’ai pas inscrit cette année, elle a fait sa première communion donc c’est bon non ? »

Et j’en passe...


Laisser venir à moi les petits enfants qu’il dit.



Alors, nous l'équipe KT, on va faire tout notre possible pour qu’ils puissent s’approcher de de Lui. 


Mais il ne faut pas oublier les premiers sur le chemin de la rencontre, les parents.

Alors certes, ils sont exigeants, leurs enfants sont surbookés etc. 

Mais ils sont là ce soir.

Merci aux parents qui font la démarche d’inscrire leurs marmots au KT.

 Ils font de leur mieux pour les petits enfants puissent venir vers toi.

.je te les confie ce soir dans ma prière.





dimanche 16 septembre 2012

Lettre ouverte à Hassan Nasrallah



Le Liban est cher à mon cœur  et je sais qu’il l’est au votre aussi.

J’ai été particulièrement touchée par l’accueil que les musulmans  et plus particulièrement les chiites ont réservé au Pape Benoit XVI lors de sa visite.

Il a parlé aux chrétiens du Liban mais aussi aux musulmans. Il vous a envoyé un message de paix, d’amour  et de fraternité.

Dans le même temps, un  fondamentaliste que je  n’ose qualifier de chrétien  a sorti un film que le Vatican a dénoncé comme étant  une « offenses injustifiée et une provocation »
Les réactions découlant de ce film ont entrainé la mort de plusieurs personnes dans le monde et l’attaque d’une église catholique au Nigeria.

Je vous rappelle le message du Pape aux jeunes musulmans :
« Vous êtes avec les jeunes chrétiens l’avenir de ce merveilleux pays et de l’ensemble du Moyen-Orient. Cherchez à le construire ensemble ! Et lorsque vous serez adultes, continuez de vivre la concorde dans l’unité avec les chrétiens. Car la beauté du Liban se trouve dans cette belle symbiose. Il faut que l’ensemble du Moyen-Orient, en vous regardant, comprenne que les musulmans et les chrétiens, l’Islam et la Chrétienté, peuvent vivre ensemble sans haine dans le respect des croyances de chacun pour bâtir ensemble une société libre et humaine.
Il a aussi dit : "Il est temps que musulmans et chrétiens s’unissent pour mettre fin  aux guerres."

Il vous a tendu la main. 
La refuserez-vous en risquant des morts comme celui de Tripoli samedi ?

Monsieur Hassan Nasrallah, oui ce film est comme vous l'avez dit une provocation de grands malades.  

Montrez au monde que vous valez mieux que l’engrenage de la haine.

Fraternellement 


samedi 15 septembre 2012

Mais, écoutons le !!!!


Alors voilà, d’un côté, un message de paix qui fait grandir en humanité et de l’autre des fondamentalistes de tous bords qui hurlent leur haine de l’autre.

Tristesse et fatigue

« Puissent les juifs, les chrétiens et les musulmans découvrir dans l’autre croyant un frère à respecter et à aimer pour donner en premier lieu sur leurs terres le beau témoignage de la sérénité et de la convivialité entre fils d’Abraham. Au lieu d’être instrumentalisée dans des conflits répétés et injustifiables pour un croyant authentique, la reconnaissance d’un Dieu unique peut – si elle est vécue avec un cœur pur – contribuer puissamment à la paix de la région et à la cohabitation respectueuse de ses habitants.  » ECCLESIA IN MEDIO ORIENTE (19)
Mais écoutons le !!!!

Cette exhortation s’adresse au Moyen Orient dans toutes ces composantes, mais aussi au monde, à moi, à vous.


Écoutons le aussi lorsqu’il nous donne la voie à suivre pour dépasser nos rivalités stériles et parfois meurtrières :

Nous devons être bien conscients que le mal n’est pas une force anonyme qui agit dans le monde de façon impersonnelle ou déterministe. Le mal, le démon, passe par la liberté humaine, par l’usage de notre liberté. Il cherche un allié, l’homme. Le mal a besoin de lui pour se déployer. C’est ainsi qu’ayant offensé le 1er commandement, l’amour de Dieu, il en vient à pervertir le second, l’amour du prochain. Avec lui, l’amour du prochain disparaît au profit du mensonge et de l’envie, de la haine et de la mort. Mais il est possible de ne pas se laisser vaincre par le mal et d’être vainqueur du mal par le bien (cf. Rm 12, 21).
C’est à cette conversion du cœur que nous sommes appelés. Sans elle, les ‘libérations’ humaines si désirées déçoivent car elles se meuvent dans l’espace réduit concédé par l’étroitesse d’esprit de l’homme, sa dureté, ses intolérances, ses favoritismes, ses désirs de revanche et ses pulsions de mort. La transformation en profondeur de l’esprit et du cœur est nécessaire pour retrouver une certaine clairvoyance et une certaine impartialité, le sens profond de la justice et celui du bien commun. Un regard nouveau et plus libre rendra capable d’analyser et de remettre en cause des systèmes humains qui conduisent à des impasses, afin d’avancer en tenant compte du passé pour ne plus le répéter avec ses effets dévastateurs.
Cette conversion demandée est exaltante car elle ouvre des possibilités en faisant appel aux ressources innombrables qui habitent le cœur de tant d’hommes et de femmes désireux de vivre en paix et prêts à s’engager pour la paix.
Or elle est particulièrement exigeante : il s’agit de dire non à la vengeance, de reconnaître ses torts, d’accepter les excuses sans les rechercher, et enfin de pardonner. Car seul le pardon donné et reçu pose les fondements durables de la réconciliation et de la paix pour tous  (Discours de Benoit XVI, prononcé au palaisprésidentiel de Baabda le 15 septembre 2012)


 Dans ce temps de débats sociaux en France, écoutons-le aussi :

Le défi constitué par la relation entre le politique et le religieux peut être relevé avec patience et courage par une formation humaine et religieuse adéquate.
Il faut rappeler continuellement la place de Dieu dans la vie personnelle, familiale et civile, et la juste place de l’homme dans le dessein de Dieu. Et surtout à cette fin, il faut prier davantage.ECCLESIA IN MEDIO ORIENTE (29)

Alors, je conclue avec espoir, prions, prions inlassablement pour la conversion des cœurs à commencer par le mien. 

Prions et pardonnons.


vendredi 14 septembre 2012

#PapeauLiban


Le Liban, un petit pays par la taille mais une grande place dans mon cœur.
J’y ai passé des années intenses et inoubliables.

Je ne vais pas vous raconter tout mais j’ai quelques anecdotes qui me reviennent à l’occasion de la visite du Pape dans le pays du lait et cèdre.

Tout d’abord, à mon arrivée, j’ai été bien étonnée de voir dans les villages des affiches annonçant la visite de sainte Thérèse au Liban en 2002. 
Je la pensais morte depuis bien longtemps mais au Liban, elle est toujours vivante.  
Ce ne sont pas ses reliques que l’on annonçait mais bien Sainte Thérèse.

Souvent, on me parlait aussi de "sainte Lourdes" et des prières qu'on lui adressait et cela que l'on soit chrétien ou pas;

Quelques temps plus tard, j’ai effectué la visite incontournable à Notre dame de Harissa. Et qu'elle n’a pas été ma surprise d’y croiser non seulement des chrétiens mais aussi presqu’autant de musulmans.

La Vierge au Liban, elle parle à tous et lors de son séjour, le pape fera de même et tous l’écouteront.

Alors au lieu de nous replier sur nos « franchouillards problems » prenons le temps d’écouter son message nous aussi. Il nous parlera surement.

Cérémonie de bienvenue à  suivre à 12h45 sur  http://www.ktotv.com   ou http://www.lejourduseigneur.com/ ou encore sur twiter #PapeauLiban. 


mardi 4 septembre 2012

Morale, la leçon et la pratique.


La morale va faire son retour à l’école nous dit-on.
Loin de moi l’idée de polémiquer sur le sujet, j’ai juste envie de vous faire partager ma nostalgie.
La morale, je m’en souviens.
Tous les matins, madame Fleury, mon institutrice écrivait une phrase au tableau. Juste en dessous de la date du jour. Elle commençait par nous raconter une histoire  édifiante puis venait le temps des questions pour nous faire réfléchir et enfin, nous sortions nos cahiers pour recopier date et maxime du jour.
Cela parait suranné et pourtant, je pense que ce petit temps de réflexion du matin m’a aidé à me construire.

Je précise qu'en 1950, je n'était pas en primaire 
L’histoire du grand père qui prend ces repas sous l’escalier pour ne pas dégouter les convives, celle de l’enfant qui trouve un portefeuille sur le trottoir  et tant d’autres encore.
En rentrant pour le repas de midi, j’en discutais parfois à nouveau avec maman et son avis conforme à celui de madame Fleury  confortait sa valeur pour moi.

Une fois devenue maman, je n’ai pas retrouvé ce moment dans le planning de mes enfants à l’école. J’ai donc compensé avec des petits livres (Justine, la petite souris ou arc en ciel le poisson etc) que les enfants amenaient à l’école de temps en temps pour partager avec les amis et leur instit.
Personnellement, je pense que c’est par la lecture et l’exemple (celui des parents et celui des enseignants) que la morale s’appréhende.

Mes enfants étaient très concernés par la  justice et son pendant l’injustice.
Que quelqu’un soit grondé sans raison ou à la place d’un autre et j’avais droit au retour de l’école à une bonne demi-heure de débat. (injustice, témoignage ou caftage etc.)
La violence verbale ou physique avait aussi sa place à notre table.
Les enfants différents (Dass, gens du voyage) s’invitaient aussi régulièrement.
Ma chance, je connaissais très bien les enseignantes qui étaient aussi des voisines et même parfois des amies et je prenais le temps de discuter avec les autres parents devant l’école.
Bref et pour résumer, la morale à l’école, je suis pour à condition qu’elle soit relayée à la maison sinon elle ne sert à rien.

Et si les préceptes moraux enseignés à l’école ne sont pas les miens ?  Personnellement, je ne suis pas inquiète. Sur les grands sujets abordables avec des enfants en primaire (Respect, violence etc.) je ne pense pas que je serai en désaccord avec l’enseignant.

On me dira, oui mais dans le monde actuel immoral ne vaut-il pas  mieux leur apprendre le chacun pour soi et à savoir se battre.
Je vous répondrais en reprenant les mots d’un de mes enfants.
« Tu nous a appris à être des gens biens et Papa est un exemple pour moi. Au moment des choix, j’y pense »

Pour conclure: Les leçons c'est bien, la force de l'exemple c'est mieux.

La morale cela se vit.

Ce n'est pas un brainwashing mais une ligne de réflexion à laquelle on se réfère, un exemple qui fait preuve et qui donne le courage d’être quelqu’un de bien dans un monde où il est souvent plus facile d’être le contraire.




PS : quelques définitions personnelles
Ma définition laïque du bien : Au-delà de notre devise nationale, je dirai que c’est  le respect des personnes au-delà des idées divergentes, des milieux différents etc.

Ma définition spirituelle du bien : Service, amour et espérance.


Monsieur Peillon veut enseigner la morale à l'école, à priori c'est louable et si sur certains points je suis en désaccord, j'expliquerai à mes enfants par l'exemple si je suis à la hauteur.