lundi 25 juin 2012

Un dimanche en famille, et quelle famille !


Une pose dans mon credo, le temps de vous  raconter mon dimanche en famille et quelle famille !

Déjà, toute la tribu était rassemblée. Les barbapapa au complet et nous étions en fête avec notre grande famille, les cathos du 78.

Une cathédrale bondée pour accompagner Charles-Henry et Xavier ordonnés prêtres.


C’était une grande première pour moi mais ce ne sera pas la dernière car dès l’an prochain 8 séminaristes seront ordonnés diacres en vue du presbytérat.

Certes, l’Eglise manque de prêtres mais je pense sincèrement que la chaine de prière qui a traversé notre diocèse à l’initiative de notre évêque porte ses fruits. Prier pour les vocations n’est pas une vaine prière. 
L'apprentissage du service y est aussi pour beaucoup que ce soit le  service de l'autel ou le scoutisme.


La cérémonie d’hier portera sans doute elle aussi des fruits auprès des nombreux jeunes qui y ont participé tant l’Esprit était présent au milieu de nous.

Une chose m’a occupé l’esprit (avec un petit e) en rentrant.
L’ordination est un engagement pour la vie comme le mariage, un mariage avec l’Eglise.
Cela m’a renvoyé à mon propre mariage.
Unis pour toujours et au service de la vie, prêtres et époux s’engagent  à cela.

C’est fou, c’est beau, ya pas de mots.

J'ai pensé aussi à leurs mamans et à une lettre que j'ai lu il y a un an. 
Elle était écrite par une maman de prêtre et retrouvée dans son missel après son décès. 
Je vous en livre quelques phrases:

"Merci Seigneur de ce don gratuit, splendide, sublime qui m’éblouit et fait se fondre mon âme,
Un Homme élevant sur l’autel le Corps et le sang d’un Dieu tout puissant, un homme qui porte mes traits…
L’Enfant que vous m’avez donné, du Prêtre,  je vous rends tout et uniquement à vous."

...

Merci 






dimanche 24 juin 2012

Mon Credo 1


Année de la Foi, il faut se remettre au Credo nous dit le Pape.

En fille obéissante (si, si, je peux), je compte donc en faire une prière quotidienne dès le jeudi 11 octobre (Inauguration officielle de l'année de la foi à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II).

Le Credo ? Vous savez ?  On le dit le dimanche à la messe.

C’est l’affirmation de notre foi en préparation à l’eucharistie.
Mais bien souvent, c' est un mantra catho que l’on répète, sans réfléchir.
Je parle pour moi bien sûr.

Le Credo donc.

Je prends le début .

Quatre mots. Ça va être vite fait. Et hop la !
Pour les néophytes il s’agit de : 

Je crois en Dieu.

Pas de problème, je crois en Dieu, donc je passe à la suite…

Oui mais non. En détachant les mots, je me dis qu’il va falloir creuser un peu quand même.

Déjà le premier mot : Je
Je. Ben c’est moi quoi !
Je, celle qui pense, qui est consciente d’être un être différent des autres, libre de ses pensées et de ses actes.
Je, la racine de la dignité humaine,
Je, ce corps qui agit
Je, qui raisonne sur ses actes.
Je, un être vivant pensant et moral.
Je, qui sait qu’Il est.
Bon ça commence fort, déjà  8 lignes pour un seul mot et je suis sure que de votre côté vous avez d’autres idées, mais bon, continuons.

Je crois
Aie, ce n’est pas simple ça non plus.
Je crois…Je suis sure ? Convaincue même si je doute parfois?
Personnellement, je pense que mon « je crois » signifie que j’ai confiance, que j’espère et donc que j’adhère à la suite.
Mon « je crois » n’est pas une croyance, fondée sur la peur de la mort ou l’incompréhension des forces agissant dans notre monde.
C’est une réponse d’amour à un immense amour que je perçois dans mon cœur, dans l’autre et dans la création.

Je crois en
Attention là, je ne crois pas à ; comme on croit à la victoire de l’USAP mais en, comme dans, je crois du fond de mon cœur.

Je crois en Dieu
Ouf ! le puzzle est reconstitué et c’est dit.
Il y a une variante : Je crois en un seul Dieu…
Merci pour la précision. Un  seul Dieu trinitaire.
Les premiers chrétiens ont longuement réfléchi au sujet et se sont suffisamment empoignés pour que je ne m’y mette pas à mon tour  et de toute façon, il va falloir en reparler plus loin dans le texte.

Dieu
En reprenant l’étymologie du mot, Dieu est
Lumière,
Puissance,
Grand plus que un.
Dieu, est celui qui est.

Mais pour moi, plus que tout, Il est
Amour,
Patience,
Vérité.
C’est ainsi que je le comprends et c’est en lui que je crois.

Une phrase méditée, sans théologie, juste avec les mots du cœur, c’est assez pour aujourd’hui, et c’est un bon début.


Je crois en Dieu. Oui ! 



PS: Vous trouvez ma réflexion bien pauvre ? Pour nourrir la votre, vous pouvez consulter les sites suivants:

Catéchisme de l'Eglise Catholique. La profession de foi. Je crois, nous croyons.

Prologue du commentaire de Saint Thomas d'Aquin sur le Credo http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/opuscules/06credo.htm#_Toc79369328

vendredi 22 juin 2012

L’abbé Pierre, tu connais ?



J’ai fait un petit sondage auprès de mes enfants et de leurs copains.

Bon, mes enfants, ils baignent dedans depuis leur naissance, mais qu’ont-ils retenu ?

La première chose dont ils me parlent c’est d’Emmaüs. Les plus grands se souviennent du temps où nous allions y acheter nos meubles. Le petit local au bord de la nationale 10 avec des gars sympas et pas très bavards qui nous aidaient à trouver la table de cuisine avec les 7 chaises nécessaires, les tables démodées qui servent encore de bureau à mes écoliers devenus étudiants. Toutes ces tables que nous ne pouvions pas acheter neuves, symboles d’une chaine de partage.
Ils ont grandi mais nous passons tous les jours devant la bicoque et pas une fois nous  n’oublions d’y lancer un regard d’amitié et de reconnaissance.

La deuxième chose qui leur vient, c’est la lutte de l’abbé Pierre pour les SDF. C’est grâce à sa colère que nous avons osé nous aussi ouvrir quelques fois notre porte  pour un repas, un lit, et beaucoup d’amitié.
« L’abbé Pierre, c’est celui qui montre que le message du Christ peut être plus qu’une parole ».


Et leurs amis ? 
Tous connaissent le petit bonhomme « habillé bizarre » qui crie sa révolte contre les riches qui accaparent tout. Je pensais qu’ils avaient vu le film « hiver 54 » mais non, c’est par Sniper qu’ils l’ont connu.  Ce groupe de rap conclut une de ses chansons, Jugement dernier, par un extrait d’un discours de l’abbé Pierre.

" Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides  et qui ayant tout, disent avec une bonne figure, une bonne conscience, nous, nous qui avons tout. On est pour la paix. Je sais que je dois leur crier à ceux-là : Les premiers violents, les provocateurs de toutes violences c’est vous ! Et quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits-enfants avec votre bonne conscience, au regard de Dieu vous avez probablement plus de sang sur vos mains d’inconscient que n’en aura jamais le désespéré qui a pris des armes pour essayer de sortir de son désespoir"

Je suis allé derechef sur les forums de jeunes, et à ma grande surprise, j’y ai retrouvé l’abbé bien présent au milieu d’eux pour leur laisser un dernier message.





Alors oui, l’abbé Pierre ils le connaissent et ils entendent eux aussi son message.

Au-delà de ses discours, ses actions continuent et son héritage est bien réel et concret. La fondation Abbé Pierre agit pour le logement des plus défavorisés.





Demain, au-delà du discours accusateur qu’ils apprécient, les jeunes  entendront peut être son appel à l’action et retrousseront leurs manches pour le service des plus pauvres.



Un lien à partager, à mettre dans vos favoris et à consulter dès le 3 juillet avec vos jeunes (et les autres aussi)






mercredi 20 juin 2012

J'ai une gueule de cliché ?


Bon, suite à un tweet obligatoirement réducteur puisque rédigé en 140 caractères, j’apprenais il y a quelques jours que tous les catho qui discutent avec une twitteuse de la TL sont tous contre l'avortement et l'euthanasie. Certains ont réagi en disant que ce n’était pas vrai que c'était des clichés et ils se sont aussi positionnés face à d'autres "clichés" sur les cathos. De mon côté, je tiens à donner mon avis sur ces "clichés" qui finalement me correspondent assez si on les explique en plus de 140 caractères. 

Je suis contre l'avortement : 
C’est plus compliqué que cela en fait. Je ne l'ai jamais fait, j'ai signé une décharge pour ne pas faire de test de dépistage de la trisomie parce que je ne souhaitais pas avorter et que je souhaitais offrir à mes enfants une grossesse paisible. Par contre, je suis prête à offrir mon aide aux personnes que je rencontre pour éviter cela et surtout je continuerai à les soutenir après, si elles y ont recourt.


Je suis contre l'euthanasie active:  
Ma grand-mère est partie sans souffrance et paisiblement  grâce aux soins palliatifs. Depuis plusieurs années, elle était bien diminuée et c’était dur à supporter pour moi et sans doute pour elle. Mais elle a attendu son heure parfois impatiente mais  entourée  d’amour et le rendant au centuple. Si j’avais pu la débrancher, je ne l’aurais pas fait. Par contre ses enfants ont refusé l’acharnement thérapeutique et ont demandé qu’elle ne souffre pas et parte paisiblement, dignement, son heure venue. 
Comment dire que la vie n'a plus de sens dans certains cas. Pour moi, le sens est, et cela sans exception, même si je ne le saisis pas toujours. 

Je suis mariée, mère de 5 enfants : 
Au Liban on me demandait si j'étais chiite et ici si je connais la pilule. Ah les clichés.
Ce n’est pas simple tous les jours, je ne suis pas sûre que cette situation durera toujours mais mon époux et moi faisons de notre mieux pour que cela dure parce qu’il nous semble que la vie sans l’autre serait bien vide. 
J’ai travaillé longtemps, pour mon épanouissement personnel certes, mais surtout pour pouvoir mener à bien le projet de vie de notre couple  et de notre famille, sans trop d’entraves financières. 
Lorsque nous avons choisi d'agrandir la famille et que le quatrième est né, j'ai choisi l'oisiveté de la vie de mère au foyer.

Mes enfants ressemblaient aux "Triplés" : 
Mais avec l'âge, cela leur a passé.  Il y a eu un hard rocker, un gothique, une hippie  et pour les suivants, j’attends de voir. 
Ce sont des gosses bien dans leur temps qui comme tous les jeunes cherchent à se donner un genre et qui, dans le même temps sont catholiques pratiquants, scouts d’Europe et toujours prêts à aimer et servir autour d’eux. 
Bref, mes triplés à moi ! Loin des clichés mais enracinés dans leur foi et leur Eglise. 
Eux aussi ont des amis qui sont différents mais ils les aiment sans se sentir obliger d’être toujours d’accord avec eux, sans imposer leurs idées mais sans non plus renier les leurs.

Je vais à la messe tous les dimanches : 
C’est là que je trouve l’énergie pour la semaine suivante. Un rendez-vous que je ne rate pas souvent  parce que je sais qu’Il m’attend et qu’Il a des choses à me dire et de la force à me donner. Ça n’a pas toujours été le cas et dans cette période, je me sentais peut être libérée d’une contrainte mais aussi bien seule. Quant à la prière, j’avoue que je peux mieux faire au quotidien mais nul n’est parfait.

J'ai une famille traditionelle : C'est vrai. Mes enfants sont tous du même père. Je n’en conçois aucune fierté. Je suis juste reconnaissante  d’avoir trouvé l’homme de ma vie qui me supporte et que je supporte dans les épreuves. Le résultat d’un cocktail de choix, de chance, et surtout d’amour. Il y a certes d’autres manières de concevoir sa famille mais la mienne me convient. J’aurai pu divorcer, faire des enfants hors mariage, ce n’est pas le chemin que j’ai choisi. Parfois c’était dur mais avec le recul cela en valait le coup.  

Mes enfants fréquentent l'école privée : oui,  parce que je souhaite le meilleur pour eux même si cela entraine des sacrifices financiers par ailleurs.

Mais: 

Je ne suis pas homophobe:  mon meilleur ami était en couple avec un autre homme et j'ai de très bons souvenirs de notre complicité. Il est parti il y a quelques années rejoindre le Père qui lui a certainement ouvert les bras. 
Je considère le mariage homosexuel comme une dénaturation du mariage civil mais comme il n'a aucune valeur pour moi, je ne me battrai pas pour ça. 
Quand à l'adoption, elle existe dans les faits depuis l'autorisation de l'adoption par des célibataires et la jurisprudence a fait son oeuvre en ce sens aussi. 

Ah j'allais oublier et pourtant on sort à peine de plusieurs mois d'élections. Je suis de gauche lorsqu'elle n'est pas étatiste et démagogiquement libertaire et je suis de droite lorsqu'elle est juste et non adoratrice du veau d'or. Je souhaite me trouver le plus loin possible des extrêmes et donc je suis au centre faute de mieux avec une  tendance à l'indignation ;) 


Je réponds donc à plusieurs des clichés sur la catho mais je sais surtout que je ne suis pas une "parfaite".  Il y a bien des cailloux sur mon chemin. 
Je fais de petits arrangements avec la doctrine. 
Je suis en chemin et je reconnais mes faiblesses. 
Plutôt que de rejeter les enseignements de l’Eglise, je demande dans la prière  la force de pouvoir m’y conformer toujours plus  car je suis convaincue qu’ils donnent la vie et je remercie le Seigneur de m’accompagner fidèlement. 

Je suis catho, humblement, pas comme on porte un étendard mais comme une femme qui cherche son chemin dans ce monde, qui ne juge pas les autres pour ne pas être jugée, qui prie et offre son aide à ceux qui cheminent à côté d’elle.

Bref une catho... de mon mieux et si c'est un cliché, je l'assume.

lundi 11 juin 2012

Pierre, et le respect de l’autre


Je profite de mon blog pour vous faire lire et peut être découvrir le témoignage de Monseigneur Pierre Claverie, évêque d’Oran de 1981 au 1 er aout 1996 date à laquelle il a été assassiné avec son chauffeur, ami et frère.

 Dans cette première partie, lisons les mots de cet homme plongé dans la tourmente des années de terrorisme et  laissons raisonner ses mots qui gardent aujourd’hui toute leur force et leur pertinence y compris de notre côté de la méditerranée.

Eyedea Presse
" J’ai passé mon enfance dans la bulle coloniale. Non qu’il n’y ait eu  de relations entre les deux mondes loin de là mais dans mon milieu social, j’ai vécu dans une bulle ignorant l’autre, ne rencontrant l’autre que comme faisant partie du paysage ou du décor que nous avions planté.

Peut-être parce que j’ignorais l’autre, ou que je niais son existence, un jour, il m’a sauté à la figure, il a fait explosé mon univers clos qui s’est décomposé dans la violence mais est ce qu’il pouvait en être autrement et iI a affirmé son existence.
L’émergence de l’autre, la reconnaissance de l’autre l’ajustement à l’autre, sont devenus pour moi mes hantises. C’est vraisemblablement ce qui est à l’origine de ma vocation religieuse. 

Je me suis demandé pourquoi étant chrétien, pas plus que les autres, fréquentant les églises comme d’autres, entendant des discours sur l’amour du prochain, durant toute mon enfance, jamais je n’avais entendu dire que l’arabe était mon prochain. Peut-être l’avait on dit mais je ne l’avais pas entendu. 
Je me suis dit désormais plus de murs, plus de frontières, plus de fractures, il faut que l’autre existe sans quoi nous nous exposons à la violence, à l’exclusion, au rejet. 
J’ai donc demandé après l’indépendance, à revenir en Algérie pour redécouvrir ce monde ou j’étais né mais que j’avais ignoré. 
C’est là qu’a commencé ma véritable aventure personnelle, une renaissance, vivre avec l’autre, découvrir l’autre, entendre l’autre, se laisser aussi façonner par l’autre. 
Cela ne veut pas dire perdre son identité, rejeter ses valeurs, cela veut dire concevoir une humanité plurielle, non exclusive.

Dès que nous prétendons, dans l’église catholique nous avons la triste expérience, posséder la vérité, ou parler au nom de l’humanité, nous tombons dans le totalitarisme et dans l’exclusion. Nul ne possède la vérité, chacun la recherche. Il y a certainement des vérités objectives mais qui nous dépassent tous et  auxquelles on ne peut accéder que par un long cheminement, et peu à peu en recomposant cette vérité là en glanant dans d’autres cultures, dans d’autres types d’humanité ce que les autres aussi ont acquis, ont cherché dans leur propre cheminement vers la vérité.

Je suis croyant, je crois qu’il y a un Dieu mais je n’ai pas la prétention de posséder ce Dieu là, ni par Jésus qui me le révèle, ni par les dogmes de ma foi. On ne possède pas Dieu, on ne possède pas la vérité et j’ai besoin de la vérité des autres.

On parle de tolérance, je trouve que c’est un minimum mais je n’aime pas trop ce mot car cela suppose qu’il y a un vainqueur et un vaincu, un dominant et un dominé et que celui qui détient le pouvoir tolère que les autres existent. Je préfère parler de respect de l’autre."

vendredi 8 juin 2012

Des nouvelles de Joana

Vous vous souvenez, en janvier, je vous parlais de Joana.  
J'ai eu de ses nouvelles aujourd'hui.


Fin mai, ses employeurs, ont réglé le problème. 
Voyant qu'elle était soutenue et qu'ils ne pouvaient pas faire ce qu'ils voulaient avec elle, ils l'ont amené à l’aéroport  sans la prévenir et l'ont renvoyé aux Philippines. 
Bon, ils ont oublié au passage de lui régler ses salaires mais cela aurait pu être pire.


Nombreuses sont les philippines qui croupissent en prison parce que leurs employeurs les ont accusé de vol pour s'en débarrasser sans avoir à payer le billet de retour et les salaires. 


Nombreuses aussi celles qui s'enfuient et qui deviennent des clandestines car leurs employeurs ont gardé leurs papiers. 


Au Liban, là ou je l'ai rencontré, les choses commencent à changer. Le gouvernement suite à une sordide affaire a décidé de légiférer.  


Joana est donc à Manille depuis 15 jours, mais elle ne rentrera pas dans son village. 
Elle va repartir pour une autre destination car elle n'a pas le choix. 


Prions pour qu'elle tombe cette fois ci sur de bons employeurs.

jeudi 7 juin 2012

Vomito

Bon, grosse crise de mauvaise humeur aujourd'hui.


Sur le net tourne un certain nombre de vidéos horribles, des scènes de décapitations par exemple ou encore des corps brûlés devant une église.
Certains de mes contacts, les postent sur leur mur à mon grand dégoût.


Oui je sais que les chrétiens sont persécutés mais poster ce genre d'images relève pour moi non d'un appel à la prise de conscience mais d'un appel à la haine.
Nombreux sont ceux qui tombent dans le panneau des tenants de la lutte anti-islamisation.
Il y a quelques temps, Atlantico, un journal qui n'a rien d’extrême, rapportait un attentat devant une église au Nigeria. 
De bonne foi, le journaliste illustrait son propos d'une photo trouvée* sur le net et qui en fait avait été réalisée des années avant lors de l'explosion d'un camion citerne au Congo. A sa décharge, la photo avait été utilisée frauduleusement par un site identitaire et islamophobe responsable de la supercherie qui ne trouvant pas d'image de l'attentat  en a renommé une, prise ailleurs pour marquer les esprits.


Ces derniers jours, c'est la décapitation d'un jeune qui """serait""" tunisien et converti au christianisme qui affole la toile. Sa première diffusion fut sur la télévision indépendante FaraeenTV, propriété de Tawfiq Okacha journaliste sur les chaines publiques et membre du PND, le parti des Moubarak. 
Là encore, la vidéo est au service d'une idéologie: "Ne votez pas pour les frères musulmans, regarder en Tunisie, il ont choisi les frères musulmans et voilà ce qu'il se passe."
De plus, aucune information n'est donnée sur cette vidéo. Ni la date de cette barbarie, ni l'identité du jeune et de ses bourreaux dont l'accent est plus irakien que tunisien.  Bref de la belle ouvrage en matière de propagande à destination des égyptiens reprise par les extrémistes bien de chez nous et diffusée largement par des internautes abusés.


Un acte barbare, une vidéo que j'aurai honte de visionner par respect pour ce pauvre homme, une récupération haineuse et pour couronner le tout des internautes voyeurs qui alimentent leurs peurs à bon compte.


Alors comme le dit ma fille: "vomito" 




 PS: Merci à mon contact d'avoir retiré la vidéo de son mur.


* La photo a été retirée dès que la méprise a été révélée.

dimanche 3 juin 2012

The only fear is laisser faire


Lors de la confirmation de mon fils, j’ai compris qu’en matière de foi, il faut laisser faire ou plutôt se laisser faire.
Nous sommes habitués à être dans la maitrise au quotidien, dans l’image et peu à peu, nous nous formons une carapace qui est de plus en plus difficile à quitter.
Nous multiplions les activités qui donnent de nous une image qui nous l’espérons correspond à celle du chrétien.
On nous parle du chrétien comme quelqu’un qui doit voir dans l’autre un frère, qui doit être amour et  nous en sommes convaincus.


Mais comment l’être en vérité si nous ne sommes pas capables de laisser tomber les masques et les armes. 

Comment accueillir si nous sommes fermés?

C’est valable  dans nos rapports sociaux mais cela l’est aussi dans notre dialogue avec Dieu.

Pour l’entendre, pour que l’Esprit Saint agisse en nous, il faut laisser faire.



J’ai l’exemple récent d’un jeune qui  a bataillé plusieurs années, déployé des trésors d’énergie  pour occuper son temps et son esprit. (Études, scoutisme, jeux vidéo et tout et tout)
Un jour, il a décidé de laisser l’Esprit Saint faire. Il commence son année de discernement  à la rentrée.
Je pense aussi aux services en paroisse ou au bénévolat, qui sont certes une mission principale du Chrétien  mais qui peuvent aussi nous éviter le face à face et la réelle conversion.


Faire, et ne pas laisser faire.

Ne déployons nous pas des trésors d’énergie  pour ne pas laisser faire l’Esprit en nous ?

La question est peut-être plus profonde, avons-nous confiance en Dieu au point de le laisser faire ?

Pourtant laisser faire l’Esprit est un préalable indispensable pour faire vraiment.