jeudi 31 mai 2012

Pentecôte, l'Esprit Saint, tout ça ...



Vous allez penser que je suis une horrible sentimentale ou que  j'ai le coeur plein de peines grosses comme ça.
Vous aurez sans doute en partie raison. 
Pourtant habituellement, je suis plutôt quelqu'un qui se maîtrise en public.
Mais voilà j'ai pleuré. 
Pas des gros sanglots qui bouillonnent, juste des larmes qui coulent doucement. 
Sans tristesse.
Et le pire c'est que ce n'est pas la première fois.
Je ne suis pas très portée sur les réunions type effusion de l'esprit, sur les prières fraternelles avec impositions des mains. 
J'ai tendance à me carapater vite fait après les louanges pour éviter le truc. 
Cela me rappelle les spectacles de GodTV que j'ai pu regarder à l'étranger avec transes et tout. 
C'est comme l'adoration, pendant longtemps, je n 'ai pas été très pratiquante. 
Je regardais de loin en me protégeant en fait de la rencontre qui bouscule tout.
La prière c'est bien mais point trop n'en faut.


Et pourtant, il me suffit d’entendre et chanter 


Jésus, toi qui a promis d’envoyer l’Esprit
A ceux qui te prient,
ô Dieu, pour porter au monde ton feu
Voici l’offrande de nos vies.

Pour sentir les larmes couler sur mon visage.



Pas de quoi pleurer?


Je trouve ça si beau, qu'il suffise de prier, de demander pour recevoir cette force.
J'en suis chaque fois toute retournée.

Tant d'amour à recevoir, c'est énorme et cela change la vie.


Alors je pleure des larmes de gratitude, le sourire aux lèvres.


vendredi 25 mai 2012

Annoncer la Bonne Nouvelle dans toutes les langues



Pentecôte, c’est l’esprit qui vient sur ceux qui l’appellent  et qui leur donne la force et  la langue pour témoigner. 
Les résultats sont parfois
Explosifs …

Gnangnan ….

Effusants, dépaysants, inspirants, bref, il y en a pour toutes les oreilles et tous les cœurs.

Personnellement, j’aime beaucoup ces temps de louange. Dans notre paroisse, les  jeunes étudiants nous proposent leurs mots et leurs chants tous les vendredis*
Chanter, taper dans les mains, esquisser un pas de danse ou plus parfois. Bref louer Dieu.
Et pourtant...
Au risque de passer pour une vieille rétrograde, j’ai plus de mal lorsque ces expressions s’invitent à la messe.

J’ai participé à des messes en arabe, en camerounais, en espagnol ou en portugais. Partout, j’ai ressenti cette même ferveur, cette même foi en la présence du Christ dans l’eucharistie.

Mais j’ai été peinée de voir  pendant la messe d’un grand rassemblement de jeunes , certains taper dans leurs mains en battant la mesure du pied pendant le Kyrie
Non pas que je sois une tenante "des chants en latin ou rien" mais le Kyrie en tapant dans les mains...

Certes il faut parler aux jeunes dans leur langue,  mais il faut que la traduction soit fidèle à la parole. La messe, n’est pas un concert de rock c’est bien plus que ça.

Attention de ne pas perdre le message dans son adaptation au temps.

Que l’esprit souffle pour nous inspirer le bon ton, la bonne parole et le bon son dans nos célébrations pour que tous soit un.

 Et quoiqu’il en soit, louons le Seigneur


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DoNILto_HXg

mardi 22 mai 2012

Bien Entourée


Bon, tous les ans comme tout le monde, je prends un an de plus.
Cette année j’affiche  48 au compteur dont la moitié, 24 avec mon époux. C’est mathématique, mais c’est surtout un sacré chemin.
En soit, cela n’intéresse personne en dehors de mon cercle familial mais cette année, le 23 mai, mon anniversaire tombe entre le 22 et le 24.
Comme tous les ans me direz-vous.
Certes mais cette année, j’ai décidé que les nombres avait un sens. 
C'est une grande nouveauté car les nombres pour moi "c'est de l’algèbre" et je ne suis pas adepte de numérologie non plus.

Voyons donc.

Le 22
C’est la grande veillée pour la vie, moment de prière durant lequel je remercierai le seigneur de m’avoir permis d’accueillir cette vie dans mon couple et je prierai pour qu’il veille sur tous ses enfants.
C’est aussi la fête de Sainte Rita, la patronne des causes désespérées. Hum.. hasard de calendrier ? 
J'en profite pour lui rappeler mes amis libanais qui ont une grande dévotion pour elle.

En tout cas, c’est bien agréable de l’avoir pas loin pour le cas ou.

Le 24
C’est la fête de la translation de Saint Dominique.  Tiens il est à coté lui aussi ?
Le père des prêcheurs c’est plutôt sympa comme voisinage pour une élève du dit ordre qui est sans doute désespérante pour ses professeurs.

Reste le jour dit 23
Là encore je suis bien chanceuse.
Un petit pèlerinage à Lisieux avec les jeunes de l’aumônerie accompagnée du  message du jour  « qu'ils soient un ».
Une fin de soirée en famille.

Bref, je suis bien entourée en ce jour.

Merci Seigneur pour cet entourage, aide-moi à ne pas en faire une tour bien fermée dans laquelle je ronronnerai bien contente et à l'ouvrir toute grande aux autres.

dimanche 20 mai 2012

Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.


Vendredi soir, j’étais toute émue et toute gaie.
Un gentil petit mail quelques jours plus tôt, m’invitais  à venir écouter le témoignage d’Alexandre.
Il désirait que l'on vienne l'entourer afin de pouvoir partager avec nous son témoignage sur sa vie de chrétien à la paroisse.
Alexandre, je l'ai connu petit. Sa maman et moi nous connaissons depuis le lycée. Ensemble, nous avons traversé les joies, les larmes, le caté et le reste.
En grandissant, il est devenu un pré-ado casse pied, mais bon, il faut que jeunesse se passe.

 Il nous a accompagné sur le chemin de Saint Jacques en traînant les pieds et pourtant cela reste un très bon souvenir pour toute la famille et pour lui aussi j'en suis sure.

Le temps a passé, et ce garçon s'est construit pas à pas malgré les difficultés. Il est devenu le jeune homme que nous avons retrouvé après nos expatriations. 
Il était plus grand (très grand même), souriant et surtout si mur et si paisible.
Chef scout, responsable des servants d’autel, animateur de l’aumônerie, il a répondu présent aux appels de bon cœur et sans trop réfléchir. En fait, il l'avoue lui-même, il ne voulait pas trop réfléchir et les services en plus des études, cela permet de ne pas trop réfléchir. 

Un jour pourtant, le jour de l'ascension, en 2009, il a été touché en plein cœur, en pleine âme. Cette vocation qu'il refusait d'envisager, il a senti qu'il devait y réfléchir et que finalement, pourquoi pas lui.
"Juste avant le début de la messe de l’Ascension, j’ai senti un grand bouleversement en moi, une grande force m’envahir mais aussi une grande tristesse. Je décide donc de sortir de l’église pour éviter de me mettre à pleurer devant le jeune. Et là seul face au Seigneur, je me rends compte que je suis appelé à changer, à faire le ménage dans ma vie. 
En effet, depuis pas mal de temps, je jouais à un jeu en ligne appelé « Ogame ». Tous ses services d’église n’étaient pas suffisants pour occuper mon esprit, il fallait donc ajouter d’autres choses. J’ai pris vite pas mal de responsabilité dans l’équipe de modération. Le 21 mai 2009, je cumulais 3 rôles dans cette équipe.
J’ai donc pris conscience que le Seigneur me demandait de m’offrir du temps pour moi, pour lui. Aujourd’hui, je me rends compte qu’il ne m’a pas dit « Sois prêtre ! », mais « Prends du temps ! ». Quelle superbe liberté !""
Lorsqu’il a accepté d’être responsable des servants d’hôtel il s'est dit « Tu viens de devenir responsable des servants d’autel et cela pour une durée maximum de 3 ans. Dans trois ans, il faut que tu sois capable de choisir le chemin vers lequel tu es appelé. En gros, soit tu gardes ton aube, soit tu la rends. »
Alors, il a réfléchi et surtout il a cessé de se trouver des excuses pour dire non.
Sur son chemin, il a fait de multiples rencontres qui lui ont permis de mûrir son choix. Des prêtres géniaux, Pierre, Jacques-Bertrand, François, Bruno, Thierry, Ernest.
Nous, nous avons discrètement prié pour qu'il décide en liberté de suivre ce chemin ou pas. Nous avons écouté sans chercher à l'influencer ses p'tites confidences.
En recevant ce mail  vendredi soir, nous avons compris qu'il avait fait un grand pas sur son chemin de foi. 
Alors nous étions là.
A la rentrée, il va rejoindre la Maison Saint Jean Baptiste pour une année de discernement.
C'est un homme génial et quel que soit la suite, nous serons toujours là pour lui.
Portez-le dans vos prières.

Père,
Qui as voulu avoir besoin des hommes
pour que soit portée à tous
la Bonne Nouvelle du Salut,
vois notre Eglise des Yvelines
qui te supplie avec confiance.
allume dans le cœur de tous les jeunes
l'enthousiasme et la joie pour l'Evangile.
Donne-nous en grand nombre
les prêtres dont nous avons tant besoin.
Ils seront signe de ta miséricorde
dans notre monde en quête d'amour.
Ils distribueront généreusement
le pain de ta Parole
et celui de l'Eucharistie
aux affamés de justice et de paix.
Nous te le demandons par ton Fils,
Jésus, le Bon Pasteur,
qui règne avec Toi et le Saint Esprit
maintenant
et pour les siècles des siècles.
Eric Aumonier – Evêque de Versailles


vendredi 18 mai 2012

On s'habitue à tout ?


La famille, les types de famille, c’était le sujet de l'interview de madame Dominique Bernotti, ministre de la famille sur France Info. Après écoute, j'ai essayé de réfléchir au sujet.

Couples divorcés. Avec le temps et surtout la multiplication de ces situations. On s’est habitué. Après tout, qui est à l’abri de se retrouver du jour au lendemain dans ce cas ? On est tout au plus peiné pour les enfants et pour les complications que cela va entraîner.

Unions libres. Finalement, si c’est pour divorcer, autant ne pas se marier.  Ben oui quoi, puisque le mariage ça ne dure pas. Et de toute façon, les enfants sont « protégés » en cas de séparation  comme dans le cadre du mariage non ?


La conséquence de ces unions non pérennes, la multiplication des familles monoparentales.
Là encore, on s’est habitué mais que l’on ne vienne pas me dire que ces familles sont à égalité avec les familles dotées de deux parents.
Ce sont statistiquement les plus touchées par la précarité et plus que majoritairement des femmes seules qui se débattent sur tous les fronts. Il va y avoir une augmentation de l’allocation de rentrée scolaire de 25 %. Je pense personnellement que c’est une bonne mesure. Mais l’argent ne fait pas tout. Etre seule pour élever ses enfants restera très difficile.

Dominique Bertinotti, Ministre de la famille vient de se prononcer sur ce sujet : Les familles  sous leurs formes multiples, classiques, recomposées, homoparentales ou monoparentales doivent avoir les mêmes droits et le même regard de la société.

Les mêmes droits.
Protéger les enfants des choix de vie (ou pas)  de leurs parents c’est le rôle de la loi.

Le même regard.
S’il s’agit de ne pas stigmatiser des enfants qui n’y sont pour rien, bien sûr.

Mais faut-il pour cela renoncer à dire que la famille classique est celle qui permet le plus facilement d’élever les enfants ?

Où doit-on s’habituer à dire le contraire ?

mercredi 16 mai 2012

Hier soir, j'ai sacrifié Docteur House.


Hier soir, Monseigneur Dubost est venu dans ma paroisse donner une conférence sur le dialogue entre chrétiens et musulmans. 

A priori, je n’étais pas très motivée par le sujet mais bon, un Monseigneur qui passe à deux pas de chez moi cela vaut de sacrifier docteur House.

Je ne vais pas vous faire un compte rendu exhaustif de son propos mais vous  retranscrire les passages qui m’ont interpellés et  les questions qu'ils ont fait surgir dans ma p'tite tête.

Avec l’islam, le problème majeur n’est pas religieux mais culturel.
En Europe, depuis les lumières nous avons déconnecté la culture du religieux.  Ailleurs, toutes les cultures sont religieuses (Dieux, ancetres, etc) ; Lorsque des personnes viennent en France, en plus du déracinement, elles vivent un choc culturel en réalisant que dans notre société, le « savoir vivre » (coutumes, manières de faire et de réfléchir) est organisé sans référence au religieux .

Avec l’islam, le problème n’est pas religieux, il est social.
Les français sont surtout racistes à l’égard des pauvres.  (voir à ce sujet  http://www.atd-quartmonde.fr/Les-idees-fausses-ca-suffit). Ou encore http://jonastree.blogspot.com/2012/03/indignes-vous.html
Or il se trouve que l’islam en France est la religion des pauvres.

Avec l’islam, le problème est la difficulté du lien social.
Le père, le patron, le parti ont de moins en moins d’influence.  Le centre-ville dans les banlieues est bien souvent un centre commercial (les murs ne racontent rien de la culture, ils renvoient seulement à la consommation inaccessible)
La crise économique, sociale, politique et même spirituelle se sent plus en banlieue.  Minoritaires,, non intégrés à la société qui consomme, ils cherchent une identité et trouvent dans l’islam une structure.
La concentration par quartiers amène en plus peu à peu à se sentir obliger à porter des marqueurs sociaux (voile, halal etc).
L’islam est une possibilité de se rassurer dans un monde sans repères. L’observance de rites crée un cadre.

En sortant de cette conférence je me suis fait plusieurs réflexions.

La première :
Nous catholiques, ne vivons-nous pas aussi notre religion comme un moyen de nous rassurer ? L’observance de rites (la messe du dimanche)  et l’adoption de marqueurs sociaux (le serre tête par exemple  ) ne sont-ils aussi de notre côté un moyen de vivre notre position minoritaire ?
N’avons-nous pas aussi une tendance au repli sur nous-même dans une société relativiste et fondée sur la consommation ? Bref sommes-nous si éloignés que ça dans notre ressenti social en dehors du fait que notre religion est plutôt une religion de riches.
Je caricature bien sûr on trouve de riches musulmans dans le 16 ème et de pauvres catholiques à Trappes mais je remarque quand même, que les musulmans du 16 eme nous dérangent beaucoup moins que ceux de la banlieue.


Ma deuxième réflexion :  
La solution n’est donc pas dans la crispation sur l’islam mais dans le traitement économique et social de la pauvreté et dans la relance de l’ascenseur social. Sois dit en passant, c'est aussi cela qui réduirait beaucoup d'autres positions extrémistes.

Ma troisième réflexion :
J’ai mon rôle à jouer au quotidien en tant que chrétienne.
Personnellement, j’habite en banlieue et je peux déjà changer mon regard sur l’autre.  Entamer le « dialogue du caddie », voir dans la femme devant moi à la caisse ce qui nous rassemble  (nous sommes deux mères de famille) et être curieuse et bienveillante sur nos différences. 
Je sais c’est peu mais c’est déjà beaucoup.


Voir le frère dans l’autre et faire un pas vers lui.

Sacrify doctor House and  get out my house



dimanche 13 mai 2012

Comme...

Un dimanche de Pâques, le sixième. 


On est bien installé dans la joie de la résurrection. On est bien au chaud, ronronnant en attendant les prochaines étapes.


Mais ce dimanche, il fallait sortir de la ouate pour entendre résonner dans le choeur  LA phrase qui résume à elle seule toute notre foi . 


Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimé. 




Comme elle sonne bien cette petite phrase, on dirai un slogan hippie.


Peace and love, youpi!!!


Bien souvent, les gens qui ne connaissent pas grand chose de notre foi connaissent au moins cette phrase même s'ils en omettent la fin.


"Aimez vous les uns les autres" et "tend la joue gauche" résument pour beaucoup le délire du chrétien bisounours un peu niaiseux.


C'est si beau mais béat et même bête à ...
Et pourtant s'ils savaient comment un simple petit mot peu tout changer.


COMME


Aimez vous comme je vous aime.
Attention, on est plus à Hippieland, ce COMME il change tout. 


Jésus nous demande de déployer le même amour que le sien...
Il nous demande d'aimer jusqu’à donner notre vie pour l'autre.


Et là on rigole moins.
Nous appelle t'il à mourir pour nos frères? 
C'est une interprétation mais étant peu portée au martyr ces jours ci, je pense qu'il nous demande plus simplement mais c'est tout aussi exigeant, d'offrir notre vie pour nos frères.


Offrir sa vie, c'est la diriger vers l'autre et non la garder pour soi. 


Aimer comme Jésus nous aime c'est accepter de prendre l'autre comme ma priorité.


S'ils savaient ceux qui ne connaissent pas le COMME, ils nous prendraient non plus pour des idiots mais pour des fous. 


Si j'aime comme Jésus, j'offre ma vie, mon temps, mon argent pour mes frères.


Et moi finalement, ce COMME suis je prête à l'assumer dans ma vie ? 










samedi 12 mai 2012

Histoire d’une âme


Histoire d’une âme

Je dois accompagner les collégiens à Lisieux dans quelques jours. Pour ne pas passer pour une ignare totale, j’ai acheté « Histoire d’une âme » de Sainte Thérèse pour me documenter un peu. (Conscience professionnelle de bénévole catho).
Je pensais lire une biographie dégoulinante de bondieuseries ou pire le récit de mortifications martyrisantes.
Et pan,  touchée à l’âme.
Je ne vais pas étaler ma science toute récente, mais juste vous citer quelques phrases et vous encourager à lire son  témoignage.


Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est Juste, c’est-à-dire qu’Il tient compte de nos faiblesses, qu’Il connaît parfaitement la fragilité de notre nature. De quoi donc aurais-je peur ?
Je m’appliquais surtout à pratiquer les petites vertus, n’ayant pas la facilité d’en pratiquer de grandes.
Je ne crains qu’une chose c’est de garder ma volonté, prenez-la, car  je choisis tout ce que vous voulez.
Je ne compte pas sur mes mérites n’en ayant aucun, mais j’espère en Celui qui est la Vertu, la Sainteté Même, c’est Lui seul qui se contentant de mes faibles efforts m’élèvera jusqu’à lui.



Et pour finir un extrait d’un de ses poèmes qui fait du bien à l’âme.

Il est des âmes sur la terre
Qui cherchent en vain le bonheur
Mais pour moi, c’est tout le contraire
La joie se trouve dans mon cœur
Cette joie n’est pas éphémère
Je la possède sans retour
Comme une rose printanière
Elle me sourit chaque jour.


PS: Oui je suis assez honteuse de ne pas m’être penché plus tôt sur les écrits de cette toute petite grande sainte, mais je compte bien me rattraper. 
Et tenter de suivre son exemple de charité, d'humilité et d'amour, mais c'est pas gagné :)

mercredi 9 mai 2012

Marhaba


Soyez la bienvenue. 
Cette phrase, je l’ai entendu bien souvent quand je vivais au Liban.
Depuis mon retour en France, j’ai la nostalgie de cet accueil a priori, sans a priori. 
Alors comme souvent quand un truc me tracasse, j’ai ouvert ma bible.
Accueillir comme le Christ accueillait.

Pas facile en fait, car il a le don pour accueillir de drôle de gens.
(Une  femme adultère, des lépreux, des aveugles, des infirmes, des publicains, des femmes de mauvaise vie, des enfants, des vieillards)

En plus, il ne leur ouvrait pas la porte de son cœur du bout des doigts avec la chaine de l’entrebâilleur  bien bloquée.
Il les accueillait avec respect, patience, amour. Il était  prêt à les écouter sans les culpabiliser.

Aujourd’hui, je me sens bien incapable d’accueillir l’autre comme le Christ accueillait et finalement, je me sens aussi bien incapable d’accueillir le Christ inconditionnellement.

Je peux juste, comme sainte Thérèse en formuler le désir, lui demander son aide pour dépasser les barrières que je dresse et renaitre à l’amour.

« Je n'ai d'autre secours que renaître à l'amour,
Et soumettre ma vie au souffle de l'Esprit.
Je n'ai d'autre secours que renaître à l'amour. »

lundi 7 mai 2012

Âne de Buridan ?



Jusqu’au dernier moment, j’ai refusé de voter pour la droite comme pour la gauche ne me retrouvant dans aucun des deux candidats et n’étant pas adepte du « moins pire ».  

J’ai finalement voté pour Sarkozy non pas par adhésion mais parce que je souhaitais marquer ma désapprobation  devant la  victoire de Hollande (les résultats étant déjà connus à l’heure où j’ai voté).

Raconté comme ça, cela parait bien puéril et pourtant.

Mon vote au second tour était finalement secondaire (limite inutile) et surtout bien loin de mes convictions. 


Les trois options qui se présentaient avaient toutes des inconvénients.

Et bien sur, je ne me permettrai pas de critiquer ceux qui ont choisi une option différente.



Pour la suite, c’est plutôt simple.

La droite dites populaire et ses idées sont définitivement incompatibles avec mes convictions.
La gauche et son discours libertaire aussi.

Donc, soit une troisième force émerge  et reprend le flambeau de l’humanisme. 
Soit, je commence à découper mon bulletin pour la prochaine élection et je rejoins le nouveau parti qui se développe de plus en plus « les blancs ».


Je ne suis pas l’âne de Buridan mais une sacrée tête de mule quand même.


PS : Pour ce qui est de l’élection de Hollande, je lui souhaite bonne chance  sur le dossier de la dette qu’il va bien être obligé de régler et je lui conseille de la mettre en veilleuse sur l’euthanasie sinon, je pourrai bien ruer. 

jeudi 3 mai 2012

Ici Londres Pompompom pom

J’entre en résistance.

En direct de Londres, je lance mon appel du 3 mai. Oui je sais, je n’ai ni l’envergure, ni la taille de l’emploi mais l’occasion fait le larron. 



Mon message tient en quelques mots : 
Ne nous raidissons pas au risque de ne plus pouvoir accueillir l’autre.

La grand-messe républicaine est quasiment dite, que l’un ou l’autre gagne, il va nous falloir affronter la crise, et surtout les peurs qui ont hanté la campagne. 



Peur du monde qui change, peur de l’autre, peur du chômage.


Non le 7 mai, les chars russes ne débarqueront pas à la Concorde, pas plus que les milices nazi. On se calme. 


Par contre je note que les fameux critères de choix catho n’intéressent visiblement que les cathos. (pas un mot pendant THE DEBAT  de la part de NS ou de FH). Je suis catholique et donc visiblement à contre courant et il va falloir l'assumer calmement, fermement mais sans radicalisation et en maintenant le dialogue avec le monde. 

Plus généralement, je note aussi que l'endettement  n'est pas traité avec plus d'importance que la viande Hallal et le vote aux municipales et pourtant demain, on ne rasera pas gratis.

Dans tout les cas, le chant des partisans d'un bord comme de l'autre, va  amener la victoire en chantant d'un camp mais rapidement l’économie nous dira de danser maintenant. Alors avec 30% de français qui votent aux extrêmes, ça va valser...

Mon inquiétude est la suivante:
Demain, s'il faut défendre la vie, me faudra t'il défiler avec Civitas ?  
Demain, s'il faut défendre l’accueil de l'étranger, me faudra t'il défiler avec le Front de gauche ?

Bref demain, y aura t'il des humanistes suffisamment nombreux pour faire entendre une voix cohérente et forte loin des extrêmes.

Alors, dès le 7 mai, j'entre en résistance humaniste et j'espère que nous serons nombreux à le faire et cela quelque soit le vainqueur des élections.

Pompompom Pom


mardi 1 mai 2012

La Padre Cup. Un reportage pas très objectif :)

Il y a 5 ans, ils étaient 12 (tiens tiens) et cette année 24 Padres avec leurs teams paroissiales.
Messe en plein air, pique nique sous le soleil et une course acharnée sous les encouragements des aficionados. Et pour finir un chèque de 3000 euros pour les petites soeurs des pauvres.
Voici quelques photos de la journée.


Après la messe, place aux karts 

La team du Père Callery, aumônier du lycée de mes enfants

L'abbé GrosJean qui sera leur aumônier en septembre 


Les aficionados




La team gagnante d'J.B Robert (un ex d' Elancourt Maurepas) qui est maintenant à Ste Bernadette de Versailles




 Bref, une bien belle journée.


http://padrecup.com/