Notre Père qui es aux
cieux
Jésus dit mon père en parlant de Dieu. « Nous disons
notre Père car il n’est notre Père que lorsque nous formons ensemble le Christ
unique, en qui et par qui seulement nous avons le pouvoir et le droit de dire
'Père', parce qu’en lui et par lui seulement, nous sommes 'enfants' » Benoit XVI Frères en Christ
Qui es aux cieux. Ici-bas, nous sommes en devenir d’être
fils de Dieu. On dit qu’on le devient par le baptême. On le devient, mais ce
devenir ne s’arrête pas au baptême. C’est un long cheminement, qui s’achèvera à
notre retour auprès du Père. Là, oui, nous serons véritablement Fils aux cieux,
du Père des cieux.
Que ton nom soit
sanctifié
Le nom de Dieu: « celui qui est » dévoilé à Moïse
et prononcé une fois par an par le grand prêtre dans le saint des saints du
temple est sanctifié lorsque nous demandons à devenir, en Eglise, le véritable
Temple (le corps du Christ) où demeure le Saint Nom, et où le véritable Grand
Prêtre, Jésus Christ, qui vient habiter en nous, peut le prononcer.
Que ton règne vienne
Le Royaume de Dieu est avant nous. Il s’est approché dans le
Verbe incarné, il est annoncé à travers tout l’Evangile, il est venu dans la
mort et la Résurrection du Christ. Nous
attendons la venue finale du Règne de Dieu par le retour du Christ (Tt 2, 13). Cette
prière doit être active car « heureux ceux qui ont un cœur de pauvre, le
royaume des cieux est à eux ».
Que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel
Sur la terre comme elle l’est déjà au ciel. Mets nous en disposition d’accueillir ta
volonté, de recevoir d’en haut ce qui va nous régler. Et cela n’est possible
que parce que nous sommes libres de conformer ou non notre volonté à celle de
Dieu
Fin de la première
partie
La première vague nous porte vers Lui, pour Lui : ton Nom,
ton Règne, ta Volonté ! C’est le propre de l’amour que de penser d’abord à
Celui que nous aimons.
Dans la seconde partie, nos demandes concernent notre vie,
comme telle, soit pour la nourrir, soit pour la guérir du péché.
Donne-nous aujourd’hui
notre pain de ce jour.
Le pain matériel mais surtout spirituel: ta parole, ton
eucharistie, dans la quantité dont nous
avons besoin ce jour, comme la manne. Nous te faisons confiance pour nous
rassasier.
Pardonne-nous nos
offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Nous ne cessons de pécher, de nous détourner de Dieu. Nous
revenons à lui, comme l’enfant prodigue (Lc 15, 11-32), et nous nous
reconnaissons pécheurs, devant lui. Ton pardon n’est pas à la mesure de mon
propre pardon à ceux qui m’ont offensé. Ton pardon est à la mesure de ma
demande de pardon.
Troisième partie
Les deux dernières demandes concernent le combat même de la
prière contre le Mal
Ne nous soumets pas à
la tentation
Ne nous laisse pas entrer en tentation, c’est-à-dire acquiescer
au mal.
" Aucune tentation ne vous est survenue, qui passât la
mesure humaine. Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés
au-delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir
et la force de la supporter "
Nous te demandons par la prière d’être à notre côté dans ce
combat. Jésus le dira lui-même à ses disciples peu avant sa passion : « priez
pour ne pas entrer en Tentation ».
Mais délivre-nous du
mal
Délivre-nous du prince du Monde, de Satan. De cet ange déchu
qui veut nous entrainer dans sa chute par son discours séduisant.
Il y a, d’une part, les puissances du marché, du trafic
d’armes, du trafic de drogue, du trafic d’êtres humains, puissances qui pèsent
sur le monde et qui jettent l’humanité dans des contraintes auxquelles on ne
peut résister. Aujourd’hui aussi, il y a, l’idéologie de la réussite, du
bien-être, qui nous dit : Dieu n’est qu’une fiction, il ne fait que nous
prendre du temps et il nous fait perdre l’appétit de vivre. Ne te soucie pas de
lui ! Cherche seulement à jouir de la vie autant que tu peux. (Benoit XVI,
Jésus de Nazareth)
Par cette prière
Nous nous laissons adopter
tous ensemble par Dieu en priant « Notre Père qui es aux cieux ».
Nous nous laissons
sanctifier, par la gloire de son Nom qui vient habiter en nous.
Nous nous abandonnons
totalement à cette présence de Dieu afin de ne plus être soumis qu’à sa seule
règle, et être ceints de la Vérité.
Dans cette obéissance
nous relevons le défi de la volonté libre, de l’agir responsable, et portons la
cuirasse de la justice.
Parce que nous ne
pouvons pas vivre seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche
de Dieu, nous chaussons avec cette prière le zèle à annoncer l’évangile.
Nous nous confions à
la miséricorde de Dieu, et armés du bouclier de la foi,
Nous le suivons avec
confiance et courage jusque dans l’épreuve ;
Pour qu’enfin, avec
le Christ-chef et le glaive de l’Esprit, nous sachions discerner le mal et
l’affronter.
C’est tout pour nous.
Le Seigneur fait tout le reste.
Amen, que cela se
fasse
Merci au Saint Père, au Père Christian Dioré et à Pneumatis qui par leurs écrits dont j'ai repris certains passages, ont alimenté ma méditation.







