samedi 10 novembre 2012

Conjugués à l’imparfait



Je me souviens du temps où l’enfant n’était encore qu’une idée dans mon couple.
Je l’imaginais, intelligent comme son père et beau comme sa mère (héhé). Bref un petit être parfait qui aurait hérité du meilleur de ses deux parents. 
Un autre nous, en mieux.



Lorsque l’enfant parait, il est bien en effet une conjugaison de ses parents mais une conjugaison à l’imparfait.
Il hérite dans ses gènes de l’eczéma, de la myopie et autres « tares » familiales bénignes bien souvent mais hélas parfois bien plus graves.

Lorsque l’enfant parait, on fait le deuil de ce bébé fantasmé, on scrute son regard pour établir la rencontre et découvrir qui est cet autre qui nous ressemble mais qui est si différent en même temps.

Un jour le bébé se chausse en 45 (erreur de programmation génétique), il est le plus beau (miracle de la combinaison génétique), il a des défauts, et finalement c’est peut-être en ça qu’il nous ressemble le plus.

Etre parent :
- Conjuguer deux imparfaits complémentaires  pour concevoir un être parfait qui ne le sera pourtant pas et faire grandir en lui le Plus Que Parfait comme il Le fera grandir en nous.
- Pouvoir dire un jour : « Hier j’avais un enfant (imparfait). Aujourd' hui  il est  un homme (présent) aux autres »

2 commentaires:

  1. mais l'être humain est l'animal qui met le plus de temps à devenir ce qu'il doit être; il ne sera jamais parfait car il se construit sur toute longueur de se vie. Le bonheur c'est celui de voir ses enfants devenir hommes et femmes, accomplis, et les enfants qu'ils ont eux-mêmes.

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