mercredi 7 novembre 2012

Bénévoles et volonteers


Jonastree, est à Londres cette semaine et j’en profite pour vous faire part de mes impressions de voyage.
Dans ce pays libéral, ou l’Etat se désengage de plus en plus du financement de la solidarité (maladie, retraite, pauvreté, retraite) Je n’ai pas rencontré la misère que je croise à Paris et en banlieue et je ne suis pas resté que dans la City.  
J’ai remarqué, par contre  dans la rue, dans le métro, dans le train, un nombre incroyable d’appels à la solidarité. L’aide privée est facilitée comme jamais. Par exemple lorsque vous retirez de l’argent, la machine vous propose de faire un don et vous pouvez même choisir à quelle association.

D’un côté, la responsabilité est souvent mise en avant et parfois de façon très dure. On propose par exemple, ces derniers temps de ne plus prendre en charge les frais médicaux des alcooliques qui refusent de se faire soigner. Et tout le monde trouve cela normal en fait.

D’un autre côté, les anglais sont les champions du bénévolat avec 40% de la population engagée dans le  volontariat. (- de 30% en France). 200 000 Charities œuvrent dans ce pays contre 3000 environ en France.

Ces jours derniers à Londres,  les poppies fleurissent les boutonnières pour aider les anciens combattants d’hier et d’aujourd’hui alors qu’en France, nos soldats doivent se contenter d’une pension d’adulte handicapé et disparaître de nos pensées. (Shame)

En caricaturant, on pourrait dire, que soit en France l’Etat remplace les initiatives personnelles, soit en Angleterre, les associations  remplacent l’Etat.
Je ne sais pas quelle est la meilleure solution mais en temps de crise et de désengagement probable de l’Etat, le montant des dons cette année étant plutôt prévu à la baisse, il est temps de nous interroger sur le sens du frère dans nos vies.

J’ai vécu dans des pays où l’aide sociale organisée n’existe quasiment pas, sans parler d’abattement fiscaux  et j’ai vu tous les jours, les gens se serrer les coudes avec une incroyable générosité.

L’exemple des paroisses du diocèse de Seine Saint Denis est encourageant. Les paroisses ouvriront cet hiver leurs salles  aux SDF pour les repas et les nuits en ne comptant que sur le volontariat des paroissiens.

Alors, suivons cet exemple et allumons le feu de l’amour dans nos vies sans rien attendre de l’Etat. 


Et le titre me direz vous? 
En France nous parlons de bénévoles (Bienveillants, dévoués, gratuitement). ). Pour nous français, le volontariat recouvre un statut juridique (droits sociaux) 
En Angleterre, c'est le mot Volonteers qui a été choisi pour  les bénévoles (De sa propre volonté et initiative)

Donc voilà, j'aimerai être à la fois bénévole et volonteer et vous?

1 commentaire:

  1. Le benevolat ne se substitue pas forcement a l'action de l'Etat, mais est complementaire a mon avis. Par exemple il y avait des milliers de Volunteers pour les Jeux Olympiques, qui prenaient autant de plaisir que le public ou les sportifs... Leur mission essentielle etait de sourire en indiquant la direction du stade, sourire en nous indiquant ou etaient les toilettes, ou le chemin du train du retour. Et le benevolat en maison de retraite est une occasion pour les jeunes volontaires qui sont peut-etre eloignes de leurs propres grands parents, de cotoyer l'ancienne generation.
    Le volontariat est a avant tout un moyen de se rencontrer et d'affirmer notre amour les uns envers les autres. Ca donne l'occasion de se dire merci, de se souhaiter une bonne journee... Tout cela l'Etat ne sait pas le faire, mais c'est tellement important!

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