mardi 4 septembre 2012

Morale, la leçon et la pratique.


La morale va faire son retour à l’école nous dit-on.
Loin de moi l’idée de polémiquer sur le sujet, j’ai juste envie de vous faire partager ma nostalgie.
La morale, je m’en souviens.
Tous les matins, madame Fleury, mon institutrice écrivait une phrase au tableau. Juste en dessous de la date du jour. Elle commençait par nous raconter une histoire  édifiante puis venait le temps des questions pour nous faire réfléchir et enfin, nous sortions nos cahiers pour recopier date et maxime du jour.
Cela parait suranné et pourtant, je pense que ce petit temps de réflexion du matin m’a aidé à me construire.

Je précise qu'en 1950, je n'était pas en primaire 
L’histoire du grand père qui prend ces repas sous l’escalier pour ne pas dégouter les convives, celle de l’enfant qui trouve un portefeuille sur le trottoir  et tant d’autres encore.
En rentrant pour le repas de midi, j’en discutais parfois à nouveau avec maman et son avis conforme à celui de madame Fleury  confortait sa valeur pour moi.

Une fois devenue maman, je n’ai pas retrouvé ce moment dans le planning de mes enfants à l’école. J’ai donc compensé avec des petits livres (Justine, la petite souris ou arc en ciel le poisson etc) que les enfants amenaient à l’école de temps en temps pour partager avec les amis et leur instit.
Personnellement, je pense que c’est par la lecture et l’exemple (celui des parents et celui des enseignants) que la morale s’appréhende.

Mes enfants étaient très concernés par la  justice et son pendant l’injustice.
Que quelqu’un soit grondé sans raison ou à la place d’un autre et j’avais droit au retour de l’école à une bonne demi-heure de débat. (injustice, témoignage ou caftage etc.)
La violence verbale ou physique avait aussi sa place à notre table.
Les enfants différents (Dass, gens du voyage) s’invitaient aussi régulièrement.
Ma chance, je connaissais très bien les enseignantes qui étaient aussi des voisines et même parfois des amies et je prenais le temps de discuter avec les autres parents devant l’école.
Bref et pour résumer, la morale à l’école, je suis pour à condition qu’elle soit relayée à la maison sinon elle ne sert à rien.

Et si les préceptes moraux enseignés à l’école ne sont pas les miens ?  Personnellement, je ne suis pas inquiète. Sur les grands sujets abordables avec des enfants en primaire (Respect, violence etc.) je ne pense pas que je serai en désaccord avec l’enseignant.

On me dira, oui mais dans le monde actuel immoral ne vaut-il pas  mieux leur apprendre le chacun pour soi et à savoir se battre.
Je vous répondrais en reprenant les mots d’un de mes enfants.
« Tu nous a appris à être des gens biens et Papa est un exemple pour moi. Au moment des choix, j’y pense »

Pour conclure: Les leçons c'est bien, la force de l'exemple c'est mieux.

La morale cela se vit.

Ce n'est pas un brainwashing mais une ligne de réflexion à laquelle on se réfère, un exemple qui fait preuve et qui donne le courage d’être quelqu’un de bien dans un monde où il est souvent plus facile d’être le contraire.




PS : quelques définitions personnelles
Ma définition laïque du bien : Au-delà de notre devise nationale, je dirai que c’est  le respect des personnes au-delà des idées divergentes, des milieux différents etc.

Ma définition spirituelle du bien : Service, amour et espérance.


Monsieur Peillon veut enseigner la morale à l'école, à priori c'est louable et si sur certains points je suis en désaccord, j'expliquerai à mes enfants par l'exemple si je suis à la hauteur.

1 commentaire:

  1. Bonjour,

    j'ai envie d'ajouter que la morale était l'occasion d'apprendre un mot abstrait et de le relier avec une situation concrète facilement mémorisable à défaut d'être nuancée. Nos grands ados de lycée (ou étudiants) s'en porteront mieux lorsqu'il s'agira de lire pour les cours de lettres et de philosophie.

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