lundi 16 juillet 2012

La plâge et moua ...


J’ai préparé mon coup à l’avance comme toute Barbie des plages qui se respecte. 




Ongles des pieds manucurés et peints type Figaro Madame,

Jambes lisses version Marie Claire, 

Le Biba sous le bras (Non quand même pas, je préfère les mots croisés)
Bon je suis prête!


Je rentre mon ventre  qui commence à bourreler entre les deux pièces de mon maillot et en avant, je pars affronter l’étendue sableuse voisine de la maison.




Le regard tourné vers le large, les cheveux dans le vent, je lorgne discrètement les emplacements possibles.


Là, au début de la plage à côté des minettes de 15 ans ? 
Ou là  au milieu près des papis mamies sièges-pliants-parasols, ou encore au bord de l’eau avec les jeunes couples qui patouillent avec leurs enfants ?
Dilemme. 
Il faut dire que sur cette plage, l’emplacement est lié à l’âge de toute éternité. 


J’ai testé au fil des ans toutes les places sauf le milieu.


J’ai commencé en faisant des pâtés, des digues et des ponts au bord de l’eau puis plus tard, j’ai rejoint le fond de la plage et les jeunes de mon âge  en m’ éloignant le plus possible des .parents restés au bord le l’eau. Plus tard je suis revenue tout au bord avec ma marmaille qui maintenant à son tour est au fond.


Alors où aller ?






Le bord, c’est plein de gosses braillards (les miens étaient bien mieux élevés) 
Les miens n’y sont plus alors faire des pâtés toute seule serait un brin « pâtétique »

















Le fond ,cela reviendrait à m’étiqueter mère possessive qui ne veut pas lâcher ses grands ou couguar en chasse au milieu des jeunes éphèbes et pré pubères.























Le milieu alors me direz-vous. Mais je ne suis pas encore prête à 48 ans à rejoindre le banc des retraités, anciens combattants des plages.
Bref, me voilà bien embêtée. 






Pose donc ma serviette  à mi-chemin du bord et du milieu.
 Je me précipite à l’eau, et sitôt le bain pris, je plonge dans mes mots croisés avant d’être happée par les mamies parasols 


Demain je change de plage. 


Sur l’autre, à cinq kilomètres, il y a une petite presqu’île qui me permet le temps d’un coup de soleil d’être sans âge...et la marche c’est bon pour mon petit bourrelet.


En attendant, je rentre le ventre et je pense … à mon mari qui m’a abandonné lâchement sur la rive pour gagner la croute de la famille, le fourbe !

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