mardi 20 mars 2012

Chaque fois que vous l’avez fait



Mon gigot dominical, j’ai eu du mal à le digérer lundi.

J’ai ouvert ma bible au hasard et je suis tombé sur ce texte.
 Rien qui puisse m’aider à trouver un sens à cet acte ni à ceux des jours précédents mais un encouragement à continuer à bâtir des ponts.

Tu avais donc faim, et nous t'avons nourri? Tu avais soif, et nous t'avons donné à boire?
Tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli? Tu étais nu, et nous t'avons habillé?
Tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi?’
Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.’

Ce  « chaque fois » si affectueux, je le ressens aussi comme une condamnation de mes manques. 
Derrière ce « chaque fois », j’entends quand l’as-tu fait ?  
Et comme le jeune homme riche, je prends  un air sombre.

Pourtant c’est  un appel à la fraternité et non jugement terrible et écrasant.
Jésus ne  met pas ses disciples face à leurs manques.
Il souligne au contraire les actions positives  qu’ils ont fait et même leur répétition (Chaque fois que vous l’avez fait) 
Il nous montre ce que nous avons fait de bien et nous encourage à le faire encore et sans doute plus souvent.

A moi peut être d’en faire autant, d’être capable de pointer dans mes comportements et ceux des gens qui m’entourent, ce qu’ils font de bien et non pas ce qu’ils font de mal.

A moi, de remarquer ce que mes enfants font de bien pour  les encourager à continuer sur cette voie. 

A moi aussi à ne pas écraser par mon jugement  sur les fautes et les écarts au risque de couper tout élan.

A moi aussi, de ne pas me réfugier derrière mes manques pour « m’en aller toute triste » en refusant les encouragements.

A moi de remarquer en moi et en l’autre les beautés, les actes justes et donc la part de Dieu qui est en nous et qui ne demande qu’à s’épanouir sous un regard affectueux ou au moins fraternel.


L’amour du prochain est la seule réponse qui nous sauve, nous et notre prochain.

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