jeudi 8 mars 2012

C'est pour aujourd'hui ou pour demain ?


De bon matin, lecture de l'évangile du jour:« Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux ». 

Dans un premier temps, j’ai tout de suite trouvé de qui le Christ parlait.  
Certainement, de ceux qui sont dans le collimateur de tout le monde en ce moment. Vous savez les riches trop riches qu’il va falloir faire payer.
J’ai même ressenti un certain plaisir à voir que le Christ lui aussi était d’accord pour qu’ils payent  et que le prix qu’il annonce est encore plus élevé que les fameux 75%.

Ya une justice quoi !!

Puis, j’ai regardé le pauvre Lazare, couvert de plaies, qui aurait bien voulu se rassasier  des miettes  du riche. 
Là encore facile de trouver le Lazare du temps présent, il est ici devant ma porte  ou encoreun peu plus loin.


Mais faudra-t-il que tous ces Lazare attendent le ciel pour trouver le bonheur ?
Le royaume n’est-il définitivement pas de ce monde ?

Pas très réjouissant  comme perspective à court et moyen terme même si il y aura un happy end.

Bref,  on est loin d’un discours de justice sociale applicable aujourd’hui  dans le monde , non ? 

S'agit-il de promesses, encore des promesses, toujours des promesses?



Et bien non,  il ne s’agit pas de promesses pour un demain on rase gratis, il s’agit d’un appel à la responsabilité.

Le monde est ce qu’il est  parce que nous refusons d’écouter. 
Le message est pourtant simple et même twitable « @lemonde  tu aimeras ton prochain comme toi-même »

Et moi dans tout ça ?

Je suis certainement l’homme riche  qui oublie bien souvent que mes biens sont des biens communs dont j’ai la responsabilité mais pas l’exclusivité. 
Je me fixe des priorités de  dépenses qui relèvent plus de mon appétence à la mode et aux objets in  qu’à la gestion du bien commun.  

Mais bon, ce n’est pas ma faute, c’est celle des plus riches que moi, du système que d’ailleurs je critique (hein, je suis quelqu’un de bien non ?) de la mondialisation etc.



Un autre texte me vient à l’esprit comme un second appel : 
« Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »

Au boulot et je commence avec ma propre mesure sans attendre demain.


Et si vous n’êtes pas encore convaincu, allez fait un tour au Kalahari 



Luc 16,19-31.
Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c'étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut, et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham. Le riche mourut aussi, et on l'enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria : 'Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c'est ton tour de souffrir. De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous. Le riche répliqua : Eh bien ! père, je te prie d'envoyer Lazare dans la maison de mon père. J'ai cinq frères : qu'il les avertisse pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture ! Abraham lui dit : 'Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les écoutent ! Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu'un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront. Abraham répondit : S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus. »

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