vendredi 3 février 2012

Réminiscences de droit constit et subsidiarité


Une fois n'est pas coutume, je vais vous ressortir mes cours de droit constit qui sont bien loin hélas, matinés de mes connaissance sur le bien commun qui  elles sont plutôt récentes.
Un président qui préside, en définissant  un projet de société.
Un gouvernement qui gouverne, qui est responsable de la mise en œuvre de ce projet.
Une assemblée qui accorde sa confiance au gouvernement et qui légifère pour permettre cette mise en œuvre en s’assurant du respect du projet.
Des corps intermédiaires qui participent aux réflexions. Et  agissent dans la coopération à leur niveau.
Des citoyens qui sont plus que des électeurs et qui agissent eux aussi dans leur quotidien pour la  réalisation du projet en tant qu’ils sont travailleurs, cadres, dirigeants, mais aussi consommateurs et chefs de famille.
Et pour finir, une justice qui assure le respect des lois par tous.

Voilà comment est réglée la vie de la « cité » en France et pourtant, dans les faits, il se passe tout  autre chose. Je vais dans ce billet n'aborder que le rôle du Président mais tout se tient en fait.
Le président ne préside plus, il gouverne, il agit et ce faisant, il perd son rôle de président de tous les français et d’arbitre garant du projet et du bien commun. Certes la réduction du mandat présidentiel est en partie la cause de cette dérive, tout comme la personnalité du président actuel. Mais lorsque l’on voit la campagne électorale, cela ne s’arrangera pas avec son départ éventuel.

Si les candidats se laissent entrainer dans des présentations détaillées, chiffrées qui sont plus des feuilles de route et donc des  programmes de gouvernement que des projets de société, le futur président ne sera pas plus un président que le précédent.
 Je ferai, j’ai fait etc.  François Hollande et Nicolas Sarkozy nous abreuvent de leurs actions passées et futures. C’est oublier que nous sommes en république et pas dans un régime autocratique. Le président ne fait pas, ou il n’est pas président mais roi élu.
Ne pas faire à la place des autres ou en jargon catho: subsidiarité. Si cette dérive se confirme, le successeur de Fillon ne gouvernera pas non plus, il administrera dans l’ombre et ne sera au final responsable de rien alors que c’est à lui que sera accordée la confiance de l’assemblée, flouée elle aussi au passage.

Non seulement, ils ne sont pas dans leur rôle, mais en plus,  ce type de discours technocratique ne permet pas l’adhésion des français qui se retrouvent ballottés  entre des programmes illisibles et techniques dont ils ne peuvent réellement évaluer la pertinence et la justesse. Pour compliquer encore la compréhension, des experts de tous bords confirment ou infirment chaque proposition et les medias se repaissent de ces détails techniques qui vont permettre d’exacerber les divisions.
Un candidat à la présidence doit présenter un projet, une direction susceptibles d’être compris par tous et donc de susciter l’adhésion du plus grand nombre. 


Un peu de hauteur que diable, pour votre bien, le notre et le bien commun j'espère.








PS, je sors d'un topo catho sur la doctrine sociale de l'église et  sur le chemin du retour, l'oubli de la subsidiarité m'a paru tout d'un coup être le défaut de notre vie politique actuelle. Une autre phrase a résonné: Il est plus facile de faire la charité que de l'accepter.Ce sera le sujet de mon prochain billet.

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