lundi 9 janvier 2012

Entre la poire et le fromage


Nous allons voter bientôt et c’est le sujet des discussions dans mon salon à la fin du repas dominical.
Certes mon échantillon n’est pas représentatif de l’ensemble des français.  Il correspond à la tranche catho, études supérieures de 18 à 80 ans.
 Ci-dessous, un florilège des commentaires entendu dans mon entourage. Rassurez-vous, il y en a pour tout le monde.
Sarkozy yen a marre, Hollande est un mou, Le  Pen est populiste, Bayrou je ne peux pas le piffrer, Joly, tu la vois comme présidente ?  Et j’en passe.  Les arguments pour refuser l’un ou l’autre sont rarement étayés par des arguments objectifs, en tout cas dans un premier temps.  Le physique, l’idée qu’on se fait d’une personne, de son caractère, ont visiblement un poids important.
Il faut reconnaitre, que les medias nous encouragent dans ce penchant en relayant les petites phrases des uns sur les autres dont reconnaissons-le, nous sommes friands.
Autour de la table dominicale, cela continue avec  la liste de ceux qu’on aurait préféré : Juppé, il est bien lui, Dommage pour Christine c’est la seule qui défend nos idées, Hulot, j’aurai voté pour lui. Si seulement DSK n’avait pas fait l’andouille et bien sûr, de Gaulle ressort de sa tombe pour les plus anciens. Les sauveurs idéalisés prennent le relai et on les pare de toutes les qualités : intelligence, intégrité, sérieux. Tous ce qu’on ne trouve pas dans les candidats actuels apparemment.
Viennent ensuite la résignation : « je n’ai pas le choix, je vais voter pour x, c’est le moins pire »,  la sanction « Tous pourris, je ne vais pas voter », ou encore le syndrome du sauveur : « c’est le seul ou la seule qui peut sauver la France ».

Le débat d’idées, l’exposé des programmes devrait arriver bientôt et permettre de relever le niveau des échanges dans ma salle à manger. En attendant, pour dimanche prochain, je vais photocopier le préambule de « Grandir dans la crise », un texte du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France  qui est passé inaperçu et notamment dans ma famille.

Il nous permettra peut-être de sortir des poncifs pour engager un vrai débat sur nos choix du mois de mai.
Il n’y a pas de candidat parfait, la société actuelle est loin d’être parfaite, mais il nous faut rechercher dans chaque option ce qui favorise le plus l’homme. Bien sur chaque candidat nous promet plus de ci, moins de ça. Mais nous déjà, sommes-nous clairs avec le discours social de l’église, y adhérons nous, en faisons-nous la grille de décodage de nos décisions?
Certes, me dira X dimanche prochain, ce discours n’est pas un dogme, et cela lui permettra d’évacuer la critique des marchés et du libéralisme pour ne retenir que l’interdiction de l’avortement et du mariage Gay. Certes, d’autres, se saisiront de ce discours en oubliant quelque peu les dogmes. Mais au final, chacun sera face à son choix en connaissance de cause et en conscience.

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