vendredi 18 novembre 2011

Mon grain de sel dans la blogosphère.



De nombreuses actualités circulent dans la blogosphère ces derniers temps. Les discours sont souvent très tranchants, les anathèmes fusent et les troll – phobes sont  hyper actifs.  Catholique tout simplement sans adjectif qualificatif étiquette, je tente de me positionner face aux évènements. 
-     Premier sujet, la soi-disant christianophobie. C’est un sujet à la mode ces temps-ci. Je ne me sens pas personnellement persécutée en France pour ma religion et je ne ressens ni le besoin de  me recroqueviller dans une attitude de victime, ni celui de partir en croisade.  Je veux simplement témoigner en actes et en paroles de  ma foi.  Certes la pièce  Golgotha picnic me blesse mais je ne demande pas son retrait car je préfère encore la blessure aux condamnations pour blasphème. La peine que je ressens devant l’affiche Golgotha picnic , égale ma tristesse devant les réactions publiques dans lesquelles je ne reconnais ni moi, ni mon église.  Alors comme d’autres,  je  compte m’exprimer. Pour ne pas laisser le champ libre à ceux qui occupent le terrain des médias et  pour mettre mes colères et mes peines en perspective avec mon baptême, je vais répondre par la prière en église  [1].

-       Second sujet, la crise.  D’un côté la doctrine sociale de l’église qui prône de mettre l’homme au centre des décisions économiques et politiques. De l’autre,  l’économie à laquelle je participe et qui manque bien souvent  éthique. Faut-il s’indigner dans la rue, faut- il se réfugier dans une vision purement spirituelle de la foi en oubliant le versant « social » de la vie chrétienne.  (Thème que je reprendrai dans un nouvel article sous l’angle :  Manager et catholique).  Une autre option me semble possible en choisissant  la sobriété et la solidarité fondée sur la prière.

-        Enfin, deux reportages (France 3 et canal +) remettent en lumière les affaires de pédophilie dans l’église. La justice va être enfin rendu dans l'affaire Pierre Etienne Albert et  j’approuve le traitement judiciaire des faits passés ou à venir. Je souffre bien sûr, du silence de l’église pendant de nombreuses années et la  demande de pardon de Benoit XVI et d’autres  ne suffira sans doute pas à laver la faute aux yeux du monde.  Par conséquent, je suis solidaire de tous ces prêtres qui sont de bons pasteurs  et qui souffrent de ces affaires par « ricochet » et de nos évêques qui agissent et se rangent au côté des victimes.

Heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles  à lire dans la gazette des bonnes nouvelles  en attendant La Bonne Nouvelle de Noël.

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